BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

13.05.17 | Toutes les raisons d’y croire

Le Brest Bretagne Handball n’est pas parvenu à s’imposer lors de la première manche de la demi-finale à l’Arena face à Issy Paris mais n’a pas non plus gaspillé toutes ses chances de voir plus loin. L’écart de deux buts n’est pas insurmontable mais surtout l’attitude et le courage démontrés lors de cette partie à haute intensité autorisent l’optimisme. La tâche ne sera pas aisée en région parisienne mais non, le BBH n’est pas encore mort !

Brillant vainqueur de la double confrontation face à Chambray en quart, le BBH s’est attaqué ce samedi à un plus gros morceau encore. Issy Paris, équipe en forme de la deuxième moitié de championnat, a prouvé à l’Arena qu’elle avait les dents longues et s’est imposée pour la troisième fois consécutive face aux Brestoises. Mais ces dernières ont également affiché un tout autre visage que lors des revers en championnat fin mars et en Coupe de France fin avril.

« Ce que j’ai envie de retenir, c’est le courage et l’engagement des filles durant le match, annonçait en introduction Laurent Bezeau après la rencontre. Ça me donne espoir et envie d’aller chercher la qualif’ à Paris ». D’ailleurs, il ne fallait surtout pas tenter de trouver chez son homologue isséen un quelconque excès de satisfaction. « +2, c’est un écart piégeux, avouait ainsi Arnaud Gandais. On pourrait avoir tendance à dire qu’on a un pied en finale mais ce serait n’importe quoi. Je sais combien c’est dangereux de gagner d’un écart faible à l’extérieur parce qu’on peut être tenté de faire moins d’efforts ensuite en ayant l’impression que c’est plus facile ».

C’est d’ailleurs peut-être ce léger sentiment de suffisance qui avait coûté à ses filles une fin de première mi-temps très compliquée. Très vite devant au score (2-6, 15e) les Isséennes allaient se retrouver quasi-muettes jusqu’à la pause avec un seul but en quinze minutes. Si le BBH avait beaucoup croqué, manqué des tirs, des 7 mètres, et subi l’ascendant psychologique de l’excellente gardienne norvégienne Silje Solberg, il n’avait ainsi pas tout de suite abdiqué.

« Le début de match me laissait penser que ce serait très compliqué, avouait Laurent Bezeau. Mais les filles ont fait preuve de beaucoup de courage et su remonter la pente ». « C’était un scénario particulier, ajoutait Arnaud Gandais. On a vite pris les devants mais on a ensuite peut-être manqué d’humilité et on s’est fait punir. On avait un peu la tête à l’envers à la mi-temps mais on a réussi à trouver des ressources de combat pour repasser devant et maintenir l’écart jusqu’au bout ».

Aux commandes au repos (9-7), les Brestoises allaient voir leur pécule rapidement réduit à néant par la faute d’un Issy Paris qui avait retrouvé du rythme et pouvait compter sur la régularité de Lois Abbingh aux 7 mètres et l’efficacité d’Oftedal, Hanna de son prénom, pas forcément celle qu’on attendait (12-14, 43e). « On a réussi à ne prendre que 7 buts en première mi-temps mais malheureusement, on n’est pas parvenus à stabiliser de la même manière la défense ensuite, regrettait Laurent Bezeau. On en prend 16 en deuxième et c’est lourd de conséquence. À la fin, on est à -2 et l’espoir est permis pour le retour, c’est ce qu’on va retenir ».

Car même en ayant encore pas mal peiné offensivement, le BBH a affiché le visage qu’on aime voir, courageux à souhait, combattif à l’extrême, et s’est incliné en ayant donné ce qu’il pouvait. Après quelques réglages dans la semaine, c’est donc avec beaucoup d’envie qu’il ira se battre pour une finale. « Vous ne pensez quand même pas qu’on va aller à Paris en se disant que c’est terminé, concluait le coach brestois. Les Isséennes n’ont pas forcément toujours montré qu’elles étaient au-dessus de nous ce soir. Autant la demi-finale de Coupe me laissait penser que cette équipe avait de la marge sur nous, autant sur ce match, vu ce qu’on a proposé, je pense qu’on peut être devant. J’espère juste que les filles auront envie de rester ensemble parce qu’une confrontation aller-retour, ce n’est jamais simple nerveusement ». Ça, toute l’Arena et les Brestois devant leur télé peuvent le confirmer.

BREST – ISSY PARIS : 21-23 (9-7)
BREST : Darleux (g.), Dangueuger (g.), Toublanc (4), Tissier, Geiger (1), Durand, Le Hir (1), Copy (1), N’Gouan (2), Pineau (4), Prouvensier, Ntsama Akoa (3), Limal (1), Mangué (4). Entraîneur : L. Bezeau.
ISSY PARIS : Solberg (g.), Garba (g.), C. Lassource (5), S. Oftedal, Sercien-Ugolin, Camara, Zalewski (1), Tegstedt (1), H. Oftedal (6), Niakaté (1), Abbingh (8), Wibe (1), D. Lassource, Deba. Entraîneur : A. Gandais.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)