BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

25.01.19 | Laurent Bezeau : « On y prend goût à cette compétition »

Ce week-end, le Brest Bretagne Handball retrouve, à Odense, le chemin de la Ligue des Champions. Après une première qualification pour le Main Round, voilà les Rebelles dans le cercle fermé des formations invitées au Main Round. L’adversité ne va pas être tendre avec trois gros morceaux à affronter mais pour l’entraîneur brestois, cette compétition fantastique vaut absolument le coup d’être jouée à fond.

« Laurent, c’est reparti pour la Ligue des Champions mais cette fois, l’équipe a eu le mois de janvier pour préparer la deuxième phase de la coupe d’Europe. Un réel avantage ?
- Nécessairement, oui. À partir du moment où tu ne joues pas tous les trois jours dès le 4 janvier, tu peux profiter d’une phase plus propice pour mettre en place des choses nouvelles ou en approfondir d’autres. Après la claque de Metz, il a fallu remettre certains trucs sur l’établi, mais surtout après le retrait de Bella et Amandine, on a dû reconstruire des équilibres en attaque et en défense. J’espère que le mois de janvier aura été utile à ça même si on se rend compte qu’on n’a jamais assez de temps. On s’est surtout attachés à travailler physiquement pour aborder un rythme élevé.

- Tu parles de travail physique, avez-vous fait quelque chose de différent cette saison ?
- Le mois de décembre est intéressant parce que, pendant la trêve internationale, les joueuses restées sur Brest travaillent fort physiquement. Par contre, on subit davantage, et de manière logique, avec les internationales. C’est dur à gérer et j’espère qu’on a réussi à faire les choses bien.

- Après la claque contre Metz, tu juges que l’équipe a su relever la tête ?
- L’équipe s’est relevée, s’est remise en marche. Suffisamment ? C’est la suite qui nous le dira. Contre Bourg-de-Péage, on a fait un très bon match, ensuite à Dijon on a été capables d’être sérieux au moins une mi-temps. Contre Paris, c’était plus compliqué mais Paris a aussi très bien joué le coup, c’était davantage l’affaire de quelques individualités qu’un problème collectif global.

- La priorité reste aujourd’hui le championnat ?
- Ce sont nos présidents qui fixent la ligne de conduite. L’objectif était d’aller cette année au Main Round de ligue des Champions. C’est atteint mais je ne connais pas une équipe qui joue pour perdre et c’est également en gagnant que tu prends du plaisir. Mine de rien, on y prend goût à cette compétition extraordinaire. On va donc essayer de s’accrocher au maximum pour que l’aventure continue le plus longtemps possible. La priorité a beau être le championnat, on ne peut pas non plus empêcher les joueuses d’être motivées en Ligue des Champions.

- Au rang des adversaires durant le Main Round, on va retrouver Odense, Buducnost et Metz, soit trois ossatures majeures d’équipes nationales…
- Oui, Odense c’est 80% de l’équipe du Danemark, Metz c’est la même chose en France et Buducnost, c’est le Monténégro à une ou deux joueuses près. On va donc jouer des équipes nationales et merci de le relever parce qu’à chaque fois c’est pareil et on oublie de parler de l’adversité. On va affronter des joueuses habituées à des joutes internationales extraordinaires. Nous aussi on en a quelques unes mais on a également des jeunes qui découvrent tout ça.

- Odense est-il absolument typique du handball danois ?
- Le handball féminin danois avait entamé une mutation progressive depuis quelques années, notamment en changeant son style défensif. Les Danoises sont devenues plus agressives, plus étagées qu’avant alors que les fondamentaux étaient davantage axés sur la zone. Là, c’est du fille-à-fille, avec une défense capable de prendre plein de formes différentes en fonction des situations. Elles sont grandes, physiquement très fortes et dès que tu perds un ballon, c’est du jeu rapide. C’est dur de faire face à cette puissance, tu as l’impression que le danger est partout ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)