BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

10.11.21 | Une bataille, pas la guerre

Le Brest Bretagne Handball a longtemps fait le dos rond durant le choc de Ligue Butagaz Énergie mais face à des Messines avec davantage de rotations, l’élastique a finit par lâcher (31-24). Ce résultat places les Lorraines, toujours invaincues en France, trois victoires devant les Rebelles pour lesquelles l’objectif majeur est d’accéder à une nouvelle finale en terminant à l’une des deux premiers spots. La LBE ne reprendra elle qu’en janvier mais avant la trêve internationale, il reste deux rencontres de Ligue des Champions à disputer face à Buducnost avec le premier rendez-vous dès samedi à l’Arena.

Huit fois en un an ! Ce mercredi a eu lieu le dernier duel de l’année civile entre des Brestoises et des Messines ayant donc passé leur temps à se croiser en quelques mois. Si les premiers opus avaient permis aux Rebelles de prendre un net avantage sur leurs rivales de l’Est (Championnat, Coupe de France et Ligue des Champions), ce nouvel épisode a renversé le rapport de force et conforté les Lorraines à la première place du classement de Ligue Butagaz Énergie. Significatif, ce succès des protégées d’Emmanuel Mayonnade ne porte en revanche aucun caractère définitif à cette lutte pour le sceptre national à laquelle pourraient d’ailleurs se mêler d’autres formations.
« Avec nos nombreuses absentes, nous sommes pénalisés par l’enchaînement des matches, regrettait Pablo Morel. On sent qu’on manque de jus par moments et qu’on a du mal à tenir l’intensité nécessaire pour disputer ce genre de rencontre. Il y a aussi une très belle équipe de Metz en ce moment et c’est un peu tout ça qui fait qu’actuellement il y a un tel écart. On espère pouvoir le combler au fur et à mesure de la saison en travaillant et en récupérant nos blessées ».

En plus d’une grosse adversité, c’est en effet sans doute la cascade de forfaits qu’évoque le coach brestois qui n’a pas permis à ses troupes de livrer une bataille complète durant soixante minutes. On a ainsi vu à plusieurs reprises les Rebelles buter sur une défense messine rugueuse et bien organisée sans trouver de solutions et se faisant punir dans la foulée sur un jeu rapide dont raffoles les Dragonnes. L’impression laissée par la prestation brestoise a aussi souvent été résumée au fameux « si près, si loin », le BBH ne parvenant jamais à passer devant mais ne se montrant jamais vraiment largué non plus. Longtemps capables de recoller à -2 dans le premier acte, les Rebelles ont rejoint les vestiaires à -5 (17-12) et malgré une entame ratée après la pause, elles ont eu la possibilité de revenir à -4, ce qui aurait peut-être pu enquiquiner l’escouade locale. « C’est difficile parce qu’on a senti que par moments on aurait pu les accrocher davantage, confirmait Pablo Morel. On n’a pas réussi à les emmener là où on espérait, c’est-à-dire au coude à coude le plus possible pour voir si on pouvait les faire douter. C’est frustrant parce qu’on a quelques ballons pour revenir et soit on les perd, soit il y a des arrêts et derrière on en reprend deux ou trois. L’écart est conséquent à la fin et on aurait pourtant aimé jouer notre va-tout jusqu’au bout. On est tombés sur meilleur que nous ».

Ce mercredi, le Brest Bretagne Handball a subi entre autres l’efficacité offensive de Micijevic, inarrêtable en début de match, la maîtrise de Nocandy à la mène et les arrêts très importants de Sako. Mais surtout, les Bretonnes ont buté sur un collectif plus profond que le leur quand elles devaient dans le même temps déplorer les absences de trois arrières majeures (Djina Jaukovic, Monika Kobylinska et Aïssatou Kouyaté). La victoire logique des Messines ne doit cependant pas accabler un groupe brestois qui devra vite rebasculer sur une semaine primordiale avant la trêve internationale. « L’inconvénient de jouer tous les trois jours, c’est qu’il y a beaucoup de matches mais d’un autre côté, ça permet de repasser vite à d’autres objectifs. On a deux matches contre Buducnost qui sont très importants parce que, en les gagnant, on aurait la quasi-certitude de sortir de la poule et c’est un enjeu important pour nous. On va faire le bilan de cette rencontre contre Metz, essayer d’être lucides sur ce qu’on a pu réaliser de bien ou de moins bien et rebasculer vite sur la Ligue des Champions. Tout n’est pas positif mais tout n’est pas noir non plus. Il y a de belles perspectives encore pour la suite de la saison ». Les Rebelles ont en effet perdu une bataille, pas la guerre.


METZ – BBH : 31-24 (17-12)
METZ : Kapitanovic (g.), Sako (g.), De Paula (4), Valentini (3), Micijevic (7), N’Gouan (4), Nocandy (5), Horacek (1), Bont (2), Burgaard (3), L. Kanor (1), Bouktit (1), Tucella, Dembélé. Entraîneur : E. Mayonnade.
BREST : Darleux (g.), Toft (g.), Mauny (1), Toublanc (6), Fauske (3), Kromoska, Lassource (5), Niakaté (2), Pop-Lazic, Foppa (6), Loseth (1), Coatanéa, Jarrige, Gavric. Entraîneur : P. Morel.


(crédit photos : B. Delhomme / Icon Sport)