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29.10.19 | Manon Houette : « On doit s’imposer cette exigence »

Avec ses coéquipières du Metz Handball, Manon Houette (27 ans) sort d’un exercice quasi-parfait « terni » uniquement par deux défaites lors du Final Four à Budapest. L’ailière gauche internationale, qui est dans sa troisième saison en Lorraine, ne cache pas que l’objectif du club cette année est de faire encore mieux et donc de se rapprocher du titre dans la plus belle des compétitions. Des changements ont eu lieu dans l’effectif mais la machine messine est encore repartie fort et vivra son premier gros test en Ligue Butagaz Énergie ce mercredi à la Brest Arena.

« Manon, cette saison Metz semble reparti sur les mêmes bases que par le passé malgré beaucoup de changements dans l’effectif…
- Oui, c’est vrai. En fait beaucoup parlent de celles qui ne sont pas là, des départs de Béatrice (Edwige) et Gnonsiane (Niombla), des blessures de Xenia (Smits) ou de Laura (Glauser) mais moi j’ai toujours considéré qu’à Metz le collectif était plus fort que les individualités. Ça se démontre encore cette année. Il y a de très bonnes joueuses qui sont parties mais de très bonnes sont aussi arrivées, on n’est absolument pas déçus du recrutement, bien au contraire. Le collectif a encore moyen de faire de très belles choses cette saison.

- Êtes-vous tout de même impressionnée de toujours réussir malgré tout aussi bien ?
- C’est la qualité du collectif qui fait ça. Les jeunes qui étaient de vraies jeunes il y a encore un an ou deux sont aujourd’hui des cadres et sont là quand on a besoin d’elles. La formation de Metz est toujours très qualitative. Et puis derrière, chacune prend ses responsabilités, c’est ça que je trouve intéressant. Il y a beaucoup de faculté d’adaptation aussi, notamment de la part de Manu (Mayonnade, l’entraîneur) qui arrive à faire ressortir le meilleur de chaque joueuse.

- Cette saison cependant, une tendance semble se dessiner, celle de voir l’équipe de Metz davantage à l’aise en attaque qu’en défense…
- C’est vrai qu’on marque beaucoup de buts et qu’on en prend aussi énormément, davantage que d’habitude. Les 38 buts encaissés face à Vipers (38-38, le dimanche 20 octobre) ne sont, je l’espère, pas à l’image de ce qu’on est capables de faire. Sur ce match, on n’avait pas été au niveau défensivement. On sait qu’on est en mesure d’en inscrire trente, trente-cinq ou même quarante mais il va falloir jouer tout le temps aussi pour ne pas en prendre plus de trente.

- Est-ce dur de repartir chaque année avec la même motivation quand on est à Metz ?
- On doit s’imposer cette exigence à chaque fois. Il y a l’Équipe de France, avec les Championnats du Monde et les Jeux Olympiques, et en club il y a la Coupe de France à gagner, le championnat et maintenant l’objectif affiché d’aller chercher mieux et donc une victoire en Ligue des Champions. Donc non, ce n’est pas difficile de se motiver pour ça !

- En France, trouvez-vous le championnat plus homogène cette saison ?
- Oui, je pense qu’il l’est. Brest a pour le moment plus ou moins le même parcours en championnat mais c’est bien différent en Ligue des Champions. Nantes est bien meilleur aussi, on était d’ailleurs contentes de les jouer lors du premier match de la saison car elles montent en puissance. Toulon également s’est renforcé et nous on a été en danger contre Besançon.

- Le BBH peut-il se rapprocher de vous cette saison ?
- Je pense que Brest a toujours été en capacité à nous mettre en difficulté. Alors c’est vrai que l’année dernière, à chaque fois ça a été des scénarios assez bizarres, on a pris le dessus avec des écarts au score importants mais pas à l’image de l’équipe qu’on avait en face de nous. On n’a jamais eu la prétention de penser que sur le papier on était quinze ou vingt buts meilleures que Brest. À chaque fois, on s’est dit qu’il fallait faire gaffe. Cette année, les Brestoises vont vouloir faire mieux dans une dynamique qui est bien différente.

- Vous ouvrez en cette fin d’octobre une auberge de jeunesse à Metz. Comment faites-vous pour gérer cela en plus de toutes les compétitions ? Vos journées sont plus longues que les autres ?
- Je m’organise autrement ! (sourire) J’essaye de jongler un peu avec tout et pour le moment ça marche très bien. J’avais hâte que mon auberge ouvre et que ça tourne. Ça me prend du temps mais par exemple, sur un jour de repos, j’essaye de consacrer ma matinée et mes soirées à récupérer et sinon je vais passer l’après-midi à m’occuper de l’auberge, à rencontrer des gens pour les partenariats notamment ».