BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

30.10.18 | Laurent Bezeau : « À Chambray, on souffre tous les ans »

Après dix jours de préparation, durant la semaine internationale de l’équipe de France, les Brestoises retrouvent la compétition avec un mini sprint de cinq matches en dix-huit jours avant la trêve et l’Euro. Diminué par les blessures, le Brest Bretagne Handball s’avance à Chambray (mercredi, 20sur ses gardes avec le souvenir de matches tout le temps compliqués à la Fontaine Blanche.

« Laurent, comment s’est passée cette grosse semaine de travail ?
- On s’est entraînés un peu partout mais surtout à Plabennec, dans un cadre très sympa, dans une salle propice au haut niveau avec un bon parquet. Ça a été agréable. Les joueuses se sont prêtées à cette « nomadisation » des séances. Ça s’est bien passé et j’ai trouvé les filles très disponibles, concentrées et motivées.

- C’est dans une période délicate que l’on rentre maintenant, juste avant l’Euro ?
- Il y a des choses compliquées à gérer pour les filles parce que tu arrives à un moment où tu sens qu’on touche à la fin de la première partie de la saison. Ça fait de longues semaines qu’on s’entraîne et qu’on joue. L’enchaînement Besançon-Copenhague a été difficile pour nous. On a su se relever à Sävehof et j’espère maintenant qu’on ne va pas replonger. On attaque maintenant quatre matches en quinze jours, avec notamment deux déplacements toujours difficiles, à Chambray et à Toulon. Ce serait bien qu’on évite de perdre des points supplémentaires en championnat même si je sens que ça pourrait arriver. On doit aussi assurer définitivement une qualification pour le Main Round de Ligue des Champions grâce à, je l’espère, une victoire contre Sävehof dimanche.

- Il y a également des bobos à gérer…
- Oui, les absences de Cléo et Bella sont compliquées à négocier. Cléo ne reviendra pas avant la fin de la première partie, pour Bella je ne sais pas exactement. Il y a aussi d’autres petits pépins qui se rajoutent et qui font qu’on va peut-être jouer à Chambray avec un effectif new look.

- Que craindre à Chambray ce mercredi ?
- Comme toujours, on va avoir un speaker vociférant et un public peut-être hostile. Il faudra essayer de maîtriser nos émotions, de jouer notre handball pour faire un beau match. À Chambray, il y a de bonnes joueuses, un coach malin et aussi de l’expérience. C’est un endroit toujours difficile à appréhender.

- Tu places ce match comme une véritable épreuve ?
- En début de saison, on ne savait pas trop où en était Chambray mais après la première belle partie de championnat, cette équipe fait partie de celles contre qui tout le monde peut être en danger. Metz s’en était largement sorti mais Besançon y avait perdu des points par exemple. En tout cas, nous, dans cette salle, on souffre tous les ans.

- Le plus compliqué avec l’enchaînement qui vient est de ne pas hiérarchiser les matches ?
- J’aime bien prendre les matches les uns après les autres. J’ai juste dit aux joueuses que la rencontre la plus difficile de la semaine allait être celle de Chambray et la plus importante celle de Sävehof.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)