BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

09.12.20 | Laurent Bezeau : « Je suis très fier de l’équipe »

En raison de la tenue de l’Euro 2020 au Danemark, c’est actuellement la trêve internationale pour les clubs qui ne retrouveront la compétition que début janvier. L’occasion était donc belle de dresser un bilan de mi-saison avec l’entraîneur du Brest Bretagne Handball, Laurent Bezeau. L’excellent bilan comptable de son équipe en Ligue Butagaz Énergie et en Ligue des Champions a forcément le don de rendre heureux et fier le technicien qui a déjà le regard tourné vers 2021 et ses échéances très importantes.

« Laurent, est-ce que cette trêve permet un peu de souffler ?
- Ça ne dure pas très longtemps, on est plongés quotidiennement dans le handball, ne serait-ce que par la télévision avec l’Euro actuellement et puis surtout on passe notre temps à réfléchir à ce qui s’est passé et ce qui va devoir être fait par la suite. Le staff, les joueuses restées sur Brest et moi-même, on est complètement focus sur la manière de réaliser une belle seconde partie de saison.

- Avec douze victoires, deux nuls et une défaite, peut-on considérer que la première partie a été très bonne ?
- J’ai envie de dire oui. En France, on est invaincus et il nous manque trois matches contre Fleury, Besançon et Plan-de-Cuques. On a été capables de battre des adversaires comme Chambray qui sera un outsider sérieux, comme Nice qui était notre bête noire, comme Nantes qui est une très belle équipe. On est toujours dans les objectifs et puis on a aussi su montrer qu’on pouvait être très forts comme avant la trêve.
En coupe d’Europe, une défaite après neuf matches de Ligue des Champions, je trouve que c’est très satisfaisant. C’est vrai qu’on a concédé un nul à Buducnost et qu’on a perdu contre Moscou coup sur coup mais c’était une période très compliquée pour nous après la trêve internationale début octobre. Il y a eu la blessure de Monika, des coups de fatigue, ça n’a pas été simple de se remettre en ordre de marche et il ne faut pas non plus sous-estimer les adversaires.

- De quoi es-tu le plus fier ?
- Je suis très fier de l’équipe en général depuis la reprise le 6 juillet. On savait que l’après-confinement serait difficile à négocier. Les filles se sont beaucoup investies dans toute la préparation avec des moments mentalement difficiles, des tests PCR fréquents, des annulations de matches à la dernière minute… On a aussi su relancer une dynamique égale à celle de la saison dernière, c’est une autre fierté. Comme celle d’avoir fini très fort avant la trêve, d’avoir montré de la continuité dans l’état d’esprit, dans l’ambition et dans les résultats qui sont très bons.
C’est également appréciable de voir que nous avons cinq joueuses chez les Bleues et cinq autres avec leur sélection. On est contents du travail que font les filles et cela est récompensé par leur présence dans les équipes nationales.

- Cette équipe a-t-elle encore une marge de progression ?
- Quand tu es entraîneur, c’est ce que tu veux toujours espérer. Oui, je pense qu’il y a encore des détails qu’on peut améliorer mais la marge ne sera pas énorme non plus parce qu’on joue tous les trois jours et il y a peu de temps pour travailler. Malgré tout, avec l’investissement des filles et les feedbacks qu’on a après les matches et les entraînements, il y a encore des choses qu’on peut régler. Et même si parfois on fait un pas en arrière, on a aussi la capacité juste après d’en faire deux vers l’avant.

- Dans moins d’un mois se présentera une semaine qui paraît cruciale pour la suite…
- Oui, ça va repartir très fort parce qu’on doit commencer le 6 janvier par Metz et trois jours après jouer à Moscou. Metz sera important dans la course au titre et si l’on gagne en Russie, on se donnera la possibilité d’accrocher l’une des deux premières places du groupe de Ligue des Champions pour nous qualifier éventuellement directement pour les quarts de finale.

- Avec on l’espère du public rapidement dans les salles…
- Bien sûr. On fait un sport spectacle et toutes les émotions qu’on vit son démultipliées à partir du moment où tu joues devant du public, et plus particulièrement devant le nôtre qui est extraordinaire. Au-delà de gagner des matches et des titres, le sens est de partager des choses avec les gens qui viennent nous voir et nous soutenir. Alors on va prendre notre mal en patience ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)