BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

09.10.20 | Laurent Bezeau : « Ça nous oblige à innover »

Le Brest Bretagne Handball, qui est arrivé aujourd’hui à Podgorica et affrontera demain Buducnost, devra faire sans deux de ses joueuses : Monika Kobylinska et Tonje Loseth, absentes longue durée. Si le coup a forcément été dur à encaisser pour le groupe, Laurent Bezeau veut s’appuyer sur un gros collectif et un effectif de taille pour passer cet écueil sans trop de tracas. Et le BBH aura l’occasion dès ce week-end au Monténégro de prouver qu’il a de la ressource.

« Laurent, comment s’est passé le retour de trêve internationale ?
- C’était un peu spécial car on a perdu Monika (Kobylinska) qui s’est gravement blessée au genou et ça nous amène à penser qu’elle risque d’être arrêtée jusqu’à la fin de la saison. Il y a aussi Tonje (Loseth) qui a dû subir une intervention chirurgicale pour des problèmes personnels et qui va être arrêtée au minimum un mois. On va être privés de leur état d’esprit, de leur énergie, de leurs compétences. Elles comptaient aussi au niveau de la dynamique collective donc ce n’est pas ce qui pouvait nous arriver de mieux.

- Quand ces mauvais nouvelles arrivent, est-ce qu’on est vite résignés ou au contraire on se dit qu’on a un gros groupe pour y faire face ?
- C’est un problème que Monika et Tonje ne soient pas là mais on a dix-huit joueuses professionnelles, plus celles du Centre de Formation, et l’idée était justement d’avoir un collectif important pour pallier toutes les difficultés qui pouvaient se présenter avec ce calendrier dantesque. On n’est pas résignés, au contraire, on est déjà en train de chercher des solutions pour continuer à jouer de la même manière et pour trouver peut-être encore d’autres ressources. Ça nous oblige à innover et c’est le meilleur moyen de surprendre les adversaires.

- Quel bilan as-tu pu tirer de la première partie de la compétition avant la trêve internationale ?
- On a eu une préparation assez particulière donc on attendait surtout ce début de saison pour continuer à se préparer pour les matches importants en Ligue des Champions. Cette première partie devait servir aussi à nous étalonner pour avoir quelques références. Comptablement, on n’a aucune défaite, c’est positif. La dynamique est toujours très ambitieuse et c’est ce que je retiens.

- Es-tu surpris que l’équipe soit déjà prête dès le début de la compétition ?
- Non parce qu’on s’est bien stabilisés. On n’a renouvelé l’effectif qu’avec 3 joueuses très intéressantes qu’il faut intégrer pour être encore plus forts et proposer d’autres arguments. On s’appuie sur un patrimoine de la saison dernière, on ne part pas de zéro. On a commencé à se révéler à partir de la deuxième mi-temps contre Valcea, ensuite à Dortmund c’était super et maîtrisé. Et contre Gyor, on n’a pas forcément très bien joué donc c’est pour ça que je suis très optimiste. Si vraiment on arrive à affiner et améliorer certains secteurs, ça peut devenir très intéressant.

- Ce week-end, le BBH va défier Buducnost et si on prend cette équipe en particulier, on sent une approche différente de celle d’il y a deux ou trois saisons…
- La différence c’est que le BBH a appris des différentes campagnes de Ligue des Champions et continue à le faire. Les premières fois dans cette compétition, on était dans une forme d’apprentissage. L’effectif n’était pas le même du tout, la dynamique non plus. Là, on est dans une situation où on prend du plaisir et on partage, ce qui n’était pas forcément le cas il y a quelque temps. J’ai le sentiment qu’on est bien et sereins mais c’est une construction qu’on a commencée depuis longtemps déjà. Et ce n’est pas que l’équipe qui gagne, c’est le club en entier ».

- Que penser de cette cuvée de Buducnost ?
- C’est une institution, une culture, une expérience et une histoire. Cette équipe est toujours présente en Ligue des Champions. Cette saison, ça n’a pas été simple pour eux en préparation car ils ont été très fortement impactés par le Covid. Du coup, chaque jour ou semaine qui passe va dans leur sens. La formation qu’on va affronter ce week-end ne sera pas la même qu’il y a quinze jours ou trois semaines. Elle connaît un début de compétition décevant comptablement et du coup je m’attends à une réaction très forte ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)