BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

21.09.19 | Monika Kobylinska : « Comme si je recommençais à zéro »

Nouvelle arrivée au Brest Bretagne Handball, Monika Kobylinska prend ses marques depuis deux mois dans sa nouvelle vie. Déjà performante sur le terrain, la Polonaise qui a débarqué en provenance de Metzingen, en Allemagne, cherche maintenant à s’intégrer du mieux possible au quotidien au cœur d’une ville et d’un pays dont elle ignorait quasiment tout.

« Monika, après deux mois ici, comment te sens-tu dans ta nouvelle vie ?
- J’aime la France ! Depuis le début, je me sens bien ici, les filles sont gentilles et m’aident beaucoup. Quand je suis arrivée au premier entraînement j’étais un peu stressée mais j’ai vite évolué. Chaque jour, ça va de mieux en mieux. Par exemple, le français était dur pour moi au début mais on a des cours maintenant et ça m’aide à comprendre, à parler un petit peu. Ça me permet notamment de savoir ce que le coach attend de moi. Et il y a vraiment toujours quelqu’un pour m’aider ici, je ne me sens absolument pas seule.

- Tu avais un peu peur de savoir qu’autant de choses allaient changer dans ta vie en venant ici ?
- C’était bizarre pour moi. Quand j’ai signé, je me sentais bien, j’étais contente. Mais plus le temps avançait et plus je stressais, je sentais un peu de peur. Tout allait être nouveau, c’est comme si je recommençais à zéro. Le plus compliqué pour moi aujourd’hui concerne la communication parce que la langue française est difficile. Je veux pouvoir parler avec les gens alors je fais tout pour apprendre. Et je me rends compte que j’aime ce pays et sa mentalité. C’est très différent de ce que j’ai pu vivre en Allemagne. Ici c’est beaucoup plus calme et relax, il y a moins de règles à respecter. Ça me va bien.

- Depuis ton arrivée au BBH, qu’as-tu découvert du club que tu ignorais ?
- Je savais qu’il y avait beaucoup de spectateurs mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si bien. L’ambiance est vraiment incroyable ! La salle est déjà beaucoup plus grande que ce qu’on peut voir en Allemagne et il y a tellement de monde… Au club sinon, j’ai été surprise par le nombre de gens qui y travaillent. Il y a plusieurs entraîneurs, plusieurs préparateurs physique, ça fait beaucoup de personnes qui sont là pour nous aider à être plus performantes. Au début, quand je ne connaissais pas vraiment les gens, c’était un peu difficile parce que je ne savais pas trop à qui demander les choses mais maintenant tout est OK. On peut en tout cas se concentrer sur ce qu’on fait de mieux : le handball.

- Au niveau handball justement, quelles sont les grands différences entre l’Allemagne et la France ?
- C’est difficile à dire maintenant parce que je me concentre surtout sur moi pour être la meilleure et aider l’équipe. Je ne regarde pas trop les autres équipes pour le moment. Ici, c’est sûr que ça joue plus vite en tout cas, c’est plus physique, avec davantage de 1 contre 1, ce qui te force à être bonne en défense. En Allemagne, ça va davantage tirer de loin. S’il faut que je change ma façon de jouer, ça pourra être un plus pour moi, un nouveau challenge.

- Que penses-tu de tes premiers matches ?
- Je suis plutôt contente mais on peut toujours faire mieux. C’est pareil au niveau de l’équipe, on peut s’améliorer, on a juste besoin de temps. C’est bien qu’on ait gagné tous nos matches mais on doit travailler encore davantage pour développer notre jeu.

- Dans la vie de tous les jours, tu parais discrète et réservée. C’est une description qui te convient ?
- Je pense que j’ai besoin de davantage de temps pour aller vraiment vers les gens et il y a bien sûr la barrière de la langue. Vous verrez sans doute une personne différente dans quelques semaines. Bon, je ne serai jamais celle qui parle le plus fort ou fait des trucs un peu fous mais je peux être plus ouverte, ça c’est sûr ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)