BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

09.01.21 | Bis repetita...

Le Brest Bretagne Handball est revenu les poches vides de son déplacement à Moscou (25-24) mais avec un peu plus de discipline et de réussite, la conclusion aurait à coup sûr été bien différente. Trois jours après un succès éclatant contre Metz, les Rebelles n’ont pas réussi à confirmer et devront cravacher pour accrocher l’une des deux premières places du groupe. Le CSKA, qui avait déjà remporté le match aller à l’Arena en octobre, reste la seule équipe à avoir fait tomber le BBH cette saison.

Ce n’était pas la semaine la plus décisive de la saison, mais ça s’en rapprochait tout de même énormément. Après une trêve de plusieurs semaines, pour assurer notamment la tenue de l’Euro au Danemark, le Brest Bretagne Handball allait passer au révélateur. Rien de définitif encore bien sûr mais les premiers jours de janvier avaient forcément été passés au fluo car ils pouvaient également être ceux de tous les dangers. En effet, le BBH ne navigue pas en ce moment avec son équipage-type. Monika Kobylinska, out depuis octobre, a ainsu vu Cléo Darleux et Kali Niakaté la rejoindre à l’infirmerie au retour de leur séjour avec les Bleues. Si l’effectif brestois a été construit à rallonge pour pallier ce genre de forfaits, il n’est jamais idéal de devoir se passer de plusieurs de ses meilleurs éléments.

Les Rebelles s’étaient en tout cas mises dans les meilleures conditions avant leur périple en Russie en dominant avec beaucoup de maîtrise leurs rivales messines quelques jours auparavant. Le CSKA était lui davantage sous le feu des projecteurs après un revers surprise face à Astrakhan en Coupe de Russie. « On était sous pression, oui, reconnaissait le coach danois du CSKA, Jan Leslie. Notre prestation lors du dernier match n’avait pas été bonne. Par contre celle de Brest face à Metz avait été impressionnante. Je suis donc très heureux pour mon équipe aujourd’hui ».

Laurent Bezeau tentait lui de relativiser la portée mathématique de cette défaite en terre moscovite qui compromet bien sûr la possibilité d’accéder à l’une des deux premières places du groupe mais n’est pas en soit totalement dramatique non plus. « Aucune des deux rencontres de la semaine n’était décisive, lâchait-il. On est déçus évidemment mais on a gagné le match le plus important il y a trois jours et on reste en course en Ligue des Champions. On aurait pu repartir d’ici en se disant « M…, on est moins forts qu’eux », et ce n’est pas le cas, je pense qu’on aurait pu le gagner ».

Jusqu’à l’entrée dans la dernière minute, il était en effet compliqué de désigner un probable vainqueur. Les Russes ont alors profité d’une sérénité supérieure dans ce moment-clé pour décrocher la timbale. « On n’était vraiment pas loin, soufflait Amandine Tissier. La fin du match a été assez étrange avec sans doute un manque de maîtrise de notre part sur certains ballons. C’est dommage mais il ne faut pas non plus oublier le début de match qui n’avait pas été terrible. On avait dû bien cravacher pour revenir ». Comme face à Metz quelques jours plus tôt, les Rebelles ont en effet mis le mode diesel, ou plutôt ont dû se l’imposer à cause d’un nombre incalculable de balles perdues. D’abord dans le coup (3-3, 9e) grâce à une défense performante et une Sandra Toft monstrueuse, les Brestoises ont fini par subir le jeu rapide moscovite, synonyme de premier écart (7-3, 14e).

Avec davantage d’application en attaque, elles allaient pourtant revenir et même passer devant avant la pause finalement atteinte sur un score de parité (12-12,…comme contre Metz). Avec le gâchis constaté durant les trente premières minutes, il y avait de quoi être optimiste dans le camp français. Encore davantage d’ailleurs quand le score passait à +2 (12-14, 33e). « On aurait pu faire alors en sorte d’enterrer des ballons et faire grandir l’écart mais Moscou a très bien joué le coup », soulignait aussi Amandine Tissier.
Sous l’impulsion d’une Ilina parfois très inspirée, les Russes refaisaient leur retard et emmenaient même le BBH vers un moment très délicat (20-18, 46e). « On a montré la bonne attitude, se félicitait Jan Leslie. Brest nous a mis une grosse pression mais on a su jouer avec calme ».

Si le BBH maintenait toutes ses chances de rafler la mise grâce à un coup de sang de Pauletta Foppa (3 buts consécutifs, 21-21, 51e) puis des séquences de jeu à 7 (24-24, 57e), le money time était on l’a dit davantage l’affaire des Moscovites. « Il y a beaucoup de déception car on avait le sentiment qu’on pouvait être plus forts même si le résultat ne le montre pas, poursuivait Laurent Bezeau. Ce n’est que notre deuxième défaite de la saison mais c’est encore contre le même adversaire ». Le CSKA pourra en effet se targuer d’être la seule formation pour le moment à avoir trouvé la clé contre les Rebelles. « On a perdu trop de ballons en première mi-temps et manqué trop de tirs en deuxième, regrettait le coach. On savait que ce déplacement à Moscou serait compliqué, il l’a été. Notre adversaire a joué sur ses fondamentaux, ne s’est pas désuni et n’a pas douté ».
Ce ne sera pas non plus le cas du Brest Bretagne Handball qui se remettra vite de ce revers car les échéances vont continuer à s’enchaîner à vitesse grand V. Au retour d’un long vol de Moscou, les Brestoises pourront aussi se satisfaire de pouvoir jouer les deux prochains matches, contre Dijon et Buducnost, à la maison.

CSKA MOSCOU – BREST : 25-24 (12-12)
CSKA MOSCOU : Masson (g.), Sedoykina (g.), Gorshkova (6), Dmitrieva (3), Vedekhina (2), Sudakova, Markova (2), Chigrinova, Jacobsen, Ilina (7), Heindahl, Skorobogatchenko (2), Demidovich, Illarionova, Ristovska (3), Kaplina. Entraîneur : J. Leslie.
BREST : Toft (g.), Quiniou (g.), Mauny (1), Toublanc, Tissier (2), Gros (5), Gulldén, Lassource, Lagattu, Catani, Pop-Lazic (3), Foppa (4), Jaukovic (6), Loseth, Coatanéa (3), Jarrige. Entraîneur : L. Bezeau.