BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

27.02.19 | Du rythme et des ailes

Trois jours après son élimination en Ligue des Champions, le Brest Bretagne Handball s’est bien refait la cerise en disposant dans les grandes largeurs de Fleury, une équipe pourtant très en forme depuis fin décembre (42-31). En s’appuyant sur un rythme d’enfer et une superbe réussite aux tirs pendant 60 minutes, notamment de la part des ailières, les Rebelles n’ont laissé aucune chance au collectif loirétain. Et avec un tel spectacle au rendez-vous, pas de doute, les Brestoises sont de retour !

Rarement un mot n’aura été autant prononcé lors d’une conférence de presse : rythme. Les deux entraîneurs à s’être présentés devant les médias n’avaient presque que ça à la bouche. Quand Christophe Cassan regrettait que ses ouailles n’aient pu le tenir, Romain Corre, logiquement, saluait la faculté de ses troupes à l’avoir imprimé d’une manière très forte durant toute la partie. « Tout ce qui a été fait à Brest depuis un an et demi avec la Ligue des Champions, ça creuse les écarts, reconnaissait le technicien fleuryssois. La sensation de rythme et d’intensité n’est absolument pas la même en championnat national ».

Quinze minutes, c’est ainsi le temps que les Panthères auront tenu avant d’exploser en vol devant des Rebelles affamées. Si les fulgurances de De Paula, incontrôlable en première période, avaient maintenu les siennes dans la course un petit moment (9-9, 14e), les mines envoyées par Ana Gros (8 buts avant la pause) et la copie déjà très consistante des ailières sur grand espace avaient ainsi remis les pendules à l’heure (15-11, 20e).
« On n’avait pas pris ce match à la légère car Fleury était sur une série très costaude, débriefait Romain Corre, à nouveau sur le banc en l’absence de Laurent Bezeau pour raisons médicales. On avait eu peu de temps pour le préparer mais on avait fait ça très sérieusement. Je tiens à féliciter les filles car elles ont fait une grosse partie et elles ont su imprimer un rythme du tonnerre. Tout le monde a couru et ça a été très rapidement en notre faveur puisqu’on fait un écart dès la première période ».

Avec quasiment un score de basket au retour aux vestiaires (23-15, 30e), il paraissait déjà compliqué de voir les visiteuses recoller aux basques de Brestoises déchaînées et en totale réussite. Le début de deuxième était d’ailleurs déjà et encore à l’avantage de Rebelles qui ne perdaient pas une occasion d’enflammer l’Arena (3 700 supporters). « On a essayé de revenir en faisant tourner mais à un moment il faut savoir accepter la différence de niveaux entre les deux équipes, que ce soit sur le plan athlétique ou technique, poursuivait Christophe Cassan. On n’a pas été à la hauteur d’un match de LFH défensivement ».

Dans ce festival, tout le monde côté BBH trouvait un bout à croquer à un moment où à un autre. Mais outre le carton d’Ana Gros (10 buts), c’étaient surtout les ailières qui parvenaient à tirer leur épingle du jeu. Pauline Coatanéa, Constance Mauny, Alicia Toublanc et Maud-Éva Copy terminaient ainsi la rencontre avec un somptueux 17/18 au global !

« Cela faisait un moment qu’on travaillait sur le fait d’avoir davantage de continuité, expliquait Romain Corre. On voulait concerner plus les ailières. Les filles ont d’ailleurs su elles-mêmes se faire la remarque, elles ont eu la démarche et ça a fonctionné ».

Avec +10 à la 35e minute (27-17), il était cependant autorisé de penser que les Finistériennes allaient peut-être lever un peu le pied. Que Nenni ! C’est toujours avec le même appétit qu’elles enfonçaient le clou, avec peut-être secrètement dans le viseur cette barre des 40 buts, parfois approchée mais jamais atteinte depuis l’accession en LFH. Sur un 7 mètres de Melanie Bak, c’était chose faite et forcément la meilleure des manières de terminer sur une très belle note cette soirée de fête.
« On sortait de quelques matches où on n’avait pas marqué beaucoup de buts, tout cela valide donc notre travail sur le rythme et nous permet de retrouver de l’efficacité, concluait Romain Corre. Ça a aussi été intéressant de pouvoir concerner tout le monde dans ce match (toutes les joueuses de champ ont marqué). On a peut-être pris 31 buts mais avec le rythme qu’on a mis, il y a forcément eu davantage d’actions des deux côté, je ne pense donc pas qu’on ait eu une moins bonne défense que d’habitude ».

C’est en tout cas le plein de confiance qu’ont pu faire les filles avant un déplacement ce week-end à Metz pour la Ligue des Champions. Certes, le BBH est déjà éliminé de la compétition mais cette rencontre sera tout sauf inutile en vue des prochaines échéances.

BREST – FLEURY : 42-31 (23-15)
BREST : Idéhn (g.), Quiniou (g.), Mauny (6), Toublanc (6), Tissier (2), Gros (10), Copy (2), Pop-Lazic (3), Stoiljkovic (2), Foppa (3), Bak (1), Coatanéa (3), Limal (1), Mangué (3). Entraîneur : R. Corre.
FLEURY : Placzek (g.), Errin (g.), De Paula (5), Sankharé (4), Bégon, Kamdop (2), Nianh (3), Ondono (3), Atila, Rizo Gomes (3), Cissé, Dapina (3), Lacrabère (6), Diagouraga (2). Entraîneur : C. Cassan.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)