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03.0.20 | Marine Desgrolard : « Génial de revenir à Brest »

Partie du Finistère il y a deux ans et demi après avoir vécu l’épopée de la montée et les premiers matches du club en Coupe d’Europe, Marine Desgrolard fera ce dimanche son retour à l’Arena avec son équipe de Mérignac, lanterne rouge et toujours à la recherche d’une première victoire. L’ancienne ailière droite du BBH reviendra avec joie à Brest où elle a beaucoup de bons souvenirs et encore de nombreux contacts.

« Marine, comment ça va ?
- Bien ! Forcément il y a le bilan de la saison qui n’est pas génial mais on a une bonne entente. On continue de travailler, d’avancer ensemble, il y a un groupe sain. On ne se laisse pas abattre et il n’y a que du positif. Entre nous, ça fonctionne en tout cas.

- Depuis ton départ de Brest, qu’as-tu vécu ?
- J’ai quitté le BBH sur blessure en mai 2017 à un mois de la fin de la saison pour rejoindre Chambray. J’y ai fait ma rééducation et je suis revenue à la compétition juste pour les play-offs. Ensuite, le début de saison a été un peu compliqué et comme l’entraîneur m’avait mise de côté, je suis partie à Mérignac il y a maintenant un an. J’estimais ce projet ambitieux et j’ai eu raison parce qu’on a fini championnes de D2 et on a accédé à la LFH.

- Collectivement, l’année 2019 aura donc été contrastée pour toi avec ce titre de D2 puis un apprentissage difficile de la Division 1…
- Oui, c’était différent si on parle des résultats mais l’ambiance n’a pas changé. Personne ne tire dans les pattes des autres, on est unies et c’est ce qui va compter un jour ou l’autre. Le travail paye donc ça va venir. En début de saison, on était toujours menées à la mi-temps, aujourd’hui on est souvent devant, on tient, et le seul souci c’est qu’il y a en général un trou d’air en deuxième période qui ne nous permet pas de gagner les matches.

- Tu dis que le groupe vit bien mais comment on fait pour gérer une série de défaites aussi importante ?
- C’est sûr qu’on le voit le 12/12 mais on prend les matches les uns après les autres et on ne vit donc pas le truc en se disant « ohlala, on n’a pas encore une seule victoire ». On savait en début d’année qu’on avait une équipe compétitive mais qu’il allait falloir grandir et que ça n’allait pas pouvoir se faire du jour au lendemain. Le tout, c’est qu’on puisse grappiller des points durant la phase retour parce qu’on va recevoir tous nos concurrents directs, sauf Chambray, et donc il va falloir les bouffer à domicile. On a un bon calendrier et on sera prêtes pour les playdowns. On savait qu’on aurait 8 ou 9 chances sur 10 d’y être et on se construit pour ça aujourd’hui.

- Personnellement, sur le terrain ça se passe comment ?
- Ça a été un peu contrasté parce que j’étais assez bien en début de saison et ensuite j’ai eu quelques blessures, deux fractures notamment, à la tête du péroné et à l’orteil. Je n’ai pas raté énormément de matches mais du coup j’étais loin d’être à 100%. Là, j’espère que c’est reparti pour une année sans pépins et que je vais me maintenir à ce niveau-là.

- Tu suis toujours Brest du coin de l’œil ?
- Je regarde les résultats et les stats bien sûr, la Coupe d’Europe aussi surtout que ça fonctionne très bien pour elles cette année. Je suis toujours en contact avec Amandine (Tissier) et Alicia (Toublanc) notamment mais beaucoup d’autres aussi. Et puis il y a Constance (Mauny) que j’ai connue à Chambray. Ça va être génial de revenir à Brest, de revoir toutes les filles de l’aventure de la montée.

- Et plus précisément, ce match, tu en attends quoi ?
- Si on réédite un peu ce qu’on a fait au match aller, en les obligeant à se démener pour creuser l’écart, ce sera une bonne chose. On veut exister sur ce genre de rencontre et travailler pour la suite. On fera de notre mieux, on ira au culot parce qu’on n’aura rien à perdre. On sait face à quelle équipe on va être mais on ne viendra pas à Brest défaitistes, on ne va rien d’interdire ».