BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

28.03.21 | Reines des Arènes

Près de trois mois après sa démonstration à l’Arena, le Brest Bretagne Handball a une nouvelle fois pris le dessus sur Metz au bout d’un match marqué du sceau de la sérénité (27-22). Sûres de leurs forces, plus stables que leurs adversaires, et portées en seconde période par les arabesques de Cléo Darleux, les Rebelles ont fait la course en tête toute la partie et très bien géré leurs quelques temps faibles. Grâce à ce succès, le BBH est assuré de disputer la finale de LBE au mois de mai. Il faudra en revanche réaliser un sans faute lors des trois dernières rencontres de play-offs pour s’assurer la première place.

Il y avait pire pour commencer le marathon messin et les quatre rencontres en un mois face aux Dragonnes. Opposées aux Lorraines ce dimanche dans le cadre des play-offs de Ligue Butagaz Énergie (ou du match retour, c’est selon), les Brestoises ont alterné entre solidité et sérénité pour mettre à terre les Messines sans qu’il n’y ait rien à dire. « On perd rarement deux fois de suite contre le même adversaire en étant meilleurs, le constat du moment est certainement celui-ci », lâchait d’ailleurs Emmanuel Mayonnade après les débats. Revenues de Bretagne début janvier avec un gros éclat (-11, 30-19), les championnes de France en titre n’ont cette fois pas subi la même déconvenue mais n’ont eu les Rebelles dans le rétroviseur que lors des premières secondes du match, subissant par la suite les trois envolées bretonnes, la dernière étant la bonne pour les joueuses de Laurent Bezeau. « Forcément je suis très heureux, soufflait le coach brestois, le sourire barré par son masque. Il y a eu de très agréables sensations parce qu’on a bien joué et qu’on a réussi à prendre le pas sur Metz qui est toujours une équipe très dangereuse. Mais on a le break deux fois et elles sont revenues deux fois, il fallait donc qu’on fasse attention jusqu’au bout ».

Comme face à Paris quelques jours auparavant, le BBH est parvenu à se détacher au cœur du deuxième acte. Quand les débats semblaient totalement relancés sur un but de Burgaard (16-17, 37e), la face du match allait être changée par la montée en puissance de la défense brestoise et la prestation XXL de Cléo Darleux (50% d'arrêts). Plongées dans une terrible gabegie offensive, les Lorraines n’allaient pas trouver la mire pendant plus de 15 minutes ! « Il y a une équipe de Metz qui n’a pas attaqué de la meilleure des façons et une de Brest qui a bien défendu, expliquait simplement Emanuel Mayonnade. Les rares fois où on a eu une opportunité, la gardienne faisait l’arrêt. On a été en souffrance pour marquer, on a tourné autour sans prendre nos responsabilités. On avait un peu vécu cela aussi au match aller, on avait eu du mal à stopper rapidement ces problèmes offensifs ». Un quart de match sans prendre de but qui permettait donc aux Rebelles de creuser l’écart et s’installer sereinement sur le chemin de la victoire (17-23, 53e).

« Notre défense a été une énorme satisfaction parce que Metz a un pouvoir offensif toujours très impressionnant et des capacités à jouer vite vers l’avant, savourait Laurent Bezeau. Quand les filles sont bien ensemble, motivées et très concentrées, on est capables de bien défendre et derrière on a des gardiennes de but exceptionnelles ». Après avoir encaissé seulement 19 buts en janvier, 22 ce dimanche, le Brest Bretagne Handball a en tout cas confirmé que son salut pour atteindre les sommets passera par de grosses performances dans ce secteur. Mais à écouter Emmanuel Mayonnade, l’avantage du BBH s’était vu dans bien d’autres secteurs ce dimanche : « Les Brestoises étaient un peu meilleures partout pour le coup. Je les ai trouvées plus dynamiques sur grand espace, plus fortes sur l’enchaînement et les duels avec la gardienne également. Elles ont aussi mis des buts à 9 ou 10 mètres, une arme qu’on ne possèdait pas ». Ana Gros (10 buts) et Djina Jaukovic (4) ont en effet pu s’en donner à cœur joie pour alimenter la marque, la Slovène dès les premières minutes et la Monténégrine notamment lors d’un énorme passage avant la pause.

Voilà donc la qualification pour la finale assurée pour les Rebelles qui devront encore cependant se battre pour rester en pole, synonyme d’avantage du terrain. La différence est qu’elles ont aujourd’hui leur destin en main et trois victoires sur les trois derniers matches (Chambray, Bourg-de-Péage, Nantes) leur octroieraient le sceptre de la saison régulière à coup sûr. Mais si la LBE est mise entre parenthèses pour un mois, les Brestoises vont devoir vite se remobiliser avant d’attaquer un quart de finale historique de Ligue des Champions face à ces mêmes Messines. « C’est comme un match de boxe, concluait Laurent Bezeau. On a remporté un round mais ça ne nous garantit pas de gagner la suite. La Ligue des Champions sera un tout autre contexte. Il y aura une dramaturgie particulière ». Avec toutefois peut-être un ascendant psychologique ponctuel sur l’adversaire. Début de réponse dimanche prochain à Brest.

METZ – BREST : 22-27 (11-15)
METZ : Sako (g.), Eckerle (g.), Bont, Broch (2), Burgaard (2), Copy, Luciano, L. Kanor (3), O. Kanor (6), Micijevic (4), N’Gouan, Nocandy (2), Sajka, Stanko (3). Entraîneur : E. Mayonnade.
BREST : Darleux (g.), Toft (g.), Coatanéa (3), Foppa (1), Gros (10), Gulldén, Jaukovic (4), Lassource (3), Loseth, Mauny (2), Niakaté (1), Pop-Lazic (1), Tissier (1), Toublanc (1). Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : Metz Handball)