BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

10.02.21 | Fermé à double tour

Un de chute pour le Brest Bretagne Handbal. Les Rebelles se sont inclinées pour la première fois cette saison en Ligue Butagaz Énergie (20-23) face à une équipe de Paris auteure d’une très grosse prestation. Jamais vraiment dans le coup offensivement, le BBH a fait la course derrière pendant 60 minutes et ne pouvait pas espérer davantage avec une telle disette offensive.

Huit jours, pas plus, c’est le temps qui s’est passé entre un festival offensif des Rebelles à Fleury (41 buts marqués) et une bien faible récolte à Paris (20). Le niveau défensif des Fleuryssoises n’est certainement pas du même niveau que celui des Lionnes de Yacine Messaoudi mais le contraste dans la production en attaque des Brestoises était ce mercredi frappant. « Malgré notre potentiel offensif, on n’en a mis que 20 et avec ça, impossible d’espérer gagner un match », analysait froidement Laurent Bezeau. Le Brest Bretagne Handball est donc tombé pour la première fois cette saison en Ligue Butagaz Énergie et ce n’était pas vraiment dans les plans. « Le premier sentiment, c’est bien sûr la déception parce qu’on cherchait à finir la phase aller invaincus et ce ne sera pas le cas, poursuivait le coach brestois. On s’est fait dominer dans tous les secteurs du jeu, elles nous ont marché dessus ».

Il n’y a en effet pas grand chose à redire sur le succès de Parisiennes qui ont joué crânement leur chance et affiché une agressivité et une envie optimales de la première à la dernière minute pour perturber les automatismes brestois. « Il y a une saveur particulière quand on gagne contre un grand d’Europe comme le BBH et qui est invaincu en championnat, pouvait se satisfaire Yacine Messaoudi, le coach parisien. On est dans des conditions extrêmement difficiles, on manque de joueuses et d’expérience et les filles ont fait une prestation incroyable ».

Enquiquinées dès les premières minutes dans leurs enclenchements, les Brestoises ont vite compris que la soirée serait compliquée contre une défense bien en place, sans pitié et bien aidée par une Serdarevic inspirée dans les cages. « Notre plan, c’est le même à chaque fois, ajoutait Yacine Messaoudi. On n’a pas de marge alors, qu’on joue Brest ou Plan-de-Cuques, on n’est pas en capacité de changer notre stratégie. Cette fois, ça a fonctionné, ça n’avait pas été le cas contre Nice ». Les Rebelles sont en tout cas tombées au milieu d’un beau bourbier duquel on a un moment pensé qu’elles pourraient miraculeusement sortir mais le rapproché à -3 à la pause (12-9, 30e) et les opportunités de revenir à -2 à l’entrée des dix dernières ne furent pas suffisantes.

« Je n’ai été étonné de rien côté Paris, j’avais prévenu les filles dans les vestiaires, il fallait être prêts à jouer ce genre de match, débriefait Laurent Bezeau. Ce qui m’a surpris en revanche, c’est notre niveau de jeu. Aujourd’hui, je n’ai pas vu une équipe même si c’est un peu dur de dire ça parce qu’on a quand même été capables de réagir. Mais dans la difficulté, on a trop cherché les solutions individuelles ». Les Lionnes ont de leur côté récité leurs gammes avec des attaques interminables et un rythme sans cesse cassé pour amener le BBH là où elles le voulaient. Le trio Ouattara – Flippes – Offendal, insaisissable, a lui fait beaucoup de misères.

Et ceux qui s’attendant à un fléchissement parisien en raison d’un manque de rotations en ont eu pour leur argent. « Mais là aussi c’est à l’image de notre stratégie, on est sur un fil, insistait Yacine Messaoudi. Ce n’est pas passé la semaine dernière, c’est passé aujourd’hui. Mon groupe est vraiment incroyable parce que notre façon de fonctionner au quotidien est très difficile ». Ça ne s’est pas vraiment vu sur le terrain et après une première envolée rapide (9-3, 18e), les Parisiennes n’ont jamais vu les Brestoises revenir à moins de trois unités (12-9, 30e ; 19-6, 49e ; 20-17, 51e).

La dynamique installée par le BBH en Ligue Butagaz Énergie subit donc un coup d’arrêt mais il ne faut pas non plus remettre en cause les ambitions élevées des Rebelles. « Ça fait plusieurs semaines qu’on est en difficulté, notamment sur le début des rencontres, concluait Laurent Bezeau On a été capables de faire de belles perfs contre Metz ou Gyor mais depuis, c’est un peu sur courant alternatif ». Après une phase aller qui sera bouclée mercredi prochain dans la salle de Plan-de-Cuques, les filles attaqueront des play-offs new look au bout desquelles tout sera possible. D’ici là, il faudra également clôturer ce week-end la phase de groupes de la Ligue des Champions à Valcea. Aucun enjeu pour ce match, si ce n’est de relever la tête et repartir sur un nouveau cycle vertueux.


PARIS 92 – BREST : 23-20 (12-9)
PARIS 92 : Serdarevic (g.), Gabriel (g.), Sagna, Cissokho, Thouvenot, Mazens (1), Flippes (6), Fofana (1), Chauveau, Offendal (6), Mala (1), Resende (3), Ouattara (5), Janiszewska. Entraîneur : Y. Messaoudi.
BREST : Darleux (g.), Toft (g.), Mauny (2), Toublanc (1), Tissier (1), Gros (5), Gulldén (3), Lassource (1), Catani, Foppa (4), Jaukovic (1), Loseth (1), Coatanéa (1), Jarrige. Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : Nytsophotos et Kevin Domas)