BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

22.01.21 | Coralie Lassource, Rebelle deux ans de plus !

Après la prolongation il y a quelques jours d’Alicia Toublanc, c’est au tour de Coralie Lassource (28 ans) de poursuivre l’aventure avec le Brest Bretagne Handball jusqu’en 2023. La récente médaillée d’argent à l’Euro avec les Bleues avait retrouvé la France et le BBH à l’été 2019 suite à un épisode à Erd, en Hongrie. Très à son avantage depuis qu’elle défend les couleurs des Rebelles, elle continuera donc d’apporter au collectif brestois son expérience, ses qualités défensives et un shoot devenu plus stable sur son aile gauche de son propre aveu. Le signe d’une confiance mutuelle entre la joueuse et le club est d’autant plus fort que Coralie porte le brassard de capitaine depuis son arrivée et assurera donc une belle continuité dans la prochaine cuvée du BBH.

« Je joue dans un club très ambitieux »

« Coralie, quel est ton premier sentiment après cette signature de prolongation jusqu’en 2023 ?
- Je suis très contente, très heureuse d’avoir la possibilité de continuer avec Brest. C’est une très bonne équipe, un très bon club donc forcément j’ai accepté cette proposition.

- En débarquant à Brest en 2019, tu revenais de deux ans à Erd, en Hongrie. Est-ce que ce retour en France a comblé tes attentes ?
- Je ne suis pas du tout déçue. Je joue dans un club très ambitieux et depuis la saison dernière on fait de très bons résultats. Je suis aussi heureuse d’avoir retrouvé la LBE, c’était un vrai souhait. Je voulais revenir, je m’étais rendue compte qu’on vivait très bien en France. C’est bien de faire une expérience à l’étranger mais être chez soi, c’est beaucoup mieux et pour l’instant je n’ai pas du tout envie de repartir.

- Ton aventure à Brest t’a aussi permis de goûter à nouveau à l’équipe de France. C’était dans tes objectifs en signant ici ?
- Oui et non. Oui parce qu’on a toujours une pensée pour les Bleues et non dans le sens où j’étais vraiment venue pour retrouver mon niveau, être dans un très bon club et jouer la Ligue des Champions. Je savais que si j’étais performante dans une équipe comme Brest, ça viendrait naturellement.

- Rester en équipe de France est tout de même aujourd’hui dans un coin de ta tête ?
- Bien sûr même si je suis à un poste très pourvu avec d’excellentes joueuses. J’y pense mais je le répète, c’est vraiment la performance en club qui fera tout.

- Estimes-tu avoir progressé dans certains secteurs au BBH ?
- Oui, notamment mes shoots. Ce n’était pas forcément une de mes qualités premières. Depuis la saison dernière, j’ai trouvé une stabilité sur cet aspect et c’est vraiment grâce à Brest que j’ai pu la développer. Et pour ce qui est de la défense, c’est toujours aussi important dans mon esprit. Pour moi, une victoire se joue là-dessus, c’est pour ça que j’y porte énormément attention.

- L’an passé, tu as tout de suite après ton arrivée été promue capitaine. Comment tu l’as vécu ?
- C’était étonnant et flatteur. J’étais très surprise parce que pour moi être capitaine nécessite une certaine ancienneté dans un club. Mais c’était aussi dû à ce qui s’était passé avant, les filles voulaient quelqu’un de neutre. Certaines me connaissaient un peu, savaient comment j’étais agressive sur un terrain et la capacité que j’avais à emmener les autres avec moi. Malgré la surprise de cette nomination, j’ai vite été contente de pouvoir apporter ce plus à l’équipe. J’ai dû changer quelques petites choses dans mon comportement comme la communication. Je parle davantage qu’avant. À la base, je ne suis pas quelqu’un qui s’exprime beaucoup en public et ce rôle de capitaine m’a permis de m’améliorer là-dessus.
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- Un petit mot sur ce public brestois que tu n’as pour le moment eu l’occasion de connaître que quelques mois…
- J’espère le revoir le plus rapidement possible. C’est vrai que même si on a maintenant une certaine habitude à jouer à huis clos, ça fait quand même bizarre, surtout à Brest où on a les meilleurs supporters. Quand on joue devant eux, ça nous apporte un regain d’énergie. Quand on les retrouvera à l’Arena avec la grosse ambiance, on risque d’avoir mal à la tête ! (rires) »


(crédit photos : O.Stephan / BBH)