BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

08.08.19 | Laurent Bezeau : « Tout le monde prend ses marques »

Actuellement au Monténégro pour y disputer ses deux premiers matches de préparation, le Brest Bretagne Handball poursuit la mise en place de sa nouvelle équipe pour la saison 2019/2020. L’entraîneur Laurent Bezeau a conscience que le processus de création du groupe n’en est encore qu’à ses débuts mais il peut déjà noter un bel état d’esprit de la part des joueuses et la volonté de chacune de trouver sa place dans l’équipe.

« Laurent, on est à la moitié de la préparation. Quelle est aujourd’hui ton ressenti ?
- En terme de timing, on est effectivement à la moitié mais au niveau des matches amicaux, on n’en est qu’au début. Pour l’instant, on s’attache à construire l’équipe dans toutes ses dimensions. Ça se passe plutôt bien malgré les blessures de Coralie Lassource et Gaëlle Le Hir, plus le retour progressif de Kali Niakaté. Tout le monde prend ses marques, on essaye de mettre en place un processus de communication permettant à tout le monde d’échanger et de participer à la construction de cette équipe.

- Il y a cette saison trois nouvelles étrangères qui ne connaissent pas du tout le championnat de France. Comment facilite-t-on leur intégration ?
- Il faut déjà savoir que le point de départ d’une bonne intégration, c’est l’état d’esprit et la volonté de la joueuse. On a trois nouvelles étrangères qui sont arrivées avec une belle ouverture et avaient même déjà fait des efforts pour apprendre le français avant d’arriver. On a Sandra Toft, reconnue au niveau international, une sorte de pince-sans-rire, qui discute déjà avec tout le monde et est capable de travailler dur. On a aussi Shenia Minevskaja qui fait de gros efforts de français et s’implique énormément au quotidien dans le groupe. Enfin, on a Monika Kobylinska qui est un peu plus introvertie mais montre tout l’inverse sur le terrain avec beaucoup d’investissement. 
On apprend tous les ans dans notre processus d’intégration car il y a autant de personnalités que de joueuses. À chaque fois, tout est remis en cause et on doit être capables d’individualiser ce que l’on fait. Mais, je le répète, le point de départ reste l’état d’esprit des joueuses et là on n’est pas déçus.

- Les matches amicaux débutent donc maintenant avec cette fois une particularité : moins d’oppositions mais un très haut niveau tout de suite…
- Cela fait plusieurs années que je dis qu’en préparation on a tendance à faire trop de matches. On va donc jouer moins de rencontres cette fois, par contre on va tenter de mettre davantage de qualité et d’engagement intellectuel. On va croiser des équipes de très grande valeur mais on ne va pas spécialement s’attacher aux résultats, on va davantage regarder la réalisation et la maîtrise. Cela doit nous permettre d’avancer pour être au mieux pour le championnat et la coupe d’Europe.

- À partir de quel moment de la préparation commence-t-on à trouver ça trop long ?
- Il n’y a pas une vérité sur le sujet, ça dépend des saisons. Mais c’est vrai que les matches amicaux c’est bien gentil mais c’est la compet’ qui nous prend, nous passionne et est révélatrice de plein de choses. En tout cas, quand ça se passe bien, tu ne te rends même pas compte que la préparation est longue ».