BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

16.10.21 | Du très bon boulot !

Grâce à une prestation sérieuse et remarquable collectivement, le Brest Bretagne Handball a vécu un début de soirée tranquille à la Brest Arena et dominé Podravka dans les grandes largeurs (35-22). Avec une équipe très rajeunie, le BBH s’est ainsi parfaitement rattrapé de son faux pas lors du dernier match de Ligue des Champions à Dortmund et ainsi équilibré son bilan dans la compétition. Le meilleur moyen d’aborder quatre déplacements consécutifs lors des deux prochaines semaines.

Cela est peut-être passé inaperçu mais ce match contre la formation croate basée à Koprivnica a permis au Brest Bretagne Handball de noircir quelques lignes dans son livre des records en Ligue des Champions. Le succès très large face à Podravka (+13) est venu égaler l’écart maximal enregistré il y a presque deux ans face aux Roumaines de Valcea. En portant le score à 21-10 à la 36e minute, Kali Niakaté a aussi permis aux Rebelles de passer la barre des 1 500 buts dans la compétition, un total qui a de la gueule en « seulement » 53 matches (28,6 de moyenne). Puisqu’on parle de l’attaque bretonne, elle a ce samedi été grandement facilité par une performance défensive de haut niveau qui n’était pas sans rappeler celle contre Esbjerg le mois dernier. Trop dispendieuses, les joueuses du nouveau coach Antonio Pranjic – intronisé il y a quelques jours – n’ont jamais pu avoir le moindre espoir de repartir dans les Balkans avec un petit quelque chose. « Je suis très déçu par notre match, lâchait le technicien de Podravka après les débats. On a fait beaucoup d’erreurs techniques en attaque et en défense, surtout en première période. On n’a pas ressemblé à une équipe non plus et on doit travailler pour changer ça. On n’a pas fait ce qui était prévu et on n’a pas trouvé de solutions face à cette attaque. La concentration et l’énergie n’étaient pas au niveau pour stopper une équipe comme Brest ».

Chafouin, le coach croate dû parfois trouver le temps long dans une Arena très bien garnie (plus de 3 000 supporters) tant ses joueuses ont par périodes paru désarmées. Dès la fin du premier quart d’heure, le fossé était déjà bien creusé (12-4, 17e) entre une formation brestoise déterminée, puissante et un groupe croate multipliant les pertes de balle et butant sur une excellente Cléo Darleux. « Je suis très heureuse parce que j’avais peur avant le match, confessait la gardienne internationale du BBH. On avait beaucoup de blessures dans l’équipe et on savait qu’il y avait en face pas mal de joueuses capables de scorer. C’était très important pour nous de montrer un meilleur visage devant notre public, on veut jouer comme ça a la maison. Le but c’était de retrouver nos valeurs et pour le coup, ça a été très bien en défense et montées de balle. Tout le monde a pu apporter à l’équipe ».

De sa cage, Cléo Darleux a en effet pu voir gambader toute la jeunesse du BBH, pleine d’audace et d’envie, et parfaite au relais des taulières alignées au début de la partie. Les Romane Kromoska, Eva Jarrige, Ludivine Mey pour ne citer qu’elles ont toutes pu poser leur pierre et engranger encore du vécu. « Ce n’est pas une contrainte de les aligner, précisait Pablo Morel. Je ne suis pas obligé de les faire jouer. Je pourrais mettre pendant 50 minutes 7 ou 8 joueuses et ça arrivera sûrement dans la saison. Il faut vraiment être conscient qu’on n’est pas là pour leur faire plaisir. Si elles ont des minutes, c’est parce qu’il y a une vraie conviction que les titres se gagnent avec tout le monde et surtout qu’elles en sont capables. S’il y a toujours la volonté de mettre l’équipe qui me semble la plus performante d’entrée en Ligue des Champions car on se doit de pouvoir impacter dès le début, c’est vrai que le scénario nous a permis de faire durer les rotations. Pour progresser, il faut que les jeunes aient accès à la compétition ».

Et si la relève du Brest Bretagne Handball a su gagner la confiance du coach, cela est aussi vrai avec les piliers du groupe qui voient forcément d’un bon œil, en cette période d’infirmerie pleine, l’éclosion de nouveaux talents. « On essaye de les rassurer, de les encourager et de leur montrer qu’on a besoin d’elles, expliquait ainsi Cléo Darleux. C’est important qu’on soit derrière elles, qu’on leur dise aussi de temps en temps ce qui ne va pas. Je suis vraiment agréablement surprise de ce qu’elles produisent, qu’elles puissent autant jouer. C’est de bon augure pour la suite ». Et même si on est davantage habitués à les voir, il y en a d’autres pas bien vieilles non plus qui ont pu s’en donner à cœur joie face à Podravka. Helene Fauske (1997, 6 buts), Constance Mauny (1998, 5 buts) ou encore Pauletta Foppa (2000, 7 buts) ont tour à tour martyrisé l’arrière-garde croate et participé au festin. Un de ces succès collectifs qui donnent le sourire jusqu’aux oreilles au staff. « Je suis très heureux parce que ce n’est jamais simple après une trêve internationale, se réjouissait Pablo Morel. On n’a pas eu beaucoup de temps pour travailler mais on a fait un grand mach. On a été forts en défense, capables de jouer vite et de marquer beaucoup de buts en contre-attaque. Mais on est encore une équipe en recherche de stabilité avec pas mal de jeunes joueuses qui manquent d’expérience collective. C’était important de bien recommencer ce cycle de matches et maintenant il faut qu’on sache enchaîner ». Et très loin de la liesse de l’Arena car les Rebelles vont en quinze jours se rendre à Toulon, Budapest, Plan-de-Cuques et Bucarest. Si après ça vous n’avez pas hâte de les revoir…


BREST – PODRAVKA KOPRIVNICA : 35-22 (17-9)
BREST : Quiniou (g.), Darleux (g.), Toft (g.), Mauny (5), Toublanc (5), Fauske (6), Kromoska (2), Kobylinska (4), Lassource (1), Lagattu (1), Niakaté (2), Pop-Lazic, Foppa (7), Mey, Jarrige (2). Entraîneur : P. Morel.
PODRAVKA KOPRIVNICA : Tukakovic (g.), Dumanska (g.), Turk (2), Kalaus (1), Karlovcan (1), Popovic, Milosavljevic (6), Mugosa (1), Franusic (1), Buljan, Senvald, Ilyina (2), Milic, Stelmakh (4), Bazaliu (4). Entraîneur : A. Pranjic.


(crédit photos : O. Stephan / BBH)