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23.02.18 | Laurène Catani : « J’ai des ambitions dans ce club »

Elle n’a connu que ce club. Demi-centre de Toulon Saint-Cyr, Laurène Catani (26 ans) vient de prolonger son contrat avec le club varois qui l’a également formée. Aujourd’hui, le TSCV pointe à la huitième place du classement et est donc toujours en course pour les play-offs, son objectif. Mais avec un changement de coach à la mi-saison, les choses n’ont pas été si faciles que ça pour les Toulonnaises, en déplacement samedi à l’Arena, qui vont devoir s’accrocher pour rester dans le top 8.


« Laurène, le classement actuel de Toulon (8e) est-il en adéquation avec vos performances ?
- Je pense qu’on a fait quelques erreurs, on aurait ainsi pu grappiller quelques points supplémentaires. On a aussi eu des blessées mais ça fait partie du jeu, c’est le lot de toutes les équipes. Le regret, c’est d’avoir raté des matches importants et de ne pas avoir eu de meilleurs résultats à domicile. On n’a pas su faire la différence contre des adversaires directs comme Chambray par exemple. Le problème est qu’avec des « si », on refait tout. Si on est aujourd’hui à la huitième place, c’est qu’on n’a pas été présentes tout le temps.

- Le changement d’entraîneur au mois de Novembre (Thierry Vincent a été remplacé par Sandor Rac) s’est-il bien déroulé ?
- Il y a toujours du bon et du mauvais dans les changements. Ça a été difficile surtout de par la manière dont ça s’est fait. Personnellement, je n’avais connu que Thierry Vincent donc ça a fait bizarre. Il y a un nouveau projet de jeu qui a été mis en place mais ça prend du temps pour assimiler tout ça et y apporter notre touche.
Ce changement a été compliqué à prendre en compte mais c’est comme ça, ça a été décidé par le club et nous les joueuses, on a juste subi. Ça a été brutal, la veille d’un match très important à Bourg-de-Péage. Celui-là fait partie des rendez-vous dont je parlais et qu’on a manqués. Après, on ne veut pas non plus se chercher des excuses, on aurait dû mettre tout ça de côté.

- Il y a en ce moment beaucoup d’annonces et de rumeurs concernant le mercato, notamment à Toulon. C’est déstabilisant ?
- Pour tout le monde c’est une période difficile. Il y a par exemple des filles qui se projettent dans d’autres clubs, mais que ce soit à Toulon ou ailleurs, si les joueuses sont professionnelles, elles doivent savoir faire la part des choses. C’est comme pour la vie perso, il faut mettre ça de côté. On doit juste jouer au handball et respecter ce qui a été mis en place. Il y a bien sûr des questions et des doutes mais ça fait partie du jeu et on doit faire avec.

- Personnellement, vous venez de prolonger à Toulon donc vous avez réglé ce problème…
- Oui, c’était important de prendre une décision et de raccourcir cette période de d’incertitudes. J’ai encore envie de m’inscrire dans le projet toulonnais. J’y suis depuis toujours, même petite à Saint-Cyr, je ne compte plus les années. Ça me tient à cœur et j’ai vraiment des ambitions dans ce club. J’espère que cette année on va tenir notre place en play-offs et pour l’année prochaine, il y a des arrivées qui peuvent nous permettre de faire des choses intéressantes (les championnes du monde Siraba Dembélé et Laurisa Landre notamment). Il y a de l’expérience qui va être apportée par ces joueuses mais il va falloir savoir faire jouer tout le monde ensemble. De toute façon, si j’avais estimé que le projet ne m’intéressait pas, je ne serais pas restée.

- À seulement 26 ans, vous êtes déjà en train de devenir une joueuse emblématique de Toulon…
- Et c’est très gratifiant. Cela dit, je ne le ressens pas forcément parce que pour moi, c’est naturel. C’est mon club et je fais en sorte d’en respecter les valeurs à chaque match. Mon rêve est d’aller chercher une coupe d’Europe avec Toulon. J’en ai vécu une quand j’étais très jeune et j’aimerais que ça se reproduise. Pour l’instant, on est encore très moyennes mais ce sera un but à long terme pour moi.

- Samedi, vous jouez à Brest. Est-ce que le match aller (défaite 28-30) peut vous donner des idées ?
- On était à -8 à la mi-temps et on était bien revenues, c’est vrai. On a envie d’aller faire un résultat là-bas, comme tout le monde je suppose. C’est aussi ça qui est intéressant en LFH. À certains moments, des formations jouent sur plusieurs tableaux et nous qui ne sommes que sur un, on a envie de tout donner. Mais à Brest, c’est toujours compliqué, l’ambiance les pousse beaucoup. Il y a pas mal de rotations aussi au BBH mais on n’a pas peur, on veut les embêter et pourquoi pas venir gagner. Il faut qu’on arrive à être ambitieuses et proposer des choses intéressantes pour emmagasiner de la confiance pour les matches qui seront déterminants pour nous ».


(crédit photos : Laury Rousseau)