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10.11.16 | Marine Desgrolard : « On grandit avec la Coupe d’Europe »

Le BBH prend ce week-end la direction du Pays Basque espagnol pour le 3e tour de la Coupe EHF. Au menu, la formation de Bera Bera, championne d’Espagne en titre, et donc cliente sérieuse. Comme ses coéquipières, Marine Desgrolard aborde avec méfiance ce match aller. L’ailière droite du BBH, qui avait déjà connu l’Europe avec Le Havre, compte en tout cas profiter de tous ces instants pour progresser.

« Marine, comment s’est déroulée cette semaine après la défaite à Chambray ?
- Un peu compliquée à débuter mais ça c’était juste le premier jour. Ensuite, on a vite laissé ça derrière et on s’est concentrées sur la semaine à venir parce que je pense que c’est encore plus important. On a la volonté de passer ce tour de Coupe d’Europe et on doit donc oublier très vite ce qui s’est passé pour se tourner vers le prochain rendez-vous.

- C’est un nouvel enchaînement sur une courte période qui se présente…

- Oui et le fait d’avoir déjà fait des séries auparavant nous a prouvé qu’on était capables de gérer ce genre de chose, on a même déjà connu des séries plus denses que celle-là. Ça aide dans la tête pour se dire qu’on va y arriver. Maintenant, on sait que ça va être très compliqué quand même parce que Bera Bera, c’est costaud et Besançon pareil. Ça va être compliqué mais loin d’être impossible. Pour l’instant, on s’occupe du match aller contre Bera Bera. On a l’objectif de gagner là-bas pour se rendre le retour un peu plus facile et ensuite on verra.

- À quel genre de match faut-il s’attendre après avoir visionné quelques vidéos de Bera Bera ?
- C’est une formation espagnole donc quand on voit leur équipe nationale, on peut avoir une idée de ce que ça donne. C’est du jeu en mouvement, ça se jette beaucoup dans les intervalles, la balle circule toujours. L’équipe est de qualité et certaines joueuses sont vraiment d’un bon niveau. Il faudra faire attention parce que c’est une manière de jouer qui ne ressemble pas à la nôtre.

- Et ça ressemblerait à quelle équipe que vous avez déjà jouée ?
- Je ne saurais même pas dire vraiment. C’est atypique. Bera Bera est beaucoup plus fort que Madère et à l’opposé des Russes qui étaient jeunes et physiques. Là, il y a davantage d’expérience et de vivacité. En France, je ne vois pas non plus une équipe équivalente. C’est un style espagnol qui n’est pas comparable à ce qu’on a déjà pu rencontrer.

- C’est excitant pour toi de retrouver la Coupe d’Europe cette année après Le Havre il y a deux ans ?
- Je n’avais pas joué exactement la même avec Le Havre, c’était la Challenge Cup. Là, c’est un niveau encore au-dessus. Avec Le Havre, c’était plutôt simple d’aller jusqu’aux quarts ou demi-finales. Cette saison, dès les premiers tours, c’est fort. C’est vraiment grisant de pouvoir participer à cette épreuve, ça oblige à élever le niveau en permanence. En tout cas, en Coupe d’Europe, on apprend beaucoup en affrontant d’autres cultures de hand qui nous forcent à nous adapter à chaque fois. On grandit avec ça.

- Que penses-tu de ton début de saison et de celui de l’équipe ?
- Ça se passe bien dans le groupe et on travaille tous les jours pour être meilleures. Après Chambray, certains auraient pu penser qu’il allait y avoir des problèmes mais ce n’est absolument pas le cas car on continue à bâtir. On a les bases de l’année dernière et on a réussi à créer le même style d’ambiance. Chacune a son rôle à jouer là-dedans. Personnellement, ça va aussi. On a notre petite concurrence à l’aile droite avec Marie (Prouvensier) et Alicia (Toublanc). On se pousse les unes les autres, on parle beaucoup et c’est sain ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)