BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

07.09.21 | Pablo Morel : « À nous de montrer qu’on assume »

Le Brest Bretagne Handball lance sa saison ce mercredi à Bourg-de-Péage (20 heures, en direct sur Mistral TV) avec la pancarte de champion en titre dans le dos. Pour son nouvel entraîneur, Pablo Morel, c’est un statut qu’il faudra assumer à chaque sortie. Le technicien du BBH, qui a profité de l’été pour prendre la mesure de son groupe, a aussi confiance dans le fait que ses filles auront les épaules pour supporter cette pression permanente.

« Pablo, à 24 heures du lancement de la saison, qu’est-ce qui prime ? L’impatience ou la nervosité ?
- Un mélange des deux et c’est d’ailleurs important d’être un peu stressé ou nerveux, de ressentir ce trac. Ça réveille la vigilance et on m’a toujours dit que c’était mieux d’avoir peur avant parce que pendant, c’est trop tard (sourire). On est aussi excités bien sûr parce que sept semaines de préparation c’est long et c’est la compétition qui nous nourrit. On a hâte.

- Quand on débute une nouvelle aventure comme celle-ci, quelle est la priorité ?
- En démarrant une nouvelle saison ou un nouveau projet comme c’est mon cas aujourd’hui, le danger quand tu te rapproches de la compétition c’est de tomber dans les enjeux, les résultats, de dévier de ta route et de faire des compromis pour absolument gagner. La seule chose qui peut amener de la performance toute la saison, c’est de rester sur notre chemin. Le véritable axe demain à Bourg-de-Péage sera donc d’être fidèles à ce qu’on est en train de mettre en place et de continuer à progresser.

- La saison va démarrer avec une semaine « on the road » entre Brest, Bourg-de-Péage et Rostov. C’est l’occasion de donner encore un peu plus d’épaisseur à la vie de groupe ?
- Complètement. On a fait une préparation très brestoise, on a très peu bougé. On a fait de la vie de groupe mais pas en restant ensemble une semaine tous ensemble. Ce sera donc l’opportunité de le faire, on va pouvoir avancer sur la cohésion et les relations autour de la compétition.

- Cela peut aussi intéressant de voir les filles confrontées à un contexte différent…
- Oui mais ça peut l’être aussi pour elles vis-à-vis du staff. C’est tout bête mais moi je ne les connais pas toutes dans des situations de stress, de voyage et de compétition. On va être mis sous pression, je ne les connais pas dans ce contexte et elles non plus. On a encore plein de choses à découvrir, ça va être intéressant d’être à l’écoute de tout le groupe.

- Que penser de Bourg-de-Péage, le premier adversaire de la saison ?
- Je regardais l’historique de ce club et j’y ai vu une progression cohérente. Le budget augmente petit à petit, aujourd’hui c’est le 3e ou 4e de Ligue Butagaz Énergie. Il y a une vraie économie, du public. Bourg-de-Péage ne peut plus se cacher et si la structure continue à avancer, ça va devenir un prétendant à l’Europe. On sait que c’est difficile de les manœuvrer là-bas, il y a un coach qui est là depuis longtemps, qui maîtrise l’environnement, un mélange de jeunes joueuses et d’autres plus expérimentés. C’est une équipe à prendre au sérieux évidemment et on va y aller avec toute l’humilité et le sérieux nécessaires pour faire un bon match.

- La pancarte de champion de France dans le dos peut-elle être dure à porter ?
- Ce qui est sûr c’est que c’est un statut qui amène forcément une motivation de l’adversaire. Battre le champion, c’est significatif. Mais il y a malgré tout aussi une hiérarchie qui est installée psychologiquement, qu’on le veuille ou non. Nos adversaires seront motivés pour nous battre mais si tu tiens ton rang, il peut y avoir une forme d’acceptation face à ce statut. À nous de montrer qu’on assume ça pour inspirer du respect. On doit être à a hauteur à chaque sortie dans le comportement, l’état d’esprit, la production du jeu. Un vrai champion n’allume pas la lumière trois fois seulement dans sa saison ».


(Crédit photos : O. Stephan/BBH)