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01.02.20 | Kalidiatou Niakaté : « Notre pire ennemi, c’est nous »

Après deux rencontres très abouties à Gyor et contre Nantes, le Brest Bretagne Handball est reparti sur la route pour une semaine avec deux confrontations au programme : ce dimanche, Krim en Ligue des Champions et mercredi Nice en Ligue Butagaz Énergie. Après la séance matinale d’entraînement en Slovénie, Kalidiatou Niakaté a pris quelques minutes pour évoquer la période actuelle et la recette pour poursuivre dans la bonne direction : ne prendre aucun match à la légère.


« Kali, après un mois de janvier un peu poussif, l’équipe semble avoir retrouvé des ailes depuis deux smatches…
- Après le retour des internationales, ça a été difficile de se remettre dans le bain toutes ensemble, de retrouver nos marques. Le match à Gyor nous a relancées et celui de Nantes était un test pour savoir si on arriverait aussi en championnat à garder ce rythme. On a confirmé notre statut aujourd’hui. J’espère que ça va continuer, en tout cas ça fait du bien d’être performantes en France et en Ligue des Champions.

- Avant d’affronter Nantes, vous aviez un peu peur ?
- Il y avait un peu d’appréhension, oui. Du coup, je pense qu’on était toutes sur le qui-vive. On était préparées à ce qu’elles soient très bonnes parce qu’à l’aller, elles nous avaient posé beaucoup de problèmes qu’on n’avait pas su gérer. Tout le monde a eu un peu peur de ce match et du coup on était très concentrées.

- Le fait de retrouver un rythme avec des matches tous les trois jours apparaît comme une bonne chose pour l’équipe…
- Oui car il y a moins de routine qui s’installe quand ça s’enchaîne. Quand tu t’entraînes toute la semaine pour un seul match, c’est un peu long. Là, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Mais ce qui est fatigant, ce ne sont pas vraiment les rencontres, ce sont plutôt les déplacements. Quoi qu’il arrive, c’est un rythme qui nous va et comme on est beaucoup dans le groupe et qu’on a toutes quelque chose à apporter au collectif, Laurent peut faire tourner.

- Considères-tu le match de Gyor comme un déclic, comme a pu l’être sans doute celui à Buducnost en octobre ?
- Je pense que c’est la même chose. On avait besoin de ce match-référence pour se relancer. C’est vrai qu’en janvier c’était un peu compliqué alors ça nous a fait du bien. Contre Gyor, on a pu mettre du rythme, on a été agressives et c’est comme ça qu’on doit tout le temps évoluer. Si on le fait, on sera dures à battre. Et on peut le répéter, j’en suis convaincue, parce que tout le monde est dans le projet de jeu.

- Tu as parlé des voyages qui étaient fatigants mais lors de longs périples comme actuellement, c’est aussi la vie de groupe qui est mise à rude épreuve…
- On a de la chance d’avoir un bon groupe, il n’existe pas de tensions entre les filles ou avec le staff. C’est aussi ce qui nous permet d’être bonnes sur le terrain. Si tu pars une semaine et qu’il y a des problèmes, que tu es fatiguée, que tu joues moins bien, c’est vite compliqué. Là, ce n’est pas le cas. Et puis, on est toutes un peu habituées à ces longues périodes en équipe, on est beaucoup à avoir fait des stages avec les équipes nationales.

- Contre Krim, le risque est de penser qu’après la grosse perf’ à Gyor, tout va être facile ?
- Oui, clairement, le danger c’est la suffisance. Ce n’est pas parce qu’on a fait un gros match contre Gyor et Nantes que le résultat est acquis. On sait que notre pire ennemi, c’est nous. Si on met tous nos atouts pour débuter, on sera difficiles à jouer. En revanche, si ce n’est pas le cas, on peut être battues par n’importe qui. Mais je ne suis pas inquiète, on va être motivées, on va tout donner ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)