BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

30.08.19 | Philippe Carrara : « On doit se donner de l’ambition »

Pour son premier déplacement de la saison, le Brest Bretagne Handball a pris la direction de la Gironde pour y affronter le promu Mérignac (samedi, 20 heures). Pour l’occasion, le club désormais entraîné par Philippe Carrara, a choisir de délocaliser la rencontre à la salle Jean Dauguet de Bordeaux, la plus grande de l’agglomération. Le coach des Foudroyantes veut en tout cas que son club apprenne à se structurer et n’hésite pas à être ambitieux malgré tout le travail qu’il reste à réaliser.

« Après les débuts mercredi de votre équipe promue en Ligue Butagaz Énergie à Nice, quelles ont été vos premières impressions ?
- Comme tout promu qui rentre dans une compétition et comme tout nouveau groupe composé de joueuses connaissant ce niveau d’exigence et d’autres non, on a eu quelques bégaiements au début de la partie. On a su revenir progressivement et ensuite, à cause de précipitations et de mauvais choix, on a raté beaucoup de choses qui ont remis Nice devant en fin de première période, 13-10. On a connu une mauvaise entame de seconde période, ça a été préjudiciable et on s’est retrouvés menés de 8 buts. Mais on a eu le courage de se battre jusqu’au bout, d’essayer de forcer le destin. Même si on a été derrière tout le match, ce sont de bons débuts et on va continuer à travailler pour progresser.

- Aviez-vous beaucoup de questionnements avant ce match d’ouverture ?
- Il y avait des interrogations bien sûr. On avait aussi le problème de disposer d’un groupe amputé de quatre éléments sur la base arrière, et pas des moindres : Van Olphen, Deroin, Daquin et Bruneau. Ça nous a pénalisés sur le jeu de loin. Les filles qui étaient là ont fait bonne figure mais pas suffisamment dans les rotations pour bousculer une équipe qui a terminé vice-championne de France la saison passée.

- Certains promus n’ont su rester qu’une saison en Division 1. Est-ce selon vous très compliqué d’éviter de faire l’ascenseur ?
- Il y a déjà un axe à mettre en avant qui est le sportif, c’est un travail de longue haleine parce qu’on sait d’où l’on vient et on connaît aussi le chemin à parcourir. Mais il y a aussi une structuration du club à réaliser sur les plans administratif, logistique, communication et marketing pour que celui-ci puisse économiquement se développer. C’est important que toutes les strates du club soient concernées, ce sont les enjeux du sport professionnel.

- Sur ce que vous avez vu du club de Mérignac pour le moment, est-il loin de cette structuration nécessaire ?
- Si on prend les cas de Brest ou de Metz, on en très loin mais ce sont deux beaux exemples qu’il faut essayer de suivre et dont on doit s’inspirer au maximum tout en respectant les logiques de territoire. Toujours est-il qu’aujourd’hui, il y a du travail à faire et si on veut pérenniser Mérignac dans l’élite, il faut se structurer. On est plus proches de certains clubs mais on doit aussi se donner de l’ambition. Pourquoi Brest a su se développer comme cela et pourquoi on ne le ferait pas ? Mais il faut aller petit à petit car on voit que certains clubs ont voulu aller trop vite parfois.

- Personnellement, malgré un gros CV, c’est votre première expérience dans un club féminin de l’élite. Vous avez beaucoup hésité avant d’accepter ?
- Du tout ! Quand on est coach professionnel, il faut toujours aller de l’avant, c’était vraiment un beau challenge. Moi, ce qui me plaît, c’est d’avoir au quotidien des joueurs ou des joueuses avec lesquels je peux travailler et que je peux faire évoluer. Mérignac m’a offert cette garantie et la possibilité de faire avancer la structure, ce n’est pas négligeable.

- Votre début de championnat est extrêmement relevé avec les quatre premiers de la précédente saison lors des six premières journées. Qu’en pensez-vous ?
- À un moment donné, il faudra les jouer de toute manière ! À la limite, je dirais que ce n’est pas plus mal, ça permet d’avoir des matches sans pression pour s’évaluer et monter en puissance comme on souhaite le faire.

- Ce match contre Brest, vous allez l’aborder comment ?
- J’espère que ce sera une belle fête du handball. On a eu la volonté de délocaliser le match dans la plus grande salle de Bordeaux pour promouvoir au mieux notre projet. On est très heureux d’accueillir Brest parce que c’est une belle équipe et un grand club. Ça permet d’avoir une grosse affiche et de s’étalonner face à l’une des meilleures équipes françaises, qui joue la coupe d’Europe, et qui dispose de grandes joueuses et d’un staff performant. Ça nous fait vraiment plaisir ».