BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

16.12.20 | Pablo Morel succèdera à Laurent Bezeau

Le Brest Bretagne Handball est aujourd’hui en mesure d’annoncer le nom de son futur entraîneur. Pablo Morel (37 ans) prendra ainsi la suite de Laurent Bezeau en juillet 2021 à la tête du BBH. Il a paraphé un contrat de 3 ans qui le liera au club jusqu’en 2024.


C’est donc un cycle qui va se terminer avec ce passage de témoin entre Laurent Bezeau, entraîneur du BBH depuis 2013, et son successeur qui a déjà connu le Division 1 avec Issy Paris (adjoint de 2011 à 2014, coach principal de 2014 à octobre 2016). Entre cette première expérience au contact d’un club professionnel et son arrivée dans le Finistère, Pablo Morel aura également été l’adjoint de Jackson Richardson avec la sélection du Gabon (2017/2018) puis aura pris en main le projet de l’ambitieux club de D2, Celles-sur-Belle, aventure terminée il y a quelques mois. Pablo Morel prendra ses fonctions dans la structure brestoise à partir de l’été prochain lorsque le Brest Bretagne Handball entrera dans sa dixième année d’existence.

Gérard Le Saint (Président du BBH) : « On préfère que Pablo se construise chez nous »

« On avait besoin d’un nouveau souffle dans le club. On va aborder la dixième saison du BBH à partir de cet été et on voulait un nouveau départ. On était arrivé à une fin de cycle et avec en plus la présence du Covid, il fallait qu’on propose autre chose à la rentrée. Avec Laurent, on a fait un superbe parcours et on espère encore gagner quelque chose avec lui d’ici la fin de saison. Ce ne sont pas les résultats qui nous ont guidés dans notre choix de ne pas prolonger Laurent, on a préféré stopper cette collaboration quand les performances sont encore bonnes, on ne souhaitait pas le faire en pleine sinistrose.
Concernant le choix de Pablo, on ne voulait pas d’un entraîneur établi, d’un baron ou d’un donneur de leçons. On préférait plutôt miser sur un jeune qui a beaucoup d’envie et qui va nous accompagner dans ce nouvel élan. Notre objectif était de trouver quelqu’un de la nouvelle génération et de lui faire confiance, quelqu’un qui a tout à prouver et qui va apporter de la fraîcheur dans le club. Pablo a un savoir-faire et on est persuadés que c’est quelqu’un qui va vite s’adapter à ce nouveau challenge. On sait qu’il a toutes les compétences pour arriver plus haut et on préfère qu’il se construise chez nous et dans notre environnement ».

Pablo Morel : « J’avais l’impression que c’était le moment »

« Pablo, tu prendras les rênes de l’équipe dans quelques mois. Quel est ton premier sentiment ?
- Je suis extrêmement heureux, flatté également parce que c’est un projet très ambitieux et qui donne envie. Ça dégage un vrai sérieux, du professionnalisme, une belle dimension humaine aussi. Je suis très fier de pouvoir participer à tout cela.

- Pour un jeune coach comme toi, qu’est-ce ce que cela représente de signer dans un club comme le BBH où les ambitions sont élevées ?
-Très honnêtement, je suis quelqu’un qui croit aux rendez-vous et j’ai eu la chance d’avoir un parcours avec de beaux projets, des aventures intéressantes comme à Paris, au Gabon ou plus récemment à Celles-sur-Belle. Là, j’avais l’impression que c’était le moment de revenir vers un niveau que j’avais pu connaître auparavant, avec des ambitions de titre, de coupe d’Europe. Je voulais retrouver ce milieu pour me remettre en danger, pouvoir continuer à progresser. Ce n’est pas prétentieux de ma part mais j’ai l’impression que ça s’est fait naturellement entre un club qui recherchait un profil différent et moi qui arrive à maturité pour ce genre de challenge. Cela représente évidemment quelque chose de grand de pouvoir se mesurer à des exigences très importantes.

- Quelles vont être tes priorités jusqu’à ta prise de fonction à l’été prochain ?
- J’ai plutôt l’habitude d’essayer de comprendre l’environnement. Je pars du principe que j’ai quelque chose à amener, une manière de faire, mais j’arrive chez quelqu’un, sur un territoire, au cœur d’une culture et d’une histoire. L’étape la plus importante est de découvrir les gens et le fonctionnement pour pouvoir m’en inspirer. Après, je dois être capable de partager ma vision, de la confronter à la réalité de ce territoire pour pouvoir mettre en place des habitudes de travail et une identité. Il faut arriver avec beaucoup d’humilité parce que le BBH est un club qui gagne beaucoup et dispose d’un vrai savoir-faire.

- Comment fonctionnes-tu au quotidien ? Quel genre d’entraîneur es-tu ?
- Depuis mes débuts professionnels, j’ai plutôt l’image de quelqu’un porté sur la stratégie, la technique, ça me passionne et je m’y sens à l’aise. J’aime transmettre cela à mon équipe. Ensuite, je n’ai pas une grosse voix, je ne suis ni grand ni costaud et ma nature va avec cela. Je ne suis pas quelqu’un de très autoritaire, j’aime plutôt partager mes décisions, impliquer les gens. J’apprécie quand les joueuses se sentent responsables. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de cadre, au contraire même, car je suis assez porté sur la clarté du positionnement de chacun, des limites de règles de vie. Une fois que tout ça est posé, j’essaye d’être vigilant sur le bon fonctionnement, en privilégiant un maximum d’échanges.

- Au niveau handball, c’est quoi le style Pablo Morel ?
- Il y a déjà un trait qui me caractérise, mais c’est le cas pour beaucoup d’entraîneurs, c’est la construction collective. Ça me marque beaucoup, comme le fonctionnement humain. Il doit y avoir un projet d’équipe fort, compris par tout le monde, appliqué par tous. Le talent individuel doit être au service de l’organisation collective. J’aime à croire que c’est la collaboration qui prime sur l’association des individualités et c’est cela qui organise les points forts de chaque joueuse.
Mon travail est d’essayer de mettre en place des choses que chacun ou chacune comprenne et soit capable de rééditer. C’est ça notre socle commun pour disposer d’une zone qui nous rassure. Après, évidemment le talent parle et c’est l’avantage d’avoir d’excellentes joueuses.
Ma porte d’entrée est souvent défensive parce que ça représente des valeurs qui me parlent comme le fait de combattre ensemble, de s’entraider, de vouloir marquer son territoire, tout cela est très fondateur. Je ne connais pas bien le territoire breton mais j’ai l’impression que ce sont des valeurs dans lesquelles peut se reconnaître notre public. Et puis il y aura forcément une part d’adaptation aussi en fonction des qualités de l’équipe, je n’ai par exemple pas fait exactement les mêmes projets partout où je suis passé.

- Quels mots adresserais-tu aux supporters que tu retrouveras dans quelques mois ?
- Je veux leur dire que je suis ravi de pouvoir rejoindre le BBH. J’ai eu la chance de pouvoir venir à l’Arena avec Celles-sur-Belle ou d’assister à quelques matches. C’est une ambiance extraordinaire. Les supporters brestois apportent énormément d’énergie et ça donne envie de rendre le maximum, de partager des choses. J’espère qu’ils vivront une très belle fin de saison même s’ils ne peuvent pas être au contact de leur équipe qui réalise pourtant un parcours incroyable. Je souhaite au BBH de gagner tous les titres possibles dans les mois qui viennent. Et je suis sûr qu’on aura de belles choses à vivre ensemble, en tout cas on fera tout pour ».