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04.01.20 | Gaëlle Le Hir : « Avec de l’énergie positive »

Revenue dans le groupe professionnel après deux ans d’absence et une maternité, Gaëlle Le Hir (29 ans) a trouvé au mois de juillet un groupe conquérant et plein de bonnes intentions. Les premiers mois de compétition ont confirmé ce ressenti et la pivot du BBH, qui espère trouver davantage de temps de jeu en deuxième partie de saison, croit très fort en son équipe et son potentiel.

 

« Gaëlle, comment as-tu vécu cette première partie de saison durant laquelle tu as peu joué mais avec un rôle qu’on a imaginé important dans le groupe ?
- Je me suis bien sentie. Ça vient notamment du fait qu’il y a une superbe ambiance dans l’équipe et du coup, que tu sois sur le terrain, sur le banc ou dans les tribunes, tu es fière de faire partie de ça donc j’espère vivre la suite de la saison avec autant de bonheur.

- Avais-tu de l’appréhension à retrouver le groupe professionnel deux ans après l’avoir quitté ?
- Pas de l’appréhension, non, ou alors juste parce que je ne savais pas si je retrouverais le niveau. Entretemps, l’équipe avait évolué et progressé et je voulais voir si je pourrais également faire la même chose pour être comme les autres. Ma blessure cet été m’a un peu plombée, j’ai eu l’impression de ramer pour essayer de rattraper le groupe. J’ai conscience d’avoir deux très bonnes joueuses à mon poste devant moi (Sladjana Pop-Lazic et Pauletta Foppa) mais j’apporte ce que je peux différemment.

- Comment as-tu trouvé le groupe à la reprise en juillet ?
- J’ai vécu un peu avec lui la saison dernière à l’entraînement et ce n’était pourtant plus le même, il y avait une dynamique différente. J’ai carrément eu l’impression de découvrir des filles alors que je les connaissais déjà. Dès la première semaine, on a toutes senti qu’on pouvait faire une belle saison. On voyait que quelque chose était en train de se passer, avec de l’énergie positive.

- Tu n’as que 29 ans mais est-ce que tu as l’impression d’être un peu une grande sœur ou une mère pour certaines joueuses ?
- J’ai toujours été un peu maman dans le groupe, là je le suis vraiment dans la vie aussi. J’aime aider les autres et par exemple, quand je vois le potentiel de Pauletta qui est énorme, je suis contente de pouvoir l’aider sur certaines choses. Elle est déjà à un niveau beaucoup plus haut que moi mais sur certains points, je pense que je peux lui donner quelques conseils.

- Tu t’es fixée des objectifs personnels d’ici à la fin de saison ?
- J’espère qu’on me verra un peu plus sur le terrain. Physiquement, je suis affûtée, je voudrais donc pouvoir apporter davantage ma pierre à l’édifice. Je n’ai joué qu’un match de championnat, à Bourg-de-Péage, et deux ou trois en Ligue des Champions. D’un côté, j’aimerais donc jouer plus mais de l’autre, quand je vois comment l’équipe tourne, il n’y a aucune raison de changer les choses. Je comprends que ce soit compliqué de me faire entrer mais si c’est le cas, ce sera peut-être aussi parce qu’une fille s’est blessée et ça, je ne le veux pas. Donc si on me donne du temps de jeu, je le prendrai, sinon je continuerai à apporter ce que je fais aujourd’hui.

- Les filles ont sorti un match solide à Paris pour la reprise, penses-tu l’équipe capable de repartir aussi fort que sur la première partie de saison ?
- Oui car j’ai retrouvé de l’ambiance la semaine dernière. Des fois, c’est compliqué de revenir entre Noël et le Jour de l’An mais là, j’ai vu un groupe heureux d’être là. Je me demande comment ça pourrait mal tourner. Tout le monde a vraiment envie d’aller loin dans cette saison. Quand on voit la première mi-temps à Paris après un mois et demi de coupure, c’était quand même en mode rouleau compresseur.

-Et la venue de Mérignac, ça peut être un piège pour le leader face à la lanterne rouge ?
- C’est une équipe qui s’est construite en début de saison. On n’avait pas fait un grand écart là-bas. Aujourd’hui, leurs joueuses se connaissent mieux et elles ont besoin de points. Elles vont tout donner et être contentes de jouer à l’Arena. Nous, on sait bien que notre plus grand ennemi, c’est nous. Si on ne met pas les ingrédients de rigueur notamment, on peut se prendre les pieds dans le tapis. En plus, les gens ne nous ont pas vues depuis plusieurs semaines, on va donc devoir faire du beau jeu et décrocher un très bon résultat face à Mérignac ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)