BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

26.01.19 | Juste un peu trop courtes

Le Brest Bretagne Handball a entamé le premier Main Round de son histoire par un revers dans la salle d’Odense (28-24). D’un côté, il y aura bien sûr donc cette défaite mais de l’autre, il faudra retenir une belle partie de Brestoises impliquées et solidaires dans les moments délicats. Jamais les Rebelles n’ont lâché l’affaire et à l’entame des dernières minutes, rien n’était encore acté. Il s’agira maintenant de confirmer dès la semaine prochaine dans un gros choc, toujours en Ligue des Champions, face au rival messin.

En quittant la Bretagne jeudi pour rallier le Danemark, le Brest Bretagne Handball se demandait certainement un peu où il en était. Giflées par Metz à la fin décembre puis victorieuses de leurs trois rencontres suivantes face à des mal classés de LFH, les Rebelles allaient passer au révélateur de la Ligue des Champions. Une bonne manière de savoir si les maux d’il y a un mois n’étaient qu’accidentels ou plus profonds. Pour entrer dans cette deuxième phase de l’épreuve-phare, les Brestoises devaient se coltiner le leader du championnat danois, invaincu en 18 rencontres de compétition domestique. Une rencontre déjà primordiale en vue de la qualification pour les quarts de finale car Odense était la seule équipe derrière le BBH au classement.

Le Brest Bretagne Handball n’est pas parvenu à décrocher la victoire et ressassera certainement quelques jours ce début de rencontre timide durant lequel les Scandinaves sont parvenues à creuser un écart qu’elles ont quasiment tout le temps conserver (8-4, 15e). « On est tombés sur une équipe redoutable avec de formidables tireuses de loin, analysait Laurent Bezeau. Il y a aussi eu la gardienne de but, Reinhardt, qui nous a fait beaucoup de mal en première mi-temps et la différence se fait peut-être là parce que ce -4, on l’a ensuite emmené jusqu’au bout ».
Mais si la fameuse portière, contribuait au décollage des siennes, les Brestoises n’étaient pas non plus décidées à tendre l’autre joue et faisaient alors preuve d’une belle cohésion pour ne pas sombrer. « Quand on a été derrière, on a su être solidaires, on s’est beaucoup encouragées aussi, notait à juste titre Allison Pineau. On a répondu dans l’adversité alors qu’on aurait pu s’écrouler. On a toujours continuer à jouer et à y croire ».

Bon an mal an, les Rebelles parvenaient à regagner les vestiaires avec toujours ce -4 (14-10) qui pouvait laisser place à un léger optimisme. Par la suite, si l’écart montait à deux reprises à +5 pour les Danoises (16-11, 34e ; 17-12, 36e), cela agissait comme un signal pour le BBH qui allait se retrousser les manches et grappiller lentement leur retard. À deux longueurs (18-16, 42e), tout semblait alors complètement jouable. Mais à chaque fois que les filles d’Odense sentaient le souffle brestois dans leur cou, elle parvenait à dégager une solution par un tir lointain ou une passe au pivot. « C’est vrai qu’on a longtemps couru après le score, enchaînait la capitaine du BBH. Ce n’est jamais facile. À chaque fois qu’on était proches de revenir, elles nous mettaient un but et recreusaient un petit écart. Ce sont de petits détails ».

Laurent Bezeau regrettait lui aussi ces moments décisifs durant lesquels la pièce n’est jamais retombée du bon côté : « On n’a jamais vraiment eu la possibilité de recoller à -1. C’est dommage car ça aurait pu leur mettre la pression ».
À 25-23 et 3 minutes à jouer, le but de Jorgensen, impériale dans les moments chauds, au bout du bras levé des arbitres, faisait alors extrêmement mal aux Rebelles qui voyaient là leur dernière chance s’envoler. Il n’aura donc pas manqué grand chose pour voir ces Brestoises décrocher quelque chose de beau en ce samedi danois mais les analyses de Laurent Bezeau allaient bien au-delà du résultat : « On est forcément un peu déçus quand on perd un match parce qu’on avait quand même quelques ambitions malgré quelques soucis, la blessure de Pauletta (Foppa) la veille, Maud-Eva (Copy) grippée… Mais je retiens quand même que l’état d’esprit était super, que globalement les consignes ont été retenues, et que les filles ont donné le maximum en étant solidaires ».
Une bonne base de travail assurément avant de replonger dans un gros choc dès samedi à l’Arena face à une vieille connaissance. Après leur démonstration fin décembre, les Messines trouveront face à elles des Rebelles surmotivées. On a hâte d’y être !

ODENSE – BREST : 28-24 (14-10)
ODENSE : Reinhardt (g.), Wester (g.), Baekhoj, Cohrt (5), Madsen, Bakkerud (1), Da Silva Quintino (1), Schaefer, Tranborg (3), Larsen, Hald (1), Larsen (2), Offendal (2), Jorgensen (6), Hojlund (4), Heindahl (3). Entraîneur : J. Pytlick.
BREST : Idéhn (g.), Darleux (g.), Mauny (1), Toublanc, Gros (7), Pineau (3), Copy, Prouvensier, Pop-Lazic (4), Stoiljkovic (6), Manach-Le Calvé, Bak, Coatanéa (1), Limal, Mangué (2). Entraîneur : L. Bezeau.


(crédit photos : Torben Andersen)