BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

09.04.21 | Monika Kobylinska prolonge son bail au BBH

Le Brest Bretagne Handball a le plaisir d’annoncer la prolongation pour deux saisons de Monika Kobylinska. L’arrière droite polonaise, qui fête ses 26 ans aujourd’hui, est donc liée au club jusqu’en 2023. Après un premier exercice flamboyant, elle a été coupée dans son élan en octobre dernier à cause d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou. Elle aperçoit maintenant la fin de sa rééducation après six mois de dur travail et devrait pouvoir réintégrer l’équipe dans quelques semaines pour les dernières joutes capitales.

On l’a longtemps vue ces derniers mois sur les écrans de l’Arena, attentive à distance aux performances de ses coéquipières. Depuis quelques jours, Monika Kobylinska est de retour à Brest et cela présente plusieurs avantages. Outre le sourire et l’énergie qu’elle apporte, c’est une bonne nouvelle qui l’accompagne. Le bout du tunnel n’est en effet plus très loin pour elle et ce n’est qu’une question de jours avant de la voir revêtir à nouveau la tunique des Rebelles en compétition. « J’ai travaillé dur pendant des mois et les meilleurs moments arrivent maintenant, confirme-t-elle avec les yeux qui brillent. Il est temps de sourire et de jouer au handball ! »

Touchée en plein vol au mois d’octobre, les circonstances de sa blessure sont encore fraîches dans sa tête. « C’était en match amical avec la Pologne contre la Suède, rembobine-t-elle. Je me sentais vraiment bien durant ce match… mais c’est arrivé. Ça a été un vrai coup dur pour moi bien sûr. Mais j’ai pu me relever mentalement assez vite parce que ce n’était pas ma première blessure et puis quand tu joues au handball, tu sais que ce genre de choses fait partie de ce sport. J’ai en priorité pensé à ma rééducation et j’ai sorti de ma tête les mauvaises choses. Je me suis concentré sur ce que je pouvais faire de mieux pour revenir au plus vite ».

Pour sa convalescence et son travail de récupération après l’opération Monika avait opté pour la Pologne, un choix plutôt logique et sécurisant pour elle dans une période aussi difficile. « J’aurais pu le faire en France, il y a d’excellentes structures pour cela mais là-bas j’ai pu effectuer mon travail à deux heures du lieu où réside ma famille, explique-t-elle. Je connaissais en plus très bien le kiné depuis cinq ans, c’est celui de l’équipe nationale et c’était plus facile pour moi d’expliquer ce que je ressentais au fur et à mesure dans ma langue natale. Quand on n’arrive pas à se faire comprendre, un petit problème peut vite être mal interprété ».

Déjà touchée de manière identique par le passé, Monika savait aussi où elle allait et les sacrifices qu’il allait falloir faire pour revenir au niveau qui était le sien avant l’accident. La seule interrogation concernait réellement le temps de guérison. « C’était quand même une grosse blessure et une grosse opération, justifie-t-elle. Je me suis donc préparée au pire, c’est-a-dire revenir au bout de neuf mois. Et je me suis fixée de petits objectifs au fur et à mesure. Je ne voulais pas me projeter trop loin pour ensuite être déçue ».

Et la France n’était pas si loin pendant ces longs mois de labeur. Grâce à la multiplication des matches retransmis sur Facebook, Youtube ou autres, Monika a pu suivre la saison très consistante de ses coéquipières sans perdre le fil. « J’ai tout vu bien sûr, sourit-elle. J’étais en contact avec l’équipe. C’était très sympa de voir les messages de soutien que les gens ou les filles m’envoyaient, j’ai aussi reçu des cadeaux. Tout ça m’a aidé pour continuer à travailler. Savoir que les gens m’attendaient, c’était super. Et finalement, c’était presque plus dur une fois revenue ici, de voir mes coéquipières s’entraîner et jouer sans moi. Du coup, j’essaye de les aider mentalement, de leur apporter de la fraîcheur et de l’énergie ».

Le retour probable à la compétition est pour dans quelques semaines, « pour vraiment aider l’équipe, pas juste être présente. Je suis si motivée et excitée avec tous ces matches importants qui vont arriver ». Monika va pouvoir pratiquer à nouveau sa passion, et ce sera même pour deux années supplémentaires à Brest. « J’ai été très contente qu’on évoque la possibilité que je reste deux ans de plus, reconnaît-elle. Je me sens très bien ici et le club me donne l’opportunité de jouer dans l’un des meilleurs championnats et également en Ligue des Champions. Si je n’avais pas été blessée, j’aurais également signé une prolongation si on me l’avait proposée mais c’est sûr qu’après un gros arrêt comme celui-là, c’est toujours bien d’être quelque part où tu te sens bien, avec des gens qui prennent soin de toi ».