BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

07.06.18 | Nouvelles finalités pour les U18

La saison des U18 du Brest Bretagne Handball s’est achevée le week-end dernier par les Finalités, disputées à Vendôme, dans le Loir-et-Cher. Mal en point au cœur de l’hiver, l’équipe a su parfaitement se ressaisir pour aller cherche un ticket pour ce Final Four Élite qu’elle avait remporté la saison passée. Il est temps de faire un bilan de l’exercice et d’évoquer les perspectives d’avenir avec l’entraîneur Julien Nédélec.

LES FINALITÉS 2018
« Nous défendions notre titre dans la catégorie Élite remporté l’an passé à Harnes, dans le Pas-de-Calais. Cette fois, c’était à Vendôme, dans le Loir-et-Cher. Le hasard a voulu qu’on rejoue en 1/2 finale Toulon qu’on avait battu en finale un an auparavant. Cette fois, ça s’est moins bien passé parce qu’on a été défaits logiquement par une équipe plus mature et plus costaude même si on n’a pas été ridicules, loin de là. On perdait 20-19 et on a lâché dans les dix dernières minutes. On a tenté le tout pour le tout, on a perdu les armes à la main mais Toulon méritait sa victoire (32-22). Le lendemain, on jouait la petite finale contre les Lorraines de Yutz. Ça n’a pas été facile de remobiliser les troupes pour ce deuxième match. On l’a perdu de deux buts, 28-26, après un combat acharné. Yutz avait davantage d’arguments physiques et d’expérience. Nous, on était assez jeunes, on n’avait par exemple aucune fille de dernière année. La saison prochaine, on sera plus expérimentés ».

DES DÉFAITES À RELATIVISER
« Nous étions beaucoup plus jeunes qu’il y a un an où on disposait de quatre « dernière année », ça nous avait permis d’avoir plus de maturité et d’assurance quand le ballon pesait lourd. Cette fois, les filles ont eu du mal à prendre leurs responsabilités. On a vu qu’il y avait encore un bout de chemin à parcourir pour être parmi les meilleurs. Notre équipe était composée d’une 2003, de six 2002 et de cinq 2001 ».

SATISFACTION D’ÊTRE AU FINAL FOUR
« C’était une bonne surprise d’y être parce qu’on avait un groupe renouvelé à 80% par rapport à l’année dernière. Il a fallu créer une osmose, que la mayonnaise prenne entre des filles qui ne s’entrainaient ensemble que le vendredi soir puisque certaines étaient au Pôle Espoirs, d’autres au CLE (Centre Labellisé d’Entraînement), d’autres dans aucune des deux structures. On a passé sans encombre la première phase en finissant premiers. Ensuite, à partir de janvier, la phase aller a été difficile et il y a eu une grosse prise de conscience du groupe après une claque prise à la Roche-sur-Yon. On ne jouait alors plus en équipe. Il n’y avait pas de solidarité, pas de cohésion, c’était une faillite collective. Les filles m’ont alors surpris, elles ont dit les choses entre elles et sont allées chercher une place en Élite. Elles ont notamment réussi à battre Nantes qui allait remporter trois mois plus tard la catégorie Garçonnet (la plus haute en France) ».

UNE BONNE ÉVOLUTION DU GROUPE
« On a un groupe de 27 filles. L’équipe 2 a joué dans le plus fort championnat qu’elle pouvait disputer, c’est-à-dire la poule haute de Pré-Nationale Bretagne. C’était super intéressant parce qu’on avait 18 joueuses en capacité d’évoluer en championnat national. Ça m’a permis de faire tourner en fonction des événements. Le groupe a bien évolué et ce n’est pas donné à tous les clubs d’avoir une telle densité, une telle richesse dans l’effectif. Il y a beaucoup d’homogénéité et les filles ont bien progressé dans la compréhension du handball ».

LE GARÇONNET EN 2019 ?
« L’an prochain, il y a trois ou quatre filles qui vont nous quitter parce qu’elles seront obligées de jouer en séniors, chez nous ou ailleurs. Une ou deux autres vont aussi partir pour trouver un niveau séniors intéressant. Au niveau collectif, le départ des filles du pôle va nous enlever des arguments. Il va falloir qu’on recrute quelques joueuses, on a des pistes. L’objectif est de conserver le noyau du groupe et le meilleur recrutement sera de stabiliser celui-ci. C’est notamment sur la base arrière qu’on va devoir trouver des bras. On aura un groupe très intéressant, il y a moyen d’être optimistes. L’idée sera de viser le Garçonnet, le niveau 1. Il faudra de toute façon que ce cap soit franchi l’année prochaine ou dans deux ans. Le BBH doit exister au meilleur rang chez les U18 ».