BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

09.09.20 | Les Rebelles sur orbite

Le Brest Bretagne Handball n’a pas tremblé un instant lors de son entrée en lice en Ligue Butagaz Énergie. Grâce à une partie vite pliée, Laurent Bezeau a pu répartir le temps de jeu de ses joueuses à sa guise pour voler vers un succès large face à Mérignac (32-18). Ce retour à la compétition après plusieurs mois d’arrêt ne doit en tout cas pas faire oublier aux Brestoises que dès samedi c’est le plongeon dans la Ligue des Champions face aux Roumaines de Valcea.

Même lieu, même période, un an plus tard c’est donc à Mérignac que le BBH effectuait à nouveau son premier déplacement de la saison. Mais il faudra s’arrêter là pour les comparaisons. Le contexte Covid-19 avait en effet déjà donné à cette rencontre une saveur particulière avant même qu’elle ne soit disputée. Un retour à la compétition après six mois de coupure, une incertitude tout la semaine sur la tenue ou non de la partie – et il faudra sans doute s’y habituer – et des contacts limités à ceux entre les joueuses sur le terrain.


Et s’il faut rembobiner un an en arrière, la copie rendue par les Rebelles 2019/2020 n’avaient pas été du niveau de cette nouvelle cuvée. Il n’y a pour ainsi dire pas vraiment eu de match entre Girondines et Bretonnes. « L’écart n’est pas cher payé à la vue de notre prestation et compte tenu que c’était Brest en face, soufflait un brin désabusé Philippe Carrara, le coach mérignacais. On s’en sort bien et ça aurait pu être beaucoup plus lourd sans que ce soit injustifié. On savait que ça allait être compliqué, qu’il y aurait des rotations en face qui nous feraient mal et qu’à un moment donné on allait plier, mais je n’imaginais pas que ça se ferait aussi facilement que ça ».

Le bilan du technicien du MHB est sévère mais le déroulé du match ne peut pas lui donner complètement tort. On a ainsi vu des joueuses de Mérignac dans le coup une grosse dizaine de minutes, pas plus, avant que la machine brestoise ne se mette en route sous l’impulsion des arrêts de Sandra Toft et d’un jeu rapide clinique (5-6, 12e ; 6-11, 19e). « On a su prendre notre envol, on a rendu les choses faciles, soulignait Laurent Bezeau. Forcément, on se souvenait de la rencontre de l’année dernière durant laquelle on avait été vraiment en difficulté pour proposer quelque chose de cohérent. On s’en était sortis dans le dernier quart d’heure. Là, le match était plié à la mi-temps ».


Mérignac muet, ou presque, avec « une efficacité offensive catastrophique » (Philippe Carrara), inscrivait avant la pause 2 petits buts en 18 minutes quand dans le même temps les Rebelles enfilaient les perles avec 10 réalisations de 10 joueuses différentes ( ! ). Le couvercle était déjà sur la marmite à mi-chemin (7-16, 30e). « Le ton est monté dans le vestiaire à la mi-temps, reconnaissait le coach girondin. Je pensais qu’on aurait eu un sursaut d’orgueil mais il n’en a rien été. Le jeu qu’on a produit a été indigne d’une équipe de Division 1. J’ai vu quelques fantômes ressurgir de la saison dernière alors que j’espérais qu’ils étaient loin ».

Avec une formation repartie pied au plancher (10-24, 40e), Laurent Bezeau, qui avait pu s’appuyer sur une parfaite Pauletta Foppa (6/6 aux tirs) et un binôme de gardiennes au top (11 arrêts pour Sandra Toft et Cléo Darleux), n’avait pas les mêmes problèmes. « Tout le monde avait hâte de recommencer et pour un premier match je trouve que les filles ont été très impliquées, très investies pour proposer quelque chose de qualité, débriefait-il. Ce que j’ai aimé c’est de pouvoir faire des rotations pour partager le temps de jeu. J’avais fixé trois objectifs aux joueuses avant Mérignac : gagner, construire de la confiance et qu’elles puissent se dire à la fin qu’elles ont toutes fait un bon match. Tout ça a été respecté ».

Et si les six mois d’arrêt avaient peut-être un peu fait perdre les habitudes, le rythme imposé dès ce début de saison va vite ramener tout le monde à la réalité. Car entre le retour à Brest jeudi en fin de journée et le coup d’envoi de la Ligue des Champions face à Valcea, il n’y aura que 48 heures. Personne ne s’en plaindra cela dit, on attendait cela depuis tellement longtemps…

MÉRIGNAC – BREST : 18-32 (7-16)
MÉRIGNAC : Falcon (g.), Le Borgne (g.), Obein (g.), Abadie, Dazet (2), Deroin (1), Grollier (2), Jobard (1), Lacuey, Lahcène (1), Lignières (2), E. Puleri (1), L. Puleri (5), Svangaard (3), Van Olphen. Entraîneur : P. Carrara.
BREST : Toft (g.), Darleux (g.), Catani (1), Coatanéa (2), Fofana, Foppa (6), Gros (5), Gulldén (4), Kobylinska (2), Lassource (4), Loseth (1), Mauny (2), Niakaté (2), Pop-Lazic (3). Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : Kristo Sports)