BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

29.12.19 | Réglé en trente minutes !

Le Brest Bretagne Handball a parfaitement négocié son retour à la compétition ce dimanche en s’imposant sereinement dans la salle de Paris 92 (31-19). Devant un joli kop de supporters venus du Finistère, les Rebelles ont eu besoin de la seule première période pour faire un trou suffisamment conséquent et se permettre un second acte tout en gestion. Voilà donc les Brestoises idéalement reparties pour cette longue dernière ligne droite jusqu’au mois de mai.

De l’incertitude et des questions, voilà ce qui entourait ce match de reprise pour le BBH et à une moindre mesure pour le Paris 92. Sept internationales parties au Japon côté breton, quatre côté francilien, les états de forme avant cette partie pouvaient donc poser question. Positionnée entre les fêtes, cette douzième journée de Ligue Butagaz Énergie avait en tout cas tout d’un piège pour les Rebelles après une phase aller presque parfaite. « Oui, il y avait pas mal d’incertitudes avant le match parce que l’équipe avait été coupée en deux pendant la trêve, assumait Laurent Bezeau. On avait juste eu trois jours pour retrouver notre jeu et du rythme aussi ».

Les bons réflexes brestois de la première partie de saison n’ont en tout cas pas été perdus dans le flot de quelques semaines de coupure. Ainsi, le BBH n’a attendu qu’une petite dizaine de minutes avant de prendre à la gorge le collectif parisien. Alors que les coéquipières de Tamara Horacek étaient parvenues à jouer avec la même intensité que les Brestoises à l’entame, l’élastique allait soudainement lâcher. La faute à une défense brestoise étouffante et ferme sur l’adversaire. « Comme on ne savait pas trop où on en était collectivement, notamment notre jeu d’attaque, on s’était dit que la différence pourrait se faire dans l’agressivité défensive et le rythme, expliquait Laurent Bezeau. On s’est évertués à le faire, avec du jeu rapide, on n’a pas perdu de ballons et à la mi-temps l’écart était fait ».

Le blitz breton allait se produire en un petit quart d’heure, juste de quoi infliger aux locales un létal 11-1 (de 4-5, 9e à 5-16, 24e). Pendant que Sandra Toft montait en température, Pauline Coatanéa se régalait sur jeu rapide, Ana Gros enquillait les buts à longue distance et la maline Sladjana Pop-Lazic se faufilait par le moindre petit trou de souris pour tromper Satrapova. Le Palais des Sports d’Issy-les-Moulineaux avait fait le plein pour la première fois de la saison mais le match allait hélas s’arrêter là. « C’est vrai qu’il aurait fallu qu’on soit plus consistants en première mi-temps, concédait Yacine Messaoudi, le coach parisien. On a eu un trou d’air énorme qui, au-delà de l’écart, nous a mis la tête dans le seau et on n’a pas réussi à s’en relever. Ce trou d’air était un problème offensif pour nous mais il s’est aussi traduit par beaucoup de buts sur notre repli ».

Pour noircir un peu plus ce premier acte, Ana Gros envoyait un scud dans la lucarne sur un jet franc après la sirène, clôturant de la plus belle des manières un vrai cavalier seul (8-20, 30e).
Restait ensuite à Laurent Bezeau et ses troupes à gérer de la meilleure des manières les trente dernières minutes pour revenir avec la banane de la capitale. « J’ai dit aux filles qu’il n’y avait que des titulaires chez nous et qu’il ne fallait pas s’appesantir sur le temps de jeu, poursuivait Laurent Bezeau. Il fallait juste donner le meilleur quand on était sur le terrain et on a vu que des filles étaient capables de jouer à d’autres postes ». On a aussi pu voir qu’Agathe Quiniou, présente durant toute la seconde période, tenait la forme et finissait, comme sa coéquipière, à plus de 40% d’arrêts.

« Ce qui me conforte en tout cas, c’est qu’on a retrouvé le plaisir qu’on avait depuis le début de la saison et c’est fabuleux, concluait l'entraîneur du BBH. Avec ce match, même si tout peut être remis en cause à chaque fois, je pense qu’on a franchi un cap dans la capacité à aborder les rencontres et à tout faire pour atteindre nos objectifs ».
Un constat que ne pouvait pas contredire son homologue Yacine Messaoudi après les débats : « On a été vraiment surclassés par une équipe de Brest dont on connaît la valeur. On ne peut pas être premiers du championnat et invaincus en Ligue des Champions par hasard ».
Tous les feux sont donc au vert pour le Brest Bretagne Handball qui a su impulser la même qualité et un enthousiasme intact après quelques semaines de coupure. Le mois de janvier, plus tranquille que la suite au niveau de rythme, devra leur permettre de monter encore en intensité avant le retour de la Ligue des Champions dès la fin janvier.


PARIS 92 – BREST : 19-31 (8-20)
PARIS 92 : Satrapova (g.), Garba (g.), Sercien-Ugolin (3), Pineau (3), Horacek (4), Toft Hansen, Ryu (4), Mazens, D. Lassource, Moore, Mala, Deba (2), Ouattara (1), Chalmandrier (2). Entraîneur : Y. Massaoudi.
BREST : Toft (g.), Quiniou (g.), Mauny (2), Toublanc (1), Tissier (2), Gros (9), Kobylinska (3), Gulldén, C. Lassource (2), Niakaté, Pop-Lazic (4), Foppa (3), Coatanéa (4), Mangué (1). Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : Bertrand Delhomme)