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23.09.16 | Christophe Maréchal : « Je m’attends à la foudre de Brest »

Dijon a dû attendre fin juillet pour obtenir l’aval financier et poursuivre son aventure en LFH. L’expérimenté entraîneur du CDB, Christophe Maréchal, en a vu d’autres et assure que tout cela n’a pas perturbé la préparation de son groupe. Les résultats lui donnent raison puisque les Bourguignonnes n’ont pas fait de faux départ et déjà engrangé une victoire et un nul. Nous avons joint le coach dijonnais.


« Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ? Prometteur ?
- On savait que, mis à part Brest, on avait 3 équipes abordables à affronter. Chambray monte de D2 et a de nouvelles joueuses mais il y avait de la place. Besançon, c’est un derby et donc toujours serré. Quant à Fleury, qu’on va recevoir ensuite, même si son début de saison est bon, on pense que c’est une équipe dans nos cordes. On ne voulait absolument pas rater le démarrage et pour l’instant, avec 5 points sur 6, on est satisfaits.

- La menace financière qui planait au-dessus du club pendant l’été a-t-elle impactée votre préparation ?
- Non ! On en a l’habitude. Moi, ça fait 25 ans que je suis dans le milieu et je suis déjà passé plusieurs fois devant la CNCG, avec Besançon ou Dijon. On informe les joueuses au minimum, on leur dit juste où on en est à chaque passage devant la commission. Avec mon président, je suis informé de manière plus précise puisque je suis manager général du club mais au niveau gestion, je ne suis pas non plus au courant de tout.

- Sportivement, il y a eu pas mal de changements dans vos rangs. Comment avez-vous construit votre groupe ?
- On n’a perdu qu’une seule joueuse, celle qui est partie chez vous (Marie Prouvensier), les autres c’étaient des choix de ma part. Notre masse salariale a encore diminué et c’est la plus petite de LFH même si on a le 8e budget. Donc en lâchant 6 joueuses et en en recrutant 4, ça nous a permis d’avoir un peu de marge. Vu nos moyens financiers, j’ai forcément opté pour des jeunes qui n’ont pas encore prouvé à 100% leurs qualités pour mériter un salaire plus conséquent, comme Sonja Frey, Tamires Araujo ou Déborah Kpodar. Le pari est de leur offrir du temps de jeu dans un club qui a un peu d’ambition mais est réaliste. Concernant Audrey Deroin, je la connaissais déjà, elle était en galère après Mios et il me fallait une gauchère rapidement quand j’ai su que « Marinette » (Prouvensier) partait à Brest.

- Quelle sera la force de votre formation cette saison ?
- La rapidité de jeu. J’ai des joueuses qui vont très vite en montée de balle et on va donc essayer de continuer sur cette voie en pensant qu’on peut encore s’améliorer. Après, on a les défauts de nos qualités, c’est-à-dire qu’on joue trop vite pour le moment. Il faudrait qu’on arrive à trouver du changement de rythme entre d’un côté le jeu rapide et de l’autre quelque chose de plus patient et construit.

- Quel objectif peut déjà être annoncé pour le CDB ?
- Comme pratiquement tous les clubs, c’est être dans les 8. On ne veut absolument pas être en play-downs. À part Brest, Metz et Issy-Paris qui peuvent déjà penser être dans les premières places, toutes les autres formations vont se battre pour ne pas figurer dans le dernier wagon.

- À quel genre de match vous attendez-vous samedi ?
- Je m’attends à la foudre de Brest mais on n’a pas peur. Je pense que pour le BBH c’était une contreperformance d’avoir perdu contre Nice. Mais j’ai aussi conscience que cette équipe a beaucoup été modifiée. Laurent aura eu quelques matches supplémentaires pour faire bosser son groupe. Les joueuses ne sont pas encore habituées à jouer ensemble et l’amalgame, c’est surtout en compétition qu’il se fait ».


(crédit photos : FOXAEP)