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14.04.17 | Allison Pineau : « Le moment fatidique »

À l’approche du début des play-offs et de ce match aller contre Fleury (dimanche, 17 heures), Allison Pineau a conscience de l’importance du moment. La demi-centre du BBH juge sa formation plus expérimentée cette saison et ça tombe bien car les attentes sont également plus élevées. Chaque fille en a conscience mais comme le répète Allison, il faudra faire preuve de beaucoup de vigilance dans une formule qui ne laisse que peu de place à l’erreur.

« Allison, ça y est, les play-offs commencent ! L’an passé, on avait vu un gros changement de comportement entre la saison régulière et la phase finale. Doit-on s’attendre à la même chose cette fois ?
- Je pense que l’année dernière, il y a eu une évolution forte parce qu’il y avait quelque part une découverte pour certaines filles. Aujourd’hui, on a davantage d’expérience. On sait toutes que c’est le moment fatidique et on l’attend avec impatience. Il y a plus de vigilance en play-offs de toute façon parce que c’est en aller-retour et le moindre faux pas peut être rédhibitoire. L’an passé, les enjeux étaient élevés mais cette saison, il y a une demande encore plus claire des présidents avec des exigences et des objectifs hauts. On doit aller un peu plus loin dans tous les matches et toutes les compétitions.

- On a coutume de dire que les quarts de finale décident pour une équipe de la réussite ou non d’une compétition. Es-tu d’accord avec ça ?
- Complètement. On a beau faire une bonne saison régulière, si on ne passe pas les quarts, on oubliera tout ce qui s’est passé avant. Comme il nous a été répété depuis le début, le championnat est notre pain quotidien et on se doit au minimum d’être en demi-finale dans un premier temps. Les quarts, c’est le moment fatidique pour tes les équipes du haut de tableau. C’est l’instant crucial pour se projeter ensuite vers une éventuelle finale.

- Est-ce que la victoire contre Metz vous enlève un peu de pression ?
- Pas du tout, bien au contraire ! On a fait mieux que la saison passée en Coupe de France mais on nous a demandé de faire mieux aussi en championnat. Ce serait une erreur de croire que comme il y a une finale, on peut s’arrêter là. Quoi qu’il arrive, on veut aller le plus loin possible. La pression sera là jusqu’à la fin de toute façon. Et cette finale à Bercy, elle est loin et proche à la fois. Il y aura d’abord les deux matches de quart et l’aller de la demi-finale si on se qualifie. En l’espace d’un petit laps de temps, on peut perdre beaucoup.

- Ne pas être en finale LFH cette saison, considérerais-tu ça comme un échec ?
- Pour moi, ça le serait, par rapport à l’effectif qu’on a et les objectifs qu’on s’est fixés. Et puis ça dépasse l’équipe, c’est aussi important pour tout ce qui s’est fait en coulisses, dans le club, dans tous les secteurs où ça a progressé.

- Face à Fleury, à quel genre d’adversité faut-il s’attendre ?
- Ça va être difficile, comme à chaque fois. C’est peut-être un jeu qui nous correspond bien mais il faut faire attention. On ne doit pas les prendre de haut, surtout pas, ce serait une grosse erreur de notre part. Fleury est une équipe qui peut poser des problèmes à beaucoup de monde. Il y a notamment deux des meilleures buteuses du championnat, Melissa Agathe et Paule Baudouin. Cette équipe a fini septième de la saison régulière mais peut être un trouble-fête en play-offs donc attention. On va devoir être sérieuses sur ce premier match pour déjà aller chercher la victoire et avoir un petit capital-buts qui nous permettrait d’aborder le match retour sereinement à la maison.

- Plus globalement, tu t’attends à des surprises en quarts cette année ?
- Il y a des matches difficiles à prédire comme Nice-Nantes ou même Issy Paris-Besançon. Besançon a eu une saison en dents de scie mais sait poser des problèmes à beaucoup d’équipes. Il pourrait peut-être y avoir une surprise ou deux oui ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)