BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

26.05.18 | À deux doigts du bonheur

Comme la saison passée, le Brest Bretagne Handball a perdu la finale du championnat de France face à Metz et comme ce fut le cas déjà il y a un an, les Brestoises ont fait passer des frissons dans les rangs messins jusqu’au bout. Battues de quatre buts mercredi à Brest, elles ont fait ce qu’il fallait pour renverser la vapeur mais il aura manqué quelques petits détails pour empêcher les Lorraines de remporter leur 22e couronne nationale. Malgré tout, les filles pourront se consoler en se disant qu’elles auront infligé à leurs adversaires leur premier revers de la saison en championnat (24-26) et le seul aux Arènes toutes compétitions confondues. Respect.

Le Brest Bretagne Handball a de la ressource et l’a encore montré ce samedi dans des Arènes de Metz normalement imprenables. Après la défaite concédée dans le Finistère lors du match aller, on avait beaucoup parlé d’exploit pour tenter d’y croire encore. S’il n’a finalement pas eu lieu, on ne pourra rien reprocher aux Brestoises après ce succès (24-26), même insuffisant, en terre messine. « Ça se joue à pas grand chose, reconnaissait Laurent Bezeau après les débats. C’était un sacré défi pour nous, on y a cru et les filles ont vraiment tout donné. On est tristes de ne pas être champions mais il y a beaucoup de fierté ».


Devant au score pendant 35 minutes, le BBH a souvent flirté avec la ligne des cinq buts d’écart qu’il lui fallait franchir pour décrocher la timbale mais a su pousser le Metz Handball dans ses derniers retranchements. « Le score ne nous a jamais permis d’être hyper rassurés sur notre niveau de jeu et notre capacité à aller chercher ce titre avec beaucoup de facilité, avouait Emmanuel Mayonnade, le technicien mosellan. Malgré tout, on s’était mis un bon capital de côté après le match aller qui nous permettait d’entrevoie la suite avec sérénité ».

Lorsque les Brestoises virèrent à la pause avec trois unités d’avance (10-13, 30e), il y avait sûrement pourtant un peu de fébrilité et de peur du vide dans le vestiaire messin. Privées de Final Four de Ligue des Champions et battues en demi-finale de Coupe de France (par Brest), les jupettes de Lorraine avaient tout misé sur le titre national. Alors une défaite et une saison blanche auraient certainement fait désordre.

Avant le repos, et malgré un premier (et unique) passage dans les cordes (6-3, 12e), les Brestoises avaient parfaitement mené leur barque, surfant notamment sur la belle efficacité de Pauline Coatanéa et une performance encore une fois étincelante de Cléo Darleux. À Metz, on cherchait des solutions et finalement seule Ana Gros, face à ses futures coéquipières, parvenait à maintenir en vie son groupe. « Quand tu vois Zaadi sortir et être remplacée par Nocandy, il y a deux possibilités : soit Metz mène largement, soit ça ne se passe pas bien, expliquait Laurent Bezeau. C’était un moment intéressant pour nous et on n’a peut-être pas su en profiter complètement. Malgré tout, on était devant à la mi-temps et on a senti que c’était compliqué pour elles ».


Dès le retour des vestiaires, les Brestoises atteignaient pour la première fois les quatre buts d’avance (10-14, 31e) et tout le monde commençait à y croire avant un premier réveil du MHB (16-17, 42e). « Je pense que le temps de bascule se situe à 16-13 pour nous, poursuivait Laurent Bezeau. On n’a pas réussi à les enfoncer à ce moment-là ». « Oui, ça a poussé fort, très très fort même, confirmait Emmanuel Mayonnade. Mais on a fait preuve une fois encore de pas mal de caractère. J’ai vu des regards qui me montraient qu’on n’était pas largués ».

Sous l’impulsion de Marta Mangué et d’Allison Pineau, le BBH insistait mais son adversaire répliquait toujours (17-19, 48e ; 19-21, 51e). Quand le BBH passa à +3 à 7 minutes de la fin (20-23), on se dit alors que c’était la dernière chance pour basculer définitivement du bon côté. C’est là que surgit Flippes pour inscrire trois buts qui n’empêchaient pas la défaite messine mais permettait au club de Thierry Weizman de conserver son titre. « Le BBH se construit, on manque encore de culture et d’histoire, concluait Laurent Bezeau Il faut retenir qu’on a su relever la tête après le match aller et l’emporter ici. Nous sommes fiers de notre saison ».
Il y a évidemment de quoi et nul doute que les Brestoises ont déjà pris rendez-vous pour le prochain exercice. Mais ça, c’est une autre histoire.

METZ – BREST : 24-26 (10-13)
METZ : Rajcic (g.), Csapo (g.), Edwige, Flippes (3), Gros (6), Houette (3), Kanor, Landre (1), Luciano (2), Maubon (1), Nocandy, Sajka (2), Smits (3), Zaadi (3). Entraîneur : E. Mayonnade.
BREST : Darleux (g.), Idéhn (g.), Burlet, Coatanéa (5), Copy (3), Limal, Manach-Le Calvé (1), Mangué (3), N’Gouan, Pineau (8), Pop-Lazic, Prouvensier (1), Sand (3), Stoiljkovic (2). Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : D. Cardinal/BBH)