BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

04.03.20 | Laurène Catani change de rade !

Le Brest Bretagne Handball est heureux d’annoncer la signature pour les deux prochaines saisons de Laurène Catani (28 ans) en provenance du club de Toulon Saint-Cyr. Ce sera la première fois que la demi-centre quittera le Var où elle a tout connu depuis une vingtaine d’années. Laurène est la troisième et dernière recrue du BBH pour la saison 2020/2021.

C’est ce qu’on appelle un vrai changement de vie. Née à Marseille et élevée au handball à Saint-Cyr (83) avant que le club ne fusionne avec Toulon (en 2005), Laurène Catani va cet été quitter son sud pour rejoindre la pointe de la Bretagne et le BBH. Habituée aux joutes de la LFH qu’elle fréquente sans discontinuer depuis 2009 (avec un premier contrat professionnel en 2012), elle va donc débarquer à Brest avec une belle expérience et une grosse envie de découvrir la Coupe d’Europe avec les Rebelles.

Personnage incontournable du handball toulonnais pendant une décennie, elle a décidé de sauter le pas et de dire oui à un nouveau projet et de nouvelles ambitions. Au Brest Bretagne Handball, elle apportera un profil de joueuse qui n’existe pas encore au club. Son style de jeu offrira une solution supplémentaire à Laurent Bezeau qui disposera donc d’un groupe de 18 professionnelles avec cette dernière recrue.

Si Laurène a affronté Brest à de nombreuses reprises en championnat depuis quelques années, elle a notamment participé aux deux finales de Coupe de France perdues par son équipe face aux Rebelles à Bercy et ne cache pas avoir été impressionnée par la ferveur et le nombre de supporters brestois présents dans l’enceinte parisienne pour l’occasion.
Dans quelques mois, ces fans seront tous derrière elle.

Bienvenue Laurène !


Laurène CATANI 
Française 
Demi-centre 
28 ans, née le 8 avril 1991 
1,66m

Club précédent : Toulon Saint-Cyr (professionnelle depuis 2012).

Palmarès : Vainqueure de la Coupe de France en 2012 avec Toulon Saint-Cyr.

Jean-Luc Le Gall (coordinateur sportif) : « Nous n’avions pas ce type de profil »

« Notre objectif était de densifier notre groupe version 2020-2021 pour pouvoir répondre à la fois à la grosse charge de travail qu’impose le calendrier et également aux multiples formes de jeux auxquelles nous sommes confrontés dans les différentes compétitions. En recrutant Laurène, nous atteignons notre objectif, dans la mesure où nous n’avions pas ce type de profil de meneuse de jeu. Par ailleurs, le peu de temps qu’elle a mis pour prendre sa décision nous a convaincus de sa volonté de rejoindre notre projet, ce qui compte beaucoup à nos yeux. Enfin, elle a démontré depuis le début de sa carrière un caractère à ne jamais rien lâcher, ce qui correspond au tempérament de notre groupe ».

Laurent Bezeau (entraîneur) : « Une joueuse très expérimentée »

« Laurène est une joueuse très expérimentée en LFH. Elle nous apportera sa capacité à manœuvrer et déséquilibrer les défenses adverses par sa vitesse et sa lecture de jeu. Elle finalise donc notre effectif qui sera composé de 18 professionnelles ».

Laurène Catani : « Prête à relever les manches »

« Laurène, cette interview pour parler de ton changement de club est quelque chose d’inédit pour toi qui n’as connu que Toulon Saint-Cyr…
- Oui, c’est un peu nouveau, c’est vrai ! En fait je suis passée par plusieurs sentiments. Je ne m’attendais pas du tout à l’appel de Brest et une fois que j’avais dit oui, ça s’est accéléré dans ma tête. Vu le contexte dans lequel je suis à Toulon, c’est difficile d’aller trouver ce confort ailleurs. Et je défie quiconque de dire qu’il veut partir quand il joue au plus haut niveau dans son club de cœur et que tous les paramètres lui disent qu’il peut s’épanouir sur place dans tous les domaines.

- Alors quelles sont les raisons qui t’ont poussée à accepter le projet brestois ?
- Le challenge, l’envie de sortir de ma zone de confort, l’ambition. Quand Brest m’a appelée, j’ai vu beaucoup de défis derrière cette proposition et je suis prête à les relever. Tout ça va être de grande envergure et beaucoup de choses vont changer pour moi mais je me sens prête à relever les manches et à m’investir.

- Y a-t-il aussi quelque part la volonté de prouver aux gens que tu peux réussir ailleurs que dans ton cocon toulonnais ?
- En fait, par le passé, il y avait eu cette envie de montrer cela aux gens, oui, lors de précédentes négociations avec d’autres clubs. Mais ça n’avait jamais abouti. Et cette année, je me suis convaincue que je n’avais rien à prouver à personne, à part à moi-même. J’ai changé ma façon de voir les choses et quand on m’a proposé de vivre cette nouvelle expérience avec cette armada et toutes ces internationales, j’ai voulu me prouver que je pouvais le faire.

- Tu t’étais déjà dit dans ta carrière que peut-être que tu ne quitterais jamais ce club ?
- Oui bien sûr et je considérais cela d’ailleurs comme un honneur. Ça ne m’aurait pas dérangé de le faire, je n’aurais eu aucun regret. J’ai d’ailleurs beaucoup joué avec Alexandra Bettacchini qui, elle, l’a fait (NDLR : gardienne du TSCV pendant 24 ans, retraitée en 2018).

- Concrètement, qu’est-ce qui va changer pour toi à Brest ?
- Au niveau sportif, mon statut ne sera plus du tout le même qu’à Toulon. Mais je suis une personne qui s’est toujours investie et je n’ai jamais considéré que les choses étaient acquises même si je suis depuis de nombreuses années dans le même club. J’ai toujours voulu gagner ma place et ça ne changera pas. Je sais qu’il y aura beaucoup de concurrence mais c’est nécessaire si l’on veut exister sur toutes les compétitions. Il faudra donner le maximum tous les jours. Évoluer avec toutes ces joueuses, ça va être excitant et je suis enthousiaste à l’idée de pouvoir faire partie de ce collectif. Je veux apporter ma pierre à l’édifice et apprendre encore. Je n’ai pas envie de partir pour partir, je veux exister dans le contexte brestois et contribuer aux succès de l’équipe.

- Et dans ta vie de femme ?
- Ce sera très différent, c’est sûr. Le climat est sûrement un facteur important mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Quand tu as des ambitions, il faut savoir mettre des choses comme ça de côté, mon soleil sera le hand ! C’est davantage l’éloignement de mes proches qui sera compliqué, il y aura une sorte de rupture, mais c’est un challenge et je veux vivre ça. C’est en tout cas un choix que je veux rendre bénéfique.

- Quelle idée tu te faisais de Brest avant d’y signer ?
- Je voulais jouer la coupe d’Europe avec Toulon et ça ne s’est pas réalisé. Là, avoir l’occasion d’exister sur la scène internationale dans une équipe comme celle-là, ça met des étoiles dans les yeux. Il y a aussi l’atmosphère, l’ambiance… Pour avoir joué contre le BBH à Bercy en finale de Coupe de France, je me suis dit qu’elles avaient dû se sentir portées par un engouement, une ville, une culture. C’est un rêve pour n’importe quelle joueuse d’évoluer dans cette Arena. Je suis remplie d’enthousiasme et j’ai hâte même si c’est vrai que ça me fait peur de tout quitter. Je ne pouvais pas passer à côté d’une telle proposition et j’ai envie de croire que je vais y arriver ».