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08.01.21 | Laurent Bezeau : « J’ai l’impression que rien ne les atteint »

Le BBH bouclera ce samedi l’une de ses semaines les plus importantes de la saison. Après avoir dominé avec la manière et un bel écart Metz mercredi, les Rebelles ont pris ce vendredi la direction de la Russie où les y attend le CSKA Moscou (samedi, 16 heures, heure française). Capital dans la lutte pour l’une des deux premières places du groupe, ce match face à la seule équipe qui les a battues depuis septembre, s’annonce compliqué mais Laurent Bezeau a aussi conscience que son groupe présente de forts arguments et peut surmonter bien des obstacles.

« Laurent, as-tu conscience, à froid, que l’équipe a réalisé un gros coup mercredi face à Metz ?
- Je n’ai malheureusement pas pu revoir le match parce qu’il a fallu se mettre tout de suite sur celui de Moscou qui sera très difficile et décisif en Ligue des Champions. Cette victoire a été superbe et on fait ce sport pour vivre ces joies qui ne durent pas longtemps mais qui nous donnent envie de les revivre. Ça donne aussi beaucoup de confiance même si on reste vigilants. Et puis quel pied, après avoir été séparés autant de semaines, de retrouver l’équipe dans un état aussi dynamique et collaboratif !


- Ce match contre Metz, c’était un test que tu attendais pour jauger ton équipe ?
- Non, je ne fonctionne pas comme ça. Il y avait simplement une échéance importante sur la route vers le titre de champion de France et cette étape avait beaucoup d’intérêt. Il fallait être capables de gagner mais surtout de montrer le visage le plus positif possible parce que c’est dans l’ADN du club, de donner envie à nos supporters et nos partenaires de continuer à nous suivre et de vouloir revenir à l’Arena dès que ce sera autorisé. On avait besoin d’afficher cette dynamique, notre capacité à faire du jeu et à être solidaires. Tous ceux qui nous suivent ont besoin d’avoir confiance dans le projet du club et je pense qu’on a envoyé des signaux forts pour ça.

- Quelles craintes avais-tu lors de la reprise fin décembre ?
- On fait un sport collectif donc on a envie que le groupe se retrouve. On a des individualités et le but est qu’elles se subliment pour former un tout. On avait peu de temps pour retrouver ce qu’on avait produit contre Odense avant la trêve, cette dynamique, cette intensité. Les filles sur Brest avaient bien travaillé en décembre avec le staff. Celles qui étaient à l’Euro avaient pour certaines connu des mésaventures, d’autres des joies et on ne savait pas trop comment on allait les récupérer. Kali et Cléo sont revenues blessées mais au final on n’a pas perdu en sérénité et en confiance. Autant on avait eu du mal à rebondir après la blessure de Monika début octobre, autant là on a réussi à surmonter les absences. Il va falloir vite confirmer.

- Qu’est-ce que ton collectif a de plus qu’au lancement de la saison en septembre ?
- J’ai le sentiment que toutes les filles sont focus sur le même objectif. Quoi qu’il puisse se passer, elles sont orientées vers les buts à atteindre, c’est très appréciable. Malgré tout ce qu’il peut se passer, j’ai l’impression que pour l’instant rien ne les atteint. Il y a de nouvelles joueuses qui ont été complètement intégrées, d’autres qui confirment ce qu’elles avaient mis en place la saison dernière. Il y aura des moments difficiles, on perdra peut-être des matches mais on voit que les joueuses sont vraiment ensemble, qu’il y a une bonne collaboration avec le staff et que tout ça forme une belle équipe pour gagner des choses.

- Ce week-end, c’est le retour de la Ligue des Champions. Face au CSKA Moscou, la seule équipe qui a battu le BBH cette saison, il y aura fort à faire…
- Le CSKA fait partie des deux ou trois équipes qui nous ont posé le plus de problèmes. C’est une formation avec des fondamentaux russes très bien maîtrisés. Il y a des joueuses qui sont très fortes dans les duels, avec une qualité aux tirs incroyable. À l’aller, ça n’avait pas été simple mais on n’avait perdu que de 2 buts en en inscrivant 28. On n’était pas au mieux ce jour-là non plus mais il y avait moyen de gagner, on l’a senti et on a donc envie de relever le défi de l’emporter à Moscou même si par exemple Gyor n’y a fait que match nul. Si on veut être dans les deux premiers du groupe, il faut gagner en Russie ou à Gyor, peut-être les deux. Ça nous permettrait surtout de rester dans une dynamique hyper positive ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)