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BREST Bretagne HANDBALL

30.03.21 | Gérard Le Saint : « On aura une très belle équipe »

Au lendemain de l’annonce de la prolongation de contrat des trois gardiennes actuelles du BBH (Cléo Darleux, Agathe Quiniou et Sandra Toft), Gérard Le Saint explique le changement de stratégie du club en terme de recrutement. Avec la crise du Covid mais également une envie préalable de partir à la recherche d’autres profils et de mettre l’accent sur la formation, le président du Brest Bretagne Handball développe les axes futurs de la structure qu’il dirige. Avec la conviction que le prochain effectif aura toujours très fière allure.

« Gérard, en tant que président, comment vis-tu cette saison ?
- Je ne le vis pas très bien. Notre plaisir à nous, c’est de partager des émotions avec les gens. Aujourd’hui, on joue pour jouer. J’espère en tout cas qu’on pourra gagner le titre et qu’il aura quand même une valeur à la fin de la saison. Mais tout ce qu’on vit là, c’est vraiment à oublier. Le moindre mal est qu’on a le droit de jouer pour rappeler qu’on existe même s’il n’y a pas beaucoup de passion derrière.

- Économiquement, la situation n’est pas simple non plus…
- Effectivement. Et tant qu’on n’a pas les retours des partenaires sur ce qu’ils vont accepter de nous payer ou pas, on navigue à vue. On a déjà pris l’option de couper sec pour la saison prochaine mais on manque encore d’informations pour la suite. On ne sait pas trop comment ça va tourner. Au moins les droits TV restent stables… (sourire). Mais malgré tout ça, on aura quand même une très belle équipe.

- Est-ce que la crise a beaucoup changé les plans au niveau de la construction de la future équipe ?
- On avait fait des coups d’éclat avec la signature de nos stars Bella (Gulldén), Ana (Gros) et Allison (Pineau). Il fallait ça à un moment pour se faire une notoriété. Maintenant les gens nous connaissent. On va faire comme tout le monde, de la formation. On a plein de jeunes qui vont intégrer petit à petit l’équipe. Ça a déjà été le cas avec Agathe (Quiniou), Alicia (Toublanc), Amandine (Lagattu) ou encore Eva (Jarrige). On a mis les moyens pour le centre de formation, c’est pour sortir du monde. Même sans le Covid, notre stratégie aurait évolué. On vise notamment des filles à fort potentiel et on veut plus aller piocher dans le top 5.

- Au niveau des gardiennes, le club vient d’annoncer la prolongation des trois filles qui étaient déjà là cette saison…
- Financièrement, au départ, on n’avait les moyens de n’en garder que deux. Et on a été sollicités par de nombreux partenaires qui nous ont donné des garanties pour augmenter leur apport. À partir du moment où on a eu ces garanties, on n’a pas hésité une seule seconde, on a tout de suite validé cette option. Elles font très bien le travail. On a quand même la meilleure gardienne du dernier Euro, la meilleure gardienne de la finale du dernier Euro et une très bon espoir.

- Quels seront les objectifs pour la prochaine saison ?
- On aura une équipe qui va très bien tenir la route pour atteindre les mêmes objectifs qu’aujourd’hui. On ne sera pas plus faibles je pense. On visera les quarts de finale de la Ligue des Champions et le titre national. Si on reste dans les huit meilleurs clubs d’Europe, c’est déjà pas mal. Le tout c’est de durer et un jour on atteindra le Final Four.

- Et qu’aurais-tu à dire aux partenaires ?
- Qu’on pense à eux. On a fait quelques actions pour essayer de garder le contact. On leur a offert notamment des abonnements Eurosport Player pour pouvoir suivre l’équipe en Ligue des Champions. On va aussi leur livrer des paniers garnis et un lot de goodies pour le quart de finale de Ligue des Champions. Tout ce qu’on espère, c’est qu’on aura une saison normale dans quelques mois ».