BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

11.09.21 | Sur le bon chemin

Le Brest Bretagne Handball a vécu un après-midi frustrant en Russie, courant tout le match après le score face à Rostov mais ne finissant qu’à deux unités au buzzer final (26-24). Après avoir bafouillé leur match de mercredi à Bourg-de-Péage, les Rebelles ont en tout cas relevé la tête et montré de très belles choses, notamment en défense face à un poids lourd européen. Après cette première semaine compliquée, elles vont maintenant revoir l’Arena et ses supporters pour tenter de débloquer le compteur.

Elles n’auront pas de mal à trouver le sommeil demain soir. Dimanche, tard dans la soirée, quand leur avion se posera à Brest, les Rebelles en auront fini avec une semaine harassante, entre longs voyages en train pour rejoindre Bourg-de-péage et vols interminables pour rallier le sud de la Russie. Au milieu de tout ça, elles auront disputé deux rencontres alors oui, le retour à l’Arena devant des fans enthousiastes fera le plus grand bien aux Brestoises. Les deux revers concédés ne font évidemment pas de bien au moral mais la prestation observée ce dimanche à Rostov n’avait pas grand chose à voir avec la partition cafouillée quelques jours auparavant dans la Drôme.

« On voulait tous voir mieux que face à Bourg-de-Péage, acquiesçait Pablo Morel. On était contrariés par notre match là-bas, et je trouve qu’on a su élever notre niveau pour répondre présent. Il faut qu’on s’attelle maintenant aux petit détails ». Effectivement, il n’y a pas eu un fossé énorme ce dimanche entre un Rostov renforcé à l’intersaison par deux valeurs sûres de Ligue des Champions, Eduarda Amorim et Béatrice Edwige, et un BBH en phase de transition après plusieurs départs durant l’été. « On continue d’apprendre mais malgré ça, on n’est pas si loin, poursuivait Pablo Morel. On a vu un bel état d’esprit et je suis persuadé qu’on sera encore meilleurs sur les prochains matches ».

Le Brest Bretagne Handball pourra sans doute se mordre les doigts d’être venu mourir sur les talons russes. Dans les cordes à l’entrée du money time (25-19, 50e), il a trouvé les ressources pour ne pas abandonner et mettre la pression jusqu’au bout sur Rostov. « C’est frustrant, lâchait le technicien brestois. On a le sentiment d’être sur le bon chemin, que les filles ont su aller chercher des ressources, notamment défensives contre une très grosse équipe. Rostov nous a punis sur les quelques erreurs qu’on a pu faire devant la gardienne ou nos pertes de balle ».

Dans le camp russe, on ne cachait pas la satisfaction d’avoir passé cet écueil face au vice-champion d’Europe. « C’était dur, avouait Grace Zaadi, la demi-centre de Rostov. On s’attendait à quelque chose de difficile et on est contents même si on a eu des hauts et des bas. Brest a su nous punir par moments mais on n’a jamais abandonné et j’espère que c’est le début de quelque chose de grand pour nous ». Même son de cloche chez son entraîneur suédois, Per Johansson : « On est contents parce qu’on savait que ce serait physique face à nous, avec des joueuses fortes en duel sur la base arrière, des pivots et des gardiennes parmi les meilleures du monde ».

Le physique justement, c’était peut-être le point d’interrogation pour les Brestoises avant d’affronter une formation aussi dense que Rostov. Les Rebelles ont dans ce registre regardé leurs adversaires dans les yeux, soutenant la comparaison dans les secteurs de l’agressivité et de la pression défensive. « C’est positif oui, pouvait se satisfaire Pablo Morel. Rostov était déjà dense la saison dernière mais le recrutement a amené encore plus dans ce secteur. C’était un test pour nous parce qu’on a aussi une équipe athlétique et on voulait savoir si on pouvait tenir le choc. Je trouve qu’on a eu notre mot à dire ».

Alors sur quoi s’est faite la différence dans cette première levée de Ligue des Champions ? Pablo Morel avait sa petite idée : « Il y a eu un vrai bon début de match, on était concernés et concentrés. Au bout d’un quart d’heure, on a senti un petit coup de mou, on n’a pas bien géré quelques sanctions, mais on était mieux en arrivant au repos. Après la mi-temps, on a eu le même trou mais on a su finir fort et on a eu quelques ballons pour les pousser dans leurs derniers retranchements ». « Je pense qu’il faudra peut-être être encore plus fortes physiquement à l’avenir, donner plus de coups, soufflait de son côté Cléo Darleux. Il faut qu’on soit patientes et continuer à travailler, il n’y aura pas de matches faciles ».

Fanny au bout de cette semaine on the road, le BBH aura au moins la satisfaction de retrouver dès mercredi son cher public à l’Arena pour la réception de Mérignac puis trois jours plus tard pour un autre choc face à Esbjerg. « On est très contents de rentrer, concluait Pablo Morel. On va retrouver notre salle et on a hâte de pouvoir évoluer devant tous les gens qui nous soutiennent. Je suis convaincu qu’avec eux, on va être encore meilleurs ».
Le rendez-vous est donné !

ROSTOV – BREST : 26-24 (16-13)
ROSTOV : Kalinina (g.), Lagina (g.), Edwige, Managarova (3), Sen (2), Lagerquist (2), Levsha, Bobrovnikova (2), Amorim (2), Makeeva (1), Frolova (6), Kozhokar (1), Zelenkova, Zaadi (5), Kuznetsova (2), Borschenko. Entraîneur : P. Johansson.
BREST : Darleux (g.), Toft (g.), Quiniou (g.), Mauny, Toublanc (2), Fauske (1), Kobylinska (1), Lassource (1), Lagattu, Niakaté (5), Pop-Lazic (1), Foppa (3), Jaukovic (6), Loseth, Coatanéa (4), Jarrige. Entraîneur : P. Morel.