BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

03.11.21 | Money time fatal

Le Brest Bretagne Handball a fini par mettre les deux genoux à terre face à Besançon au bout d’un match fou et très offensif (35-34). Jusqu’à la dernière action très litigieuse, les deux formations ont été au coude à coude durant soixante minutes, les Bisontines gérant mieux le money time face à des Rebelles très diminuées et privées de quatre arrières. Le BBH a maintenant trois jours pour se refaire une santé avant la réception de Dijon samedi.

La confusion a accompagné la fin d’une rencontre aussi animée que serrée ce mercredi soir. Alors que Besançon menait encore de trois unités à 1’20 du terme, le retour brestois aurait pu être complet si le ceinturage de Frécon au buzzer avait bien donné un jet de 7 mètres à des Rebelles revenues à une petite unité. « On n’est pas d’accord sur la dernière action avec le corps arbitral, relatait dans le calme Pablo Morel en conférence de presse. On estimait cette faute apparentée à de l’antijeu, on n’a pas la même interprétation de la règle ». Ce fait de jeu rendait encore plus frustrant ce revers concédé malgré l’énorme courage affiché par des Brestoises très diminuées sur la base arrière. En plus de Djina Jaukovic, Aïssatou Kouyaté et Tonje Loseth (blessées), Monika Kobylinska (positive à la Covid-19) était venue la veille noircir la colonne des forfaits. Quatre arrières sur le flanc, cela faisait beaucoup. « Mais je n’aime pas me cacher derrière les absentes, corrigeait le coach brestois. C’est compliqué de composer sans elles mais il faut assumer. On a des joueuses qui travaillent tous les jours et on aurait aimé gagner avec elles ce soir ».

Astucieusement, Besançon a su saisir sa chance et profiter des errements défensifs peu habituels chez des Rebelles qui venaient de l’emporter à Bucarest le week-end dernier. « C’est une belle victoire forcément contre une équipe comme Brest, soufflait Sébastien Mizoule, l’entraîneur de l’ESBF. On a su répondre présents malgré nos blessées suite au dernier match contre Nantes (Clarisse Mairot et Natalia Nosek). C’est d’autant plus beau qu’on n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer la rencontre et c’est intéressant pour la suite dans notre capacité à étoffer le projet de jeu qu’on a mis en place ». Les Bisontines auront eu le mérite de ne pas paniquer après une entame de partie hésitante qui avait permis au BBH de faire un premier écart (9-5, 12e). « En début de rencontre, on était un peu timorés, on n’avait pas mis l’intensité qu’on voulait mettre, les articulations n’étaient pas bonnes non plus, poursuivait Sébastien Mizoule. Mais il fallait rester solidaires. On a fait le dos rond pendant une dizaine de minutes ».

Le Brest Bretagne Handball n’a de son côté pas su capitaliser sur ce départ idéal, marqué notamment par la bonne forme offensive d’Helene Fauske – dont le duo avec Kali Niakaté a été performant. Revenues à égalité (14-14, 22e), les Bisontines lançaient alors le deuxième match de la soirée, toujours aussi offensif mais beaucoup plus serré. « Il y a eu pas mal de qualité en attaque en première période mais on s’est ensuite un peu éteints, on a connu plus de déchet, rembobinait Pablo Morel. La capacité à mettre des buts était présente mais ce qui me dérange le plus c’est qu’on ait pris 35 buts. Avec 19 concédés déjà à la pause, ça ne nous ressemblait pas ». Les supporters de l’Arena, qui avaient fermé les guichets de l’enceinte de la rive droite, ont en effet eu des buts. Beaucoup de buts. Trop de buts. « Malgré cela, je suis plutôt satisfait, il faut simplement en mettre un de plus que l’adversaire pour gagner », tempérait Sébastien Mizoule qui situait la réussite de son équipe « au petit coup de poker d’avoir placé Tshimanga arrière droite pour sa capacité dans les duels qui a embêté Brest et à Rosiak qui a fait des merveilles dans le money time ». L’arrière gauche polonaise a en effet inscrit quatre buts en moins de quatre minutes quand les ballons étaient très chauds, permettant aux siennes de creuser l’écart fatal (31-34, 28e).

« On a été à l’image de notre début de saison, avouait Pablo Morel. On est capables de très bonnes séquences et aussi d’avoir des trous d’air. La machine n’est pas encore stabilisée et il y a aussi la fatigue. On a senti que le ressort était un peu usé, on a manqué de jus. On essaye au maximum de concerner tout le groupe et sur certaines associations, il y a des temps faibles. Aujourd’hui, on prend 35 buts, c’est énorme, et on doit aussi féliciter Besançon qui a fait un match intelligent et courageux. Nous, on doit se remettre au travail. Il va falloir récupérer et aussi être capables d’analyser rapidement les axes où on n’a pas été performants. Ensuite, on se projettera sur Dijon. Ce soir, on est déçus de ne pas avoir pu faire plaisir plus que cela aux gens qui étaient là ». Ils seront encore là samedi Pablo !


BREST – BESANÇON : 34-35 (20-19)
BREST : Darleux (g.), Toft (g.), Mauny, Toublanc (4), Fauske (7), Kromoska, Lassource (4), Lagattu, Niakaté (8), Pop-Lazic (2), Foppa (4), Coatanéa (1), Jarrige (4), Gavric. Entraîneur : P. Morel.
BESANÇON : Frank (g.), Hauge (g.), Roy, Frécon (4), Cuenot, Cusset (2), Aoustin (2), Tshimanga (3), Robert (5), Granier (3), Faure (2), Zazai (3), Rosiak (7), Dembélé (4). Entraîneur : S. Mizoule.


(crédit photos : O. Stephan / BBH)