BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

16.10.19 | Léger coup de frein

Face à une formation nantaise qui l’a souvent empêché de jouer comme il le souhaitait, le Brest Bretagne Handball a perdu son premier point de la saison avec au bout de la partie un match nul (28-28). Toujours invaincues, les Rebelles ont connu un coup de moins bien compréhensible au cœur d’un gros enchaînement de matches et chez un adversaire qui restait sur cinq succès consécutifs. Pas le temps de cogiter puisque dès samedi la Ligue des Champions revient avec un déplacement chez les Allemandes de Bietigheim.

« Ce nul est plutôt juste, même si c’est un mot qui n’existe pas trop dans le sport », lançait Allan Heine, l’entraîneur de Nantes après la rencontre. « Les deux équipes auraient pu l’emporter », lâchait lui de son côté Laurent Bezeau. Un vrai match nul alors ? Mathématiquement, on ne peut pas faire mieux : 14-14 à la pause, 28-28 au buzzer final. « Contre Metz et Brest, ce sont nos matches de Ligue des Champions à nous, poursuivait le technicien du NAHB. Brest avait joué 9 matches depuis le début de la saison et les avait tous gagnés plutôt tranquillement. Après avoir vu le BBH contre Buducnost et Valcea, la manière dont il avait tué ses adversaires, on avait vraiment peur qu’il nous arrive la même chose ».

Voilà qui expliquait certainement l’excellente entame des locales et la moins bonne des Rebelles. Empêtré dans une défense agressive et coupable de maladresses en attaque, le BBH n’y était pas vraiment et voyait notamment Grigel prendre ses aises face à sa compatriote dans les buts, Sandra Toft (9-5, 17e). « J’avais senti un peu moins de fraîcheur hier soir à l’entraînement, relatait Laurent Bezeau. On a eu du mal à entrer dans le rythme du match. Nantes, de son côté, a eu plusieurs jours pour le préparer. Valcea était un objectif fort pour nous donc après est-ce que tout était bien en ordre pour enchaîner face à cette équipe ? Il y a sans doute eu une décompression, on ne peut pas être au taquet tout le temps ».

Mais comme les Rebelles ont de la ressource cette saison, l’abattage d’Ana Gros et une rentrée très efficace de Monika Kobylinska permettaient à l’ensemble brestois de recoller et même repasser devant un court instant avant la pause (11-9, 21e ; 12-12, 26e ; 13-14, 27e). Et c’est donc une parité qui sanctionnait le retour aux vestiaires (14-14).
« On avait une idée de la manière dont on pourrait challenger les Brestoises mais on était curieux de voir si on pouvait le faire durant 60 minutes », expliquait le Danois Allan Heine. La moitié du chemin était alors fait pour ce NAHB qui allait connaître davantage de difficultés dans le second acte car le BBH, devant une belle colonie de Supporters du Bout du Monde, accélérait alors par Pauletta Foppa, quelques coups de pattes bien sentis de Marta Mangué et une belle série d'Agathe Quinou dans la cage (20-23, 44e).

Mais l’élastique ne pétait toujours pas. Si bien que même quand les Rebelles en remettaient un coup dans la dernière ligne droite (26-28, 57e), Nantes trouvait la force de revenir et gâchait même une belle occasion de repasser devant à 30 secondes du terme. « C’était le match le plus difficile qu’on ait eu à jouer depuis le début du championnat, concédait Laurent Bezeau. Mais on ne l’a pas perdu et on est toujours invaincus. On voit toujours les choses d’une manière négative mais non, il ne faut pas. On aurait aimé le gagner c’est sûr, et il y a forcément un peu de frustration, mais on jouait aussi Nantes qui venait notamment de mettre une raclée à Nice ».

Finalement, la note positive retenue par le coach brestois trouvait un écho dans les propos de son adversaire du soir, pas mécontent de son coup : « Normalement, si on joue avec nos capacités contre celles de Brest pendant 60 minutes, on doit perdre 9 fois sur 10, assurément. On devait donc faire quelque chose, beaucoup de vidéo par exemple et aussi croiser les doigts en espérant un mauvais jour des Brestoises et un bon de notre gardienne. Quand le match était serré avec juste 10 minutes à jouer, on avait déjà atteint notre premier objectif car ça nous laissait une chance de créer une grosse surprise ».

Alors ce nul est-il une surprise ? Laurent Bezeau ne voulait en tout cas déjà plus en entendre parler une demi-heure après les débats : « C’est déjà oublié ! soufflait-il. C’est derrière nous. On ne va pas changer le résultat donc on pense juste à la récupération maintenant. Ma tête est déjà à Bietigheim et on va gagner là-bas, on va le faire ! » Dans ces conditions effectivement, Nantes sera très vite oublié…

NANTES – BREST : 28-28 (14-14)
NANTES : Placzek (g.), Gabriel (g.), Loquay, Lignières, Baudouin (4), Dancette (5), Bodholt (4), Kieffer, Ahanda (2), Mitrovic (1), Le Roy, Escribano (1), Grigel (7), Barbosa (4). Entraîneur : A. Heine.
BREST : Toft (g., 1), Quiniou (g.), Mauny (3), Toublanc (1), Tissier, Gros (9), Kobylinska (1), Lagathu, Minevskaja (1), Niakaté (1), Pop-Lazic (3), Foppa (3), Coatanéa (1), Mangué (4). Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : Philippe Riou)