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31.07.17 | Cléopatre Darleux : « On voit les moyens mis en place »

Le groupe brestois a repris il y a maintenant deux semaines et à une dizaine de jours des premiers matches amicaux, la préparation se poursuit. La nouveauté cette année, c’était le stage en montagne, à Valloire, dès le premier jour. Un signe supplémentaire pour les joueuses que tout est réuni pour les mettre dans les meilleures conditions avant le début de la saison. Cléo Darleux en a consciente et évoque les premiers pas de ce groupe version 2017/2018.


« Cléo, à quoi ressemble cette reprise ?
- L’originalité, c’était surtout la semaine dans les Alpes. Ça ne se fait pas forcément beaucoup parce que la majorité des clubs n’en ont pas les moyens alors c’était vraiment une très bonne chose d’avoir la possibilité d’y participer. On est parties dès le jour de la reprise toutes ensemble et c’était vraiment utile pour le groupe sachant qu’il y a beaucoup de nouvelles joueuses. Ça a facilité leur intégration et ça nous a permis de nous découvrir dans un autre contexte. Ce genre de stage, c’est le top, c’est ce qu’on peut faire de mieux.

- Il y a beaucoup de nouvelles joueuses comme tu dis et surtout pas mal d’étrangères. Quelle est la recette pour bien les intégrer ?
- Ce qui est important, c’est d’essayer de traduire au maximum pour elles parce qu’elles ne comprennent pas grand chose. Ça nous demande un effort mais c’est primordial pour les mettre à l’aise. Ce n’est pas toujours facile de quitter son pays et pour Louise (Sand), c’est même la première fois. Pour les deux Serbes (Jovana Stoiljkovic et Sladjana Pop-Lazic), c’est moins compliqué parce qu’elles jouent en France depuis un moment. Il faut aider ces joueuses à bien se sentir dans le groupe parce que ça va influer sur leur jeu et donc sur notre équipe. C’est valable aussi dans la vie de tous les jours pour des petites choses, il ne faut pas hésiter à aller vers elles.

- Cette saison, le groupe est très étoffé et compte 18 professionnelles. Est-ce que ça change quelque chose dans l’approche au quotidien ?
- Il faut rappeler que l’année dernière, on était déjà pas mal. Au final, ça va vraiment changer que pour quelques postes. Il y avait déjà, par exemple, une concurrence à trois à l’aile droite. Mais de toute façon, quand on voit l’année dernière tous les matches qu’on a joués et les blessures qu’on a eues, on a besoin de ça. Les filles ont quand même compris que c’était pour le bien du groupe. Bien sûr qu’on a toutes envie de jouer, sinon on ne serait pas là, mais on sait aussi qu’on a besoin de tout le monde si on veut aller loin en Coupe d’Europe et surtout en championnat.

- Avez-vous déjà conscience qu’il y aura beaucoup de pression sur le groupe cette saison ?
- Personnellement, je le ressens. Laurent nous en parle aussi un peu. On voit les moyens qui sont mis en place et que par rapport aux autres clubs, on en fait plus pour nous. Donc c’est normal qu’on en attende davantage également. L’an passé, on a fait une belle saison mais il faudra faire encore mieux. Pour résumer, on sent un peu de pression et c’est aussi lié au fait qu’on soit plus nombreuses. On voit que le niveau s’élève et qu’on doit chacune bosser davantage ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)