BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

05.01.20 | L'essentiel, sans s'affoler

Le Brest Bretagne Handball a poursuivi son parcours sans faute à l’Arena en disposant de Mérignac (37-28). Face à la lanterne rouge et toujours à la recherche de son premier succès, l’entame fut plutôt compliquée mais les Rebelles ont su ne pas paniquer pour remettre les choses à l’endroit avant la mi-temps. Au cœur d’un mois de janvier moins dense, les Brestoises ont maintenant une semaine pour préparer le déplacement à Besançon le week-end prochain.

L’histoire retiendra pour le Brest Bretagne Handball que l’année 2020 aura aussi bien démarré que la précédente avait terminé. Malgré une trêve animée d’un championnat du monde et les fêtes dans la foulée, les Rebelles semblent avoir toujours aussi faim et certainement en tête la volonté de concrétiser d’ici au mois de mai les très belles promesses affichées depuis septembre. Alors, certes, face à Mérignac, l’appétit a mis une bonne vingtaine de minutes à arriver mais la manière dont le BBH a géré un temps très faible à l’entame de la partie montre encore une fois que cette équipe croit fort en elle.

« Le fait de ne pas s’affoler, c’est déjà une qualité mentale, débriefait Laurent Bezeau. C’est aussi avoir confiance en son équipe et son collectif. Il y a une harmonie qui se dégage ». Le Brest Bretagne Handball dispose aussi d’une belle profondeur de banc et cette rencontre face à la lanterne rouge en a été l’exemple-type. Car si le MHB33 a vite pris l’ascendant (1-5, 5e ; 6-10, 14e), profitant des largesses défensives locales et de l’efficacité de sa gardienne Balzinc, il a ensuite buté sur des filles qui ont su sauter sur l’occasion qui leur était donnée d’afficher leur valeur. Ainsi, Shenia Minevskaja, Laurie Fontaine-Carretero ou Gaëlle Le Hir ont tour à tour confirmé l’épaisseur de l’effectif brestois. « On se plait à se dire entre nous qu’on n’a que des titulaires, confirmait Laurent Bezeau. À chacune d’apporter ce qu’elle peut au groupe. On voit des complémentarités durant les entraînements mais aussi dans la vie de tous les jours. Tout ça fait qu’on est une équipe ».

Avec 70% d’arrêts à la pause, Laurie Fontaine-Carretero a su se montrer décisive pour lancer la révolte des Bretonnes et comme Shenia Minevskaja avait la main chaude (10 buts sur ce match), c’était avec un cinglant 6-0 que les filles regagnaient les vestiaires, pointant au plus haut de leur forme (17-14, 30e). « On n’y croyait alors pas vraiment, rembobinait Pascal Latournerie, coach intérimaire en l’absence de Philippe Carrara, souffrant. L’idée à la mi-temps était surtout de rester dans le match le plus longtemps possible. Il y avait la possibilité qu’on sombre, ça nous était déjà arrivé. Au final, on est relativement satisfaits parce qu’on avait pas mal de filles malades ou blessées. Le collectif a tiré dans le même sens. Mais ici, ça reste compliqué, Brest est un grand club qui évolue en Ligue des Champions ».

Alors ce début de match poussif, comment l’expliquer ? « On ne s’était peut-être pas mis dans les meilleures dispositions, reconnaissait Laurent Bezeau. On sortait d’un match super à Paris et peut-être qu’on a pensé que parce que c’était Mérignac qui était dernier et n’avait pas gagné une seule fois… Cette équipe nous a posé des problèmes et a fait une très belle première période avec de la qualité, de la fierté, de l’orgueil. Mais malgré tout, on était à +3 après 30 minutes et il n’était écrit nulle part qu’on finirait à +15 ».

Face aux Girondines qui ont eu le mérite de ne rien lâcher, même au retour des vestiaires, les Brestoises ont tout de même dû attendre le dernier quart d’heure pour définitivement se mettre à l’abri (26-24, 43e, 30-25, 49e ; 35-28, 58e). L’élastique finissait bien par lâcher dans la dernière ligne droite et l’abattage de Bruneau ou Olivar ne suffisait plus à contrecarrer les plans brestois. « Dans le sport collectif, il est dit que les grandes équipes savent gagner un match même quand elles ne sont pas bonnes, concluait Laurent Bezeau. Je ne sais pas si on est une grande équipe mais on a quand même montré de très belles choses depuis le début de la saison. Aujourd’hui, on ne s’est pas affolés face à un adversaire qui a joué crânement sa chance. À la fin, je trouve même qu’on gagné avec sérénité ».

L’histoire retiendra principalement le résultat et celui-ci permet au BBH de conserver sa place de leader de Ligue Butagaz Énergie avec Metz. Avec encore trois semaines avant de basculer dans le marathon de la Ligue des Champions, tout le monde doit prendre le temps de savourer ce résultat avant de préparer le déplacement, forcément compliqué, à Besançon.
En attendant, bonne année à tous !

BREST – MÉRIGNAC : 37-28 (17-14)
BREST : Toft (g.), Fontaine-Carretero (g.), Toublanc (5), Tissier (4), Le Hir (2), Gros (1), Kobylinska (4), Gulldén (3), Lassource, Lagattu, Minevskaja (10), Foppa (3), Coatanéa (3), Mangué (2). Entraîneur : L. Bezeau.
MÉRIGNAC : Balzinc (g.), Nganmogne (g.), Grollier, Guillerme (1), Van Olphen (4), Nicolas, Olivar (5), Radojevic (1), Sias (1), Daquin (3), Svangaard (3), Desgrolard (2), Bruneau (8). Entraîneur : P. Latournerie.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)