BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

11.01.20 | Des regrets, forcément…

Alors qu’il menait de trois buts à moins de trois minutes de la fin, le Brest Bretagne Handball a vu Besançon recoller au score in extremis (26-26). Un nul qui laisse donc bien sûr de la frustration dans le camp des Rebelles mais le mental affiché dans un contexte très compliqué est en revanche à placer dans la colonne des points positifs au cœur de ce mois de janvier préparatoire au grand marathon de la Ligue des Champions.

En débarquant au Palais des Sports de Besançon, on a toujours quelques certitudes, mais pas forcément celles qui vous rassurent. Dans le Doubs, rien n’y fait, l’atmosphère est toujours compliquée et le combat assuré. Et quand votre adversaire surfe sur une belle série, en l’occurrence six matches sans défaite avant le coup d’envoi, la tâche ne s’annonce que plus ardue. Voilà pour le décor qui attendait le Brest Bretagne Handball avec en plus la cible du leader plaquée dans le dos.

De cette partie, on pourra retenir le combat physique imposé des deux côtés du terrain par la formation de l’Est et le mental affiché par Besançon et Brest qui ont tous les deux réussi à revenir de situations très compliquées. « La première chose que je retiens, c’est que ce n’est pas une défaite, ça me semble important. Le contexte était très hostile, très difficile mais au vu de la physionomie du match, c’est un nul équitable », abondait à chaud Laurent Bezeau.
Si le coach brestois ne voulait pas choisir le fameux verre à moitié plein ou à moitié vide, sa consœur optait elle plutôt pour le côté positif. « Oui, c’est presque une victoire tellement on était loin à la fin, souriait Raphaëlle Tervel. Quand on était à -3, il ne restait pas beaucoup de temps mais on y a cru jusqu’au bout et franchement, les filles ont été énormes parce qu’en face il y avait beaucoup d’expérience ».

Ce fameux -3 (ou +3, c’est selon) hantera peut-être encore quelques jours les esprits finistériens tant, quand Sladjana Pop-Lazic inscrivit le 26e but brestois, le couvercle semblait mis sur cette rencontre (23-26, 58e). Il restait alors exactement 2’37, autrement dit pas grand-chose. Mais des mauvais choix en attaque et de l’autre côté du terrain la pile électrique Alizée Frécon allaient chambouler le dénouement. « Évidemment il y a de la frustration par rapport à ça, poursuivait Laurent Bezeau. Les filles ont été exemplaires mais il nous a manqué un petit truc à la fin, peut-être une consigne de ma part, peut-être un peu plus d’expérience, peut-être autre chose… »

Les regrets brestois étaient d’autant plus forts que les Rebelles avaient auparavant réussi à retourner une situation bien délicate. Menées de trois unités à l’entrée du dernier quart dans un Palais des Sports en feu (21-18, 48e), les Bretonnes auraient pu sombrer définitivement mais avec du mental et du courage, et aidées par un bon passage dans les cages de Laurie Fontaine-Carretero, elles avaient su infliger aux locales un terrible 7-1 (22-25, 55e). « Cet avantage est arrivé un peu trop tôt pour nous, rembobinait Raphaëlle Tervel. Contre une équipe comme ça, c’est compliqué. Mais là où c’est énorme, c’est qu’en ne faisant quasiment pas tourner, les filles qui étaient cuites ont trouvé les ressources mentales pour aller chercher quelque chose dans le money time ».

Et outre ce final un peu fou, que faudra-t-il retirer de cette rencontre ? Sans doute une entame un peu cafouillée comme face à Mérignac une semaine plus tôt (5-2, 10e). Face à la puissance d’Ekoh et les nombreux arrêts de Hauge, les Brestoises avaient ainsi eu du mal à se mettre au niveau mais leur réaction avant la pause fut impeccable, notamment grâce au bras d’une Ana Gros encore gloutonne ce samedi (11 buts) et à la folie d’une Marta Mangué toujours imprévisible (11-12, 30e).

Les 2 minutes ont également émaillé l’ensemble du match des Brestoises qui en ont ainsi subi pas moins de neuf ainsi que sept penalties, rien que ça. Une belle preuve de la lutte qui a dû être menée dans le Doubs. « Ça nous fait une piqûre de rappel de ce que peut-être le combat et l’agressivité, un secteur dans lequel Besançon nous a donné une leçon en début de partie même si je trouve qu’on a ensuite bien rectifié les choses. Et il ne faut pas oublier de saluer la vaillance et la combativité de notre adversaire qui a eu des valeurs extraordinaires », concluait Laurent Bezeau, la tête déjà tournée vers Chambray, la formation qui sera au menu samedi prochain à l’Arena.

BESANÇON – BREST : 26-26 (11-12)
BESANÇON : Frank (g.), Hauge (g.), Bouquet (2), Frécon (4), Mairot, Dupuis (7), Kieffer, Robert (3), Granier (2), Ekoh (5), Kouyaté (2), Burlet, Nunez, Uno Jensen (1). Entr. : R. Tervel.
BREST : Toft (g.), Fontaine-Carretero (g.), Mauny (1), Toublanc, Tissier (1), Gros (11), Kobylinska (1), Lassource (4), Minevskaja (1), Niakaté, Pop-Lazic (2), Foppa (1), Coatanéa, Mangué (4). Entr. : L. Bezeau.


(crédit photos : L'Est Républicain)