BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

11.02.18 | En quart, et pas à moitié !

Le Brest Bretagne Handball a dominé dans les grandes largeurs Kuban (30-16) dans un match décisif pour la qualification pour le Top 8 de la Coupe EHF. Sérieuses toute la partie, les Brestoises ont rendu une copie très propre au cœur d’une communion d’une rare intensité avec le public de l’Arena. Les voilà donc premières d’un groupe très relevé. Mardi, elles sauront qui elles affronteront en quart de finale le mois prochain. Trois possibilités se présentent : les Norvégiennes de Kristiansand, les Danoises de Viborg ou les Roumaines de Zalau.

La sieste du dimanche après-midi a sans doute été perturbée pour les riverains du quartier de l’Arena. Du bruit, il y en a eu comme rarement dans une enceinte pourtant habituée aux ambiances de carnaval. D’abord pour pousser puis pour remercier les Brestoises qui auront offert une partie pleine d’intensité avec au bout un sacré pompon : une qualification pur les quarts et une première place de groupe fêtées de longues minutes par des joueuses qui ne semblaient pas vouloir quitter le parquet.

Les illusions russes avaient elles décampé depuis belle lurette, une bonne demi-heure pour ainsi dire. Encore dans le coup à la reprise du jeu (13-11, 32e), les joueuses de Trefilov allaient ensuite disparaître des radars, dépassées par la pression défensive brestoise et la ferveur d’un public de plus en plus chaud. « Je félicite Brest, c’est une équipe très sérieuse et bien organisée, résumait un coach russe plus bavard sur le terrain. On n’est pas encore prêts pour jouer des équipes aussi fortes. Je ne cherche pas d’excuse, Brest était meilleur ». Pour les raisons de la défaite, il faudra donc repasser ou demander à sa gardienne, présente en conférence de presse. « On a fait un mauvais match, ne se cachait pas Victoriia Kalinina. Ça avait déjà été le cas à l’aller et aujourd’hui c’était encore pire. C’était correct en première mi-temps mais après, peut-être à cause de la fatigue, on n’était pas disciplinées, on a perdu beaucoup de ballons et ensuite subi les contre-attaques de Brest ».

Avec la bonne semaine que venait de réaliser son équipe (victoire confortable mercredi contre Besançon), Laurent Bezeau affichait lui une mine joyeuse et confirmait les progrès actuels de sa formation. « On avait un peu de tension avant la rencontre, avouait-il tout de même. C’était le premier match-couperet de l’année et on ne sait jamais trop comment ça se passe dans ces cas-là. Je pensais fortement qu’on était plus forts que Kuban parce qu’on avait déjà gagné là-bas et que l’écart aurait pu être plus large. Les filles se sont mises à l’unisson. Il me semblait que si l’on était bien placés, agressifs et ensemble, Kuban n’aurait pas tant que ça d’arguments à proposer offensivement. En défense, ils ont essayé de nous déstabiliser mais l’écart était trop important pour ça ».

Cet écart dont parle le technicien brestois, c’est celui qu’on vit grandir de manière exponentielle durant toute la deuxième période. (16-12, 36e ; 19-13, 39e ; 24-15, 50e ; 30-16, 60e). Oui, Brest était plus fort et s’est même permis de faire le show pour une assistance aux anges ou de tenir le choc à 3 joueuses de champ ( ! ) après un déluge d’exclusions temporaires. « La Ligue des Champions nous a permis de progresser et de se rendre compte de ce que c’était, poursuivait Laurent Bezeau. Ça a été difficile parce qu’on y a laissé beaucoup d’énergie mais l’équipe s’est construite dans l’adversité ».

Au point de retrouver goût aux succès européens après six revers consécutifs. Le Brest Bretagne Handball termine ainsi sa phase de poules avec un bilan de quatre victoires pour deux défaites. Très honorable. « Je retiendrai du positif parce qu’on en ressort avec davantage de matches gagnés que perdus, concluait le coach du BBH. Ce que je note, c’est qu’on a intérêt à être toujours très forts chez nous parce qu’à l’extérieur, il y a plein de choses qu’on ne peut pas contrôler. Ça fait en tout cas du bien de rencontrer des équipes différentes, d’autres cultures, un autre handball, on s’enrichit avec ça ».

Ce que Laurent Bezeau n’avait sans doute pas eu le temps de remarquer à chaud, c’est la performance défensive globale de ses ouailles sur les six matches de la poule. Elles terminent ainsi, et de loin, premières de cette catégorie (117 buts encaissés devant Craiova, 134). Ça c’est dans l’ADN de cette équipe depuis très longtemps, il n’y a pas de raison que ça change. Une autre habitude, mauvaise celle-là, est de se coltiner toujours un tirage compliqué. Si cela pouvait changer pour une fois… Alors faites vos jeux : Kristiansand, Viborg ou Zalau ?

BREST – KUBAN KRASNODAR : 30-16 (12-9)
BREST : Darleux (g.), Idéhn (g.), Tissier (5), Pineau (2), Copy (3), N’Gouan (2), Herbrecht, Prouvensier (1), Sand (1), Pop-Lazic (3), Stoiljkovic (4), Manach-Le Calvé, Coatanéa (5), Burlet, Limal, Mangué (4). Entraîneur : L. Bezeau.
KUBAN KRASNODAR : Kalinina (g.), Mikhaylyuta (g.), Davidenko, Samoilenko (1), Golub (4), Savinova (3), Gariaeva (1), Golikova, Matlashova, Efimkina, Nalivko, Rzaeva, Frolova (3), Barkalova (1), Sobina (1), Fanina (2). Entraîneur : E. Trefilov.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)