BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

06.02.21 | Un point, c'est bien

Le Brest Bretagne Handball a eu fort à faire ce samedi pour remporter un point face au Borussia Dortmund. Longtemps devant au score, les Allemandes n’ont jamais craqué et poussé les Rebelles dans leurs retranchements. Avec ce nul (33-33), le cinquième de la saison pour le BBH dans la compétition, la troisième place du groupe est en tout cas sécurisée pour les filles de Laurent Bezeau qui n’auront donc rien à craindre de leur dernier déplacement en Roumanie la semaine prochaine.

« On doit être contents de prendre un point à Brest ». Andre Fuhr, le coach du Borussia ne faisait pas la fine bouche à l’issue de la partie et encaissait volontiers la demi-cagnotte. Pourtant son équipe a sûrement longtemps cru pouvoir faire mieux et être la deuxième équipe de la saison à faire tomber les Rebelles. Rapidement, on a d’ailleurs vu que ces dernières n’étaient pas dans leur meilleur jour, notamment en défense, et que rien n’allait être simple. « On mérite en tout cas complètement ce point, appuyait le coach allemand. On a eu la possibilité de gagner. On s’attendait à ce que ce soit difficile mais comme le match aller avait été le pire pour nous cette saison (victoire du BBH, 41-29), ça n’a pas été compliqué de trouver la motivation. Je respecte beaucoup Brest mais je pense que la différence entre les deux équipes n’est pas de 12 buts ».

Ce samedi, elle n’a jamais été de plus de trois unités en tout cas, les Finistériennes s’échappant les premières (11-8, 17e), le Borussia profitant de cinq très bonnes minutes avant le repos pour faire de même (17-20, 30e). Oui, il fallait se frotter les yeux à la lecture du score à mi-parcours et surtout pour les 20 pions encaissés, là où par exemple Metz avait plafonné à 19 sur une rencontre entière. « Je ne me souviens pas d’une première période où on ait été autant en difficulté en défense, confirmait Djina Jaukovic en conférence presse. On a une nouvelle fois mal débuté le match et c’est toujours une question de défense. On doit se concentrer là-dessus pour la suite car quand on est bien dans ce secteur, on n’a jamais de problèmes ».

Pour perturber l’arrière-garde brestoise, les Allemandes ont mis de belles intentions, une circulation de balle extrêmement rapide et ont pu compter sur une Inger Smits dans un grand jour. Avec onze buts à l’arrivée, l’arrière néerlandaise a fait beaucoup de mal aux Brestoises. « On a joué à un tempo élevé, commentait-elle après les débats. On a pu avoir davantage d’attaques que d’habitude. C’est le match qu’on voulait disputer. Je suis en tout cas très heureuse de ce point car même si on a fait une grosse première, c’était un peu moins bien en seconde ». Smits n’a pas été la seule arme pour un Borussia présentant un ensemble très cohérent et pouvant compter depuis un mois sur l’apport d’une autre Néerlandaise, Laura Van der Heijden, arrivée de Siofok durant la trêve. « Il y a une sacrée force de frappe dans cette équipe qui est l’une de celles qui joue le plus de phases rapides, expliquait Laurent Bezeau. Elle a su mettre d’entrée un rythme important et on s’est fait surprendre. Les joueuses de Dortmund sont très durs à attraper, la balle bouge vite ».

Après avoir été repoussées à 7 unités à la pause par Buducnost, les Brestoises avaient cette fois un écart moins important à gommer dans la dernière ligne droite (-3) mais eurent tout de même toutes les peines du monde à recoller (27-27, 46e) avant de reprendre un avantage qu’elle n’avaient plus décroché depuis un bon moment (30-29, 52e).  Le dernier but inscrit par les Allemandes dans le money time (32-33, 58e) faisait une nouvelle fois craindre le pire mais grâce à une très précieuse Bella Gulldén, l’égalisation était trouvée dans l’ultime minute puis définitivement validée par un arrêt de Cléo Darleux. « Je suis déçu parce que j’aurais voulu qu’on joue mieux, avouait Laurent Bezeau. On a fait beaucoup d’erreurs et je ne suis pas content de la défense, je veux stabiliser ça dans le futur. Mais je ne m’affole pas non plus, ce n’est pas un match perdu. Je ne suis pas satisfait de ce cinquième nul en Ligue des Champions mais les filles sont allées chercher le point dont on avait besoin pour verrouiller la troisième place ».

C’est en effet sans pression que le BBH se rendra la semaine prochaine à Valcea, pour la dernière rencontre de la phase de groupes. Assurées de terminer juste derrière le CSKA Moscou et Gyor, elles pourront en profiter pour peaufiner encore quelques détails mais surtout devront gérer la fatigue engendrée par une succession infernale de déplacements. Après Paris 92 mercredi, elles se rendront donc en Roumanie avant de rejoindre directement le Sud de la France et Plan-de-Cuques pour boucler la première phase de Ligue Butagaz Énergie. Dantesque !


BREST – DORTMUND : 33-33 (17-20)
BREST : Quiniou (g.), Darleux (g.), Toft (g.), Mauny (1), Toublanc, Gros (7), Gulldén (6), Lassource (1), Fofana, Catani, Pop-Lazic (3), Foppa (5), Jaukovic (6), Loseth (2), Coatanéa (2), Jarrige. Entraîneur : L. Bezeau.
DORTMUND : Duijndam (g.), Roch (g.), Ten Holte (g.), Danielsson (1), Van Zijl, Smits (11), Abdulla (1), Stockschläder (1), Guttierrez (3), Freriks (6), Dulfer (3), Van der Heijden (3), Vollebregt (4), Rode, Bleckmann. Entraîneur : A. Fuhr.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)