BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

14.09.18 | Florence Sauval : « Brest est un rouleau compresseur »

Co-leader invaincu de LFH, le Brest Bretagne Handball se déplace samedi dans la salle de la lanterne rouge, Saint-Amand. Un duel a priori déséquilibré mais il est bon de rappeler que les promues nordistes, si elles ne comptent que des défaites, ont à chaque fois beaucoup lutté dans leur salle. La coach amandinoise, Florence Sauval, attend en tout cas de voir des valeurs dans son groupe lors de cette rencontre. L’ancienne ailière internationale (4 fois championne de France), à la tête du HBCSA depuis la saison dernière, a répondu à nos questions.

« Peut-on parler de dur apprentissage de la LFH pour votre équipe ?
- Bien sûr oui. À l’extérieur surtout, on a d’énormes difficultés à imprimer un certain rythme. On a eu pour mauvaise habitude sur nos deux déplacements de lâcher prise beaucoup trop vite. Cela ne représente pas les valeurs qu’on peut avoir à domicile devant notre public et nos partenaires. On apprend le niveau de jeu, surtout qu’on va entrer là dans une phase où on va affronter les équipes de haut de tableau, et également l’état d’esprit. Tout cela peut nous servir pour la suite face à des formations à notre portée.

- À domicile, vous avez subi deux courtes défaites, ça a donc été beaucoup mieux ?
- Oui, ça a été sérieux, on a juste péché par maladresse. Mais l’état d’esprit et les valeurs collectives étaient là, ça correspondait à un niveau LFH.

- En construisant votre groupe pour cette première saison en Division 1, quelle a été votre idée directrice ?
- On est restés sur des principes qui nous avaient réussi et qui font partie de ma philosophie : la défense et le jeu de transition. Malheureusement, sur certains matches, ça n’a pas trop été le cas, on n’a pas trouvé ces aspects. En déplacement, je trouve qu’on prend beaucoup trop de buts, chez nous au contraire ça reste correct. Si on veut exister dans ce championnat, il va falloir qu’on trouve de la stabilité dans notre socle défensif car c’est là-dessus qu’on devra s’appuyer dans les moments difficiles. -

Vous connaissez la LFH depuis de nombreuses années en tant que joueuse ou coach. A-t-elle beaucoup évolué ?
- Oui. On voit déjà qu’elle se renforce avec des joueuses internationales et de grande qualité. On sait que sur l’aspect physique et la rapidité, ce n’est plus la même chose, les stratégies adoptées changent aussi énormément. On va avoir certainement un championnat à deux voire trois vitesses avec ceux qui se battront pour le titre comme Brest, Metz et éventuellement Nantes, ceux qui joueront les trouble-fêtes comme Besançon ou Nice et le reste qui ira chercher les places européennes, les play-offs ou le maintien. Nous, on va essayer d’exister là-dedans.

- Ces évolutions dont vous venez de parler, elles vous plaisent ?
- Bien sûr. Ça permet notamment à ma jeune équipe d’apprendre et de voir qu’il faut faire preuve de beaucoup d’expérience et de rigueur à ce niveau. C’est un effort au quotidien, il faut travailler plus que les autres sur tous les aspects comme la vidéo, le physique ou le jeu. Mes joueuses n’ont pas encore complètement intégré cela, il y a beaucoup de travail et c’est normal, la majorité n’a pas connu ce niveau-là.

- Quel sera votre discours auprès de votre groupe avant le match de samedi contre le BBH ?
- On sait que Brest est un rouleau compresseur. On va vouloir montrer la plus belle image à domicile face à une grosse équipe avec beaucoup d’internationales. Il ne faudra surtout pas que les filles soient émerveillées par leurs adversaires. On va vouloir exprimer nos valeurs, montrer le meilleur et développer un beau handball. Ici, il y a une donne dynamique mais on doit encore fidéliser notre public et développer le handball féminin dans la région. Il y a tout pour réussir, il faut juste être patient ».