BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

13.01.17 | Pauline Coatanéa revient au pays !

Alors que la saison bat son plein, le Brest Bretagne Handball vient de s’attacher les services de sa première recrue pour l’exercice 2017/2018. Pour le coup, c’est un véritable retour aux sources puisque Pauline Coatanéa (23 ans), qui a paraphé avec le BBH un contrat de deux ans (+un en option), est originaire de Locmaria-Plouzané et avait fait ses gammes au Pôle Espoirs de Kerichen puis au centre de formation de l’Arvor.

Lancée dans le grand bain par Laurent Bezeau mais rapidement contrainte de s’exiler après la disparition du club, elle avait opté pour Nantes. De la Division 2 à la Coupe d’Europe, la jeune ailière droite, vice-championne du Monde juniors en 2012, a monté les marches quatre à quatre. Aujourd’hui capitaine d’une solide équipe de LFH et figurant dans la liste élargie des Bleues pour l’Euro, elle revient sur ses terres avec de la maturité et un bagage étoffé. Bienvenue Pauline !



Pauline COATANÉA
Française
Ailière droite
23 ans, née le 6 juillet 1993
1,65m
62kg

Clubs précédents : Arvor 29 (formation, jusqu’en 2012), Nantes (formation puis D2 puis LFH, 2012-2017).

Palmarès : Championne de France D2 avec Nantes (2013), vice-championne du monde juniors avec l’Équipe de France (2012).



Laurent Bezeau (entraîneur du BBH) : 

« Pauline, je la suis depuis longtemps. Non seulement, elle est performante mais elle est également du territoire puisqu’elle est originaire de Locmaria-Plouzané. Elle correspond à notre ambitieux projet. Je lui avais fait faire son premier match en Division 1, c’était à Issy-Paris lors de la saison 2011-2012. Elle avait ensuite été vice-championne du monde juniors et élue dans le 7 de la compétition. Elle est très engagée dans ce qu’elle fait, physiquement et mentalement. C’est une combattante, elle est intelligente et a des qualités de puissance malgré son petit gabarit ».

Pauline Coatanéa : « Il y avait un goût d’inachevé »

« Pauline, tu porteras la saison prochaine le maillot du BBH. Pourquoi ce retour à Brest ?
- Je ne m’attendais pas à partir il y a cinq ans. J’étais encore au centre de formation et j’avais envie de faire partie de l’aventure de l’Arvor. Il y avait donc un goût d’inachevé pour moi. Depuis, le fait qu’un nouveau projet ait vu le jour, avec de solides ambitions, a attiré mon attention et je suis contente d’avoir trouvé un accord pour un retour au pays. Ce qui se présente est alléchant, avec la volonté d’exister en Coupe d’Europe et à l’avenir peut-être de disputer la Ligue des Champions. Connaître Laurent a conforté mon choix. Je sais comment il fonctionne et j’aime sa façon de mener les entraînements. Je peux encore plus progresser avec lui.

- Avec Nantes, penses-tu être devenue une autre joueuse ?
- Disons que j’ai beaucoup plus confiance en moi. Il y a cinq ans, quand j’arrivais à l’entraînement des pros, j’avais toujours la boule au ventre, j’avais peur de faire les choses. En débarquant à Nantes, j’ai eu dès le début pas mal de temps de jeu et j’ai pu m’exprimer. J’ai beaucoup appris et dans le jeu, j’ai par exemple élargi ma gamme de shoots. En défense, j’ai aussi progressé, notamment au poste de numéro 2.

- Tu as aussi appris à endosser des responsabilités puisque tu es cette saison la capitaine du NLA…
- C’est une marque de confiance qui m’a été faite. J’étais un peu étonnée en début de saison d’avoir le brassard. Ça montre que j’ai gagné en maturité. Je suis en LFH depuis quatre ans et je pense être maintenant une joueuse qui compte dans le championnat. C’est en tout cas un rôle qui me fait plaisir.

- À Nantes, tu estimais avoir fait le tour ?
- L’évolution a été énorme et rapide en passant de D2 en D1 puis en Coupe d’Europe. Le plus dur maintenant pour le club reste à faire, c’est-à-dire se structurer pour viser encore plus haut et je pense que ça prendra un peu plus de temps. C’est notamment en constatant ça que je me suis dit que c’était peut-être le moment de partir pour voir un nouveau challenge et franchir une étape supplémentaire. À Nantes, il y a le problème de la salle et le budget qui ne suit pas encore. Si on considère que la carrière d’une handballeuse est courte, j’avais envie de sauter le pas et les gens au club ont compris ma décision. J’ai des ambitions personnelles comme viser une première sélection en équipe de France après avoir figuré sur la liste élargie en décembre. Je me dis que j’ai sans doute plus de chance d’y parvenir en m’engageant pour un plus grand club. Le BBH dispose de davantage de visibilité et tout peut s’accélérer dans cet environnement. Ça va me forcer également à accepter une nouvelle concurrence, c’est une bonne chose pour progresser.

- Avant de revêtir le maillot noir et blanc, tu as une saison plutôt excitante à boucler avec le NLA…
- Oui, surtout qu’on ne s’attendait pas à un tel parcours en Coupe d’Europe. Le fait d’avoir gagné la semaine dernière à l’extérieur (NDLR : à Oldenbourg, en Allemagne) nous a un peu plus ouvert les portes pour éventuellement passer en quart de finale. Pour le club, c’est assez exceptionnel donc on va profiter de ça. Il y a aussi le championnat pour lequel on aimerait viser le podium. En Coupe de France, on est en course également et va tenter d’aller à Bercy pour peut-être finir avec quelque chose de concret car sur mes cinq années passées au NLA, je n’ai rien décroché à part le titre de D2 en 2013.

- Une question pour finir : qu’y a-t-il le 22 février ?
- (rires) Un gros match ! Pour ce déplacement à Brest, il y a beaucoup d’attentes du côté de mes proches et de ma famille. Tout le monde a coché cette date dans son agenda. C’est vrai que ça va être assez exceptionnel. Il y aura sûrement un peu de pression mais ça va être sympa de jouer dans cette salle. On espérera en tout cas faire mieux qu’au match aller où quelques joueuses manquaient. Si on peut arriver avec toutes nos forces et tenter notre chance, je pense que gagner à l’Arena m’irait très bien ! »


(crédit photos : Clichés Hand)