BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

18.05.17 | Laurent Bezeau : « L’exploit est possible »

Après une défaite au match aller à l’Arena, le Brest Bretagne Handball jouera sa survie en LFH ce vendredi dans la salle d’Issy Paris (18h30). Battues de deux buts la semaine dernière, les Brestoises savent ce qu’il leur reste à faire si elles veulent voir la finale. L’entraîneur Laurent Bezeau se montre optimiste avant cette rencontre et a pleinement confiance en ses joueuses pour renverser la vapeur et faire de cette saison de club promu une aventure magnifique.

« Laurent, ce genre de match à la vie à la mort est-il plus facile à préparer ?
- Ça paraît plus facile parce que l’enjeu est important mais en même temps, ce n’est pas si simple parce qu’on arrive en fin de saison et qu’il faut être capable de redonner de la confiance aux joueuses, de la détermination et l’envie de bien jouer au handball. Les filles n’ont pas forcément perdu confiance mais comme ça fait trois fois de suite qu’on perd contre Issy, on peut se demander si on est capables de gagner ce match. Il faut savoir les remobiliser et leur faire comprendre que l’exploit est possible.

- Sens-tu une volonté chez elles de ne pas mourir vendredi ?
- Oui, absolument. Il y a dans le groupe des joueuses qui ont une grosse expérience donc elles ne sont pas résignées. Il n’est jamais dit qu’il faut gagner les deux matches dans une confrontation aller-retour, un seul peut suffire. On n’a pas gagné la première manche alors elles savent ce qu’il leur reste à faire.

- Après le match aller, tu te montrais positif quant à l’issue du retour. Quels étaient les éléments qui te faisaient penser ça ?
- Disons qu’on avait raté plein de choses en attaque, y compris des penaltys et je pense que si on se met à réussir cela, le résultat peut être favorable. On a perdu de deux buts en manquant beaucoup de choses et ça me laisse penser qu’il y a la place pour gagner. Et il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas.

- Qu’avais-tu pensé de la défense ?
- On avait pris conscience que sur les deux matches précédents, on s’était vraiment fait prendre de vitesse. L’arme principale d’Issy Paris, c’est la capacité à se projeter vite vers l’avant avec Oftedal qui met le feu et Solberg qui relance très vite. La semaine dernière, sur leur attaque placée en deuxième mi-temps, elles nous ont imposé de longues phases avec beaucoup de changements de secteurs et de la continuité. Elles ont également eu des balles importantes qu’elles ont réussi à bien négocier sur jeu rapide.

- Ce match sera-t-il clé pour déterminer si la saison a été réussie ou pas ?
- Une chose est sûre, c’est que si tu te retrouves en finale, tu pourras dire que malgré tous les problèmes qu’on aura rencontrés, on aura fait une très bonne saison avec également un quart de finale de Coupe EHF en perdant contre le futur vainqueur et une demi-finale de Coupe de France.

- Et si ça ne passe pas ?
- Il faudra se dire que beaucoup d’équipes auraient aimé faire notre parcours. Une saison moyenne, c’est pour les équipes entre la 5e et la 8e place. Dans les quatre premiers, ce serait quand même pas mal. J’aurais juste un goût amer si on n’arrivait pas au moins à finir troisièmes, ce qui était notre classement à l’issue de la saison régulière. Ce qui est embêtant, c’est simplement qu’on n’a pas toujours réussi à faire le handball qu’on aurait aimé. Ça soulève le problème que dans le sport pro, il faut du temps pour développer les complémentarités et beaucoup d’expérience pour gérer un calendrier aussi chargé. On oublie aussi souvent qu’il y a des adversaires et c’est la première saison du BBH en première division. On est en demi-finale, on va tout faire pour aller en finale et j’ai confiance en mes joueuses pour relever ce défi. Mais attention, on tombe contre un adversaire très costaud.

- À quel genre de match t’attends-tu à Issy-les-Moulineaux ? Sur qui est la pression ?
- Face à nous, on aura des joueuses expérimentées qui ont des finales mondiales ou olympiques derrière elles. Elles ont l’habitude de ça. De notre côté, qu’est-ce qui peut nous arriver de mieux que de nous qualifier ? Pour Issy Paris, après avoir gagné le premier match, ce serait ballot de se faire éliminer à la maison. Normalement, il y aura donc plus de pression en face mais elles savent y faire face. Nous on n’a rien à perdre et si ça ne passe pas, on sera déçus et on se dira qu’on a raté le match aller ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)