BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

29.01.17 | Copy conforme !

Malmené durant 50 minutes, le BBH a trouvé son salut dans un changement défensif et un sursaut d’orgueil dans la dernière ligne droite. Comme en Hongrie, c’est Maud-Eva Copy qui a égalisé dans les ultimes secondes (21-21). Ce match nul ne qualifie pas encore les Brestoises mais leur laisse davantage de cartes en main en vue des quarts de finale.

Alerte récidiviste ! Toutes les polices du handball doivent ce soir être à la recherche de Maud-Eva Copy, exécutrice deux fois en quelques jours des illusions hongroises. Car comme la semaine dernière à Szekesfehervar, le Brest Bretagne Handball s’est sorti d’un vilain bourbier avec beaucoup de cœur et deux flèches quasi-identiques de son ailière gauche à quelques secondes du buzzer. « On avait bien préparé ce match contre Brest et on n’a eu aucune surprise durant 50 minutes, soufflait ainsi l’entraîneure hongroise Rita Deli. Finalement, la seule chose étonnante est qu’à la dernière seconde, la même joueuse, au même endroit, marque le but de l’égalisation. On n’avait pas retenu cette leçon du premier match. Je ne suis donc pas satisfaite ».

À la place de la technicienne de l’Alba, on ne serait pas moins déçus. Car comme à l’aller, à l’approche du money time, l’affaire sentait drôlement bon pour les Magyares. Mais si les similitudes dans le dénouement de la rencontre sont bien présentes, le script du match avait lui un peu varié. « Non, ce n’était pas le même scénario, avançait tout de suite Laurent Bezeau. En Hongrie, on avait effectué une première mi-temps très intéressante et on s’était ensuite pris les pieds dans le tapis pour des raisons incompréhensibles. On avait finalement été chanceux de décrocher le match nul. Ce soir, on n’a pas réussi pendant 50 minutes à faire déjouer l’adversaire, c’était très compliqué de lui marquer des buts. On réussissait des choses en défense, Cléo était exceptionnelle dans les buts, mais on n’arrivait pas à être récompensés en attaque ».

À -4 à la mi-temps (7-11), il était audacieux d’être optimiste tant les Brestoises avaient buté sur la défense de Fehervar en attaque placée. Et comme aucun fléchissement ne semblait poindre du côté hongrois, l’Arena se trouvait climatisée par un écart rarement vu dans l’enceinte : -6 à 10 minutes de la fin. Il allait en falloir du cœur. « Ce qui a été fort en seconde période, c’est que les filles n’ont jamais baissé les bras, savourait Laurent Bezeau. Elles sont allées au bout de leurs ressources, certaines ont même fini en pleurs, elles sont vraiment allées au bout d’elles-mêmes. Ce n’est pas donc pas chanceux, c’est de l’abnégation et du courage ».

Remarquez, ce n’est pas non plus la première fois que le BBH entre dans la sphère de l’irrationnel. Alors après s’être contenté de 14 buts en 50 minutes, il allait en inscrire 7 dans les 10 dernières, notamment sous les coups de boutoir d’Allison Pineau. « C’est la beauté du sport, souriait le coach brestois. À partir du moment où tu ne lâches pas, que l’adversaire baisse un peu physiquement et que tu lui poses un problème tactique, tu peux le faire. On a enfin réussi à valider notre défense par du jeu rapide et on les a traversées ».

Ce retournement total et tardif laissait les deux Francophones de Fehervar la mine déconfite. Biljana Bandelier se disait « dégoûtée. C’est peut-être dû à notre concentration, on a paniqué. Ce n’est pas possible quand tu as 6 buts d’avance… » Claudine Mendy, avec une vision plus large, ressassait les deux rencontres : « Au départ, si on nous avait dit qu’on ferait ces deux résultats, on aurait été super contentes. Mais là on est frustrées. Deux fois on mène de +2 à deux minutes de la fin… ». Et ce petit but de Maud-Eva Copy dans les dernières secondes change finalement autant de choses pour l’avenir de Brest que celui de Fehervar. Les Hongroises victorieuses auraient eu l’autoroute pour se qualifier, elles doivent dorénavant battre Kuban lors de la prochaine journée et cela pourrait ne pas suffire. Côté brestois, un succès contre Leipzig dimanche (17 heures à l’Arena) pourrait délivrer le ticket pour les quarts si les Russes l’emportent en Hongrie. Dans le cas contraire, on pourrait rapidement avoir besoin de calculatrices…

BREST – FEHERVAR : 21-21 (7-11)
BREST : Darleux (g.), Dangueuger (g.), Adelin (g.), Toublanc (1), Geiger (1), Le Hir, Copy (6), N’Gouan (1), Pineau (7), Rassinoux, Iziquel, Prouvensier (2), Tizi-Sadki, Ntsama Akoa (3), Limal, Desgrolard. Entr. : L. Bezeau.
FEHERVAR : Sipeki (g.), Herr (g.), Majer, Piedade (5), Mendy (4), Tilinger, Pelczeder (2), Gjeorgjievska (3), Hajduch (1), Mayuko (2), Bandelier (3), Boldizsar, Kazai, Klikovac (1), Rozsas. Entr. : R. Deli.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)