BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

25.05.19 | La marche était trop haute

Le Brest Bretagne Handball n’a pas été en mesure de contrarier Metz dans sa quête de doublé national. Une semaine après le titre de championne de France acquis face à Nice, les Messines ont ainsi disposé de Brestoises impuissantes et dominées dans le combat physique (24-34). C’est donc sans titre que les Rebelles ont conclu une saison qui se sera montrée longue et difficile mais dont les enseignements seront forcément utiles à l’avenir. Place maintenant aux vacances, quelques semaines de repos bien méritées, avant une reprise programmée le 18 juillet.

La tâche s’annonçait colossale, elle l’a bien été. Condamnées à l’exploit lors du baisser de rideau de cette saison, les Rebelles, pour ne pas finir avec une saison blanche, avaient donc face à elle ce qui se fait de mieux en France. Les souvenirs des deux précédentes finales, victorieuses celles-là, face à Toulon devaient donc être vite chassés des esprits avant d’apporter cette étape de col inédite dans l’enceinte de l’AccorHotels Arena.

La marche allait être beaucoup plus haute. « Les Messines étaient en pleine bourre, elles étaient au Final Four et c’est la quatrième meilleure équipe d’Europe, lâchait Amandine Tissier. Elles venaient aussi d’être championnes de France donc c’est la meilleure équipe du pays. Et nous, on était sur une saison très compliquée, il faut le dire ». Il y avait en effet sans doute mieux pour rassurer un groupe brestois parfois bousculé en cet exercice 2018/2019, et souvent dépassé face à son ennemi préféré. Le début de match des Brestoises ne faisait d’ailleurs pas pencher vers l’optimisme. En difficulté en attaque, le BBH n’inscrivait son premier but qu’à la 6e minute mais les arrêts d’Amra Pandzic permettaient alors de ne pas encore prendre la marée (1-1, 6e).

Mais la première accélération messine, qui trouvait sa source dans quelques pertes de balle brestoises, mettait rapidement les Rebelles dans les cordes (2-8, 13e). Sur son fonds de commerce, le MHB mettait alors en place son mur et lançait ses premières fusées vers le but breton. « On est tombés sur une formidable équipe de Metz qui a joué sur ses arguments habituels, à savoir une défense imperméable, très rugueuse, avec une très bonne gardienne, débriefait Laurent Bezeau. Derrière, ça enchaînait très vite. Et on sait que c’est l’une des meilleures montées de balles d’Europe, si ce n’est la meilleure ».

Cela dit, la réaction des Finistériennes faisait plaisir à voir et grâce à une meilleure défense et du jeu rapide, les coéquipières de Pauline Coatanéa revenaient coller aux basques des Lorraines en deux coups de cuiller à pot (7-8, 17e). À quelques encablures de la pause, tout était encore jouable (11-13, 26e) mais la dernière ligne droite avant les citrons allait s’avérer létale. Metz terminait avec un terrible 5-0 qui lui permettait presque de noyer le suspense à mi-chemin (11-18, 30e).
« Contre cette équipe, les temps forts que l’on subis provoquent de grosses séries de buts et ça fait très mal », confirmait Laurent Bezeau.

La doublette Glauser-Edwige se chargeait ensuite de mettre définitivement le couvercle sur ce match, la première se montrant infranchissable et l’autre impériale de l’autre côté du terrain. L’écart enflait (11-21, 33e) et n’allait plus trop évoluer jusqu’au gong final salvateur pour un collectif brestois qui n’aura rien pu faire de cette troisième finale en quatre ans.
Reste maintenant à bâtir sur une saison qui aura été de loin la plus mouvementée de la jeune histoire du club. « On a un formidable lièvre devant nous qu’on va essayer de rattraper, concluait Laurent Bezeau. On veut apprendre de cette année pour faire mieux à l’avenir. On s’est un peu éloignés de Metz mais cela fait partie des cycles ».

Amandine Tissier, très déçue forcément à l’issue des débats, était sur la même longueur d’ondes : « L’année a été riche en événements. Il faut que ça nous serve et qu’on réagisse positivement à ça, ça ne tient qu’à nous. Quand on est pro, on a envie de gagner des titres donc quand on ne le fait pas, c’est peut-être une erreur. C’est important maintenant de se remettre en question pour repartir sur de bonnes bases ». Avant de songer à cela, c’est l’heure des vacances pour tout le monde. Quelques semaines pour recharger des batteries aujourd’hui sur la réserve avant d’attaquer le prochain exercice le 18 juillet.

BREST – METZ : 24-34 (11-18)
BREST : Pandzic (g.), Quiniou (g.), Coatanéa, Copy (2), Foppa (4), Gros (4), Limal, Mangué (3), Mauny (3), Pop-Lazic (1), Prouvensier, Stoiljkovic (5), Tissier (1), Toublanc (1). Entraîneur : L. Bezeau.
METZ : Glauser (g., 1), Kapitanovic (g.), Edwige (8), Flippes (2), L. Kanor, O. Kanor (1), Levsha (1), Maubon (3), N’Gouan (2), Niombla (6), Nocandy (5), Smits (1), Zaadi (2), Zych (2). Entraîneur : E. Mayonnade.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)