BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

12.05.17 | Allison Pineau : « Il était l’heure de se révolter »

Après deux solides succès contre Chambray en quart de finale, le Brest Bretagne Handball s’attaque à un gros morceau du championnat pour tenter de se faire une place en finale. Issy Paris, qui avait éliminé les Brestoises de la Coupe de France il y a quelques semaines, sera ce samedi à l’Arena pour la première manche. Face à la formation francilienne, c’est un BBH revigoré et plein de confiance qui voudra bousculer la hiérarchie. Allison Pineau l’a bien compris, c’est la dernière chance pour cette équipe de décrocher quelque chose cette saison.

« Allison, ça y est, on y est dans le moment de vérité…
- Oui, ce sont les semaines les plus importantes parce que c’est révélateur de plusieurs choses. Quand on arrive dans le dernier carré, on se dit que tous les matches joués auparavant ne servent pas à grand-chose, excepté de nous avoir conduites jusqu’à là. Le système des play-offs remet tout en jeu et il n’y a que ça qui compte finalement.

- Est-ce que la double confrontation face à Chambray a été le meilleur moyen d’entrer dans ces instants décisifs ?
- C’est sûr que c’est mieux d’avoir fait ces deux matches. C’est une excellente préparation pour nous. On surfe sur deux prestations abouties durant lesquelles on a relancé la machine et senti un élan nécessaire pour négocier ces matches couperets. C’est de bon augure mais maintenant, Issy ce n’est pas Chambray, c’est un autre niveau encore donc il va falloir se préparer pour ça.

- Y avait-il du questionnement dans le groupe avant le quart de finale contre Chambray ?
- C’est vrai que tout le monde a pu se poser des questions. La demi-finale de Coupe de France contre Issy avait laissé quelques traces. Très rapidement, je m’en étais détachée parce qu’une opportunité était passée et qu’il n’en restait qu’une avec le championnat. Il était l’heure de se révolter et de se sortir de cette mauvaise passe. On a répondu de la meilleure des manières puis on a confirmé au retour. Maintenant, contre Issy, on remet tout en jeu.

- Depuis le début des play-offs, Laurent parle d’avoir retrouvé une vraie équipe. Tu partages cet avis ?
- Je pense qu’à un moment donné, il y a eu une prise de conscience pour se dire que maintenant il n’y avait plus la Coupe de France, que la Coupe d’Europe avait été un bonus, et qu’il ne restait donc plus que le championnat pour faire un truc ensemble avant que les filles ne partent ou arrêtent leur carrière. Ça a forcément joué dans notre comportement.

- À titre individuel, on te sent mieux depuis deux matches, notamment sur le plan offensif…
- Oui c’est vrai mais ce n’est pas spécialement lié à une révolte de ma part. Peut-être que Laurent a réussi à trouver une certaine harmonie offensive, peut-être aussi que les associations fonctionnent mieux pour X raisons. Forcément, ça met tout le monde plus à l’aise. Me concernant, c’est peut-être parce que je sens que ce sont les play-offs et que c’est le moment où il faut être là.

- À quel genre d’opposition t’attends-tu face à Issy Paris ?
- Je pense qu’Issy aura le même plan tactique que lors des deux dernières confrontations. Je ne vois pas pourquoi ils changeraient quelque chose aujourd’hui. Ils vont sûrement s’attendre à un match difficile chez nous et viendront quand même chercher une victoire. Mais tout le monde sait que jouer à l’extérieur en play-offs, ce n’est jamais facile. Leur but sera au moins de sortir indemnes de l’aller pour conserver toutes leurs chances au retour.

- Et finalement, est-ce vraiment un désavantage pour Brest de jouer le retour à l’extérieur ?
- Par rapport à mes diverses expériences, je pense qu’il est toujours mieux de disputer le deuxième match à la maison parce qu’il te permet souvent de faire la différence. Là, on n’aura pas cette chance d’être chez nous, devant nos fans qui nous poussent. Mais en faisant un super match aller, on peut aussi avoir toutes les cartes en main pour la deuxième rencontre en limitant la casse et en leur mettant même une certaine pression ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)