BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

06.02.18 | Raphaëlle Tervel : « Contre les gros, on n’a rien à perdre »

À la tête de la formation bisontine, Raphaëlle Tervel joue sur la continuité et la stabilité pour faire avancer son groupe. Présent en Coupe EHF jusqu’en novembre, Besançon prend également un malin plaisir en France à briller contre les cadors du championnat. Méfiance donc pour les Brestoises !

« Vous êtes actuellement sixièmes ex æquo, est-ce que ça correspond à votre rang et à l’objectif que vous vous étiez fixé ?
- L’objectif de notre saison est de gagner le quart de finale de play-offs donc le classement importe peu aujourd’hui. Évidemment, meilleure sera notre place et plus le quart sera accessible. En gros, on veut finir dans le top 6 pour éviter les deux équipes au-dessus, Metz et Brest. On est toujours dans les clous même si on savait que la coupe d’Europe allait nous rendre la chose plus compliquée.


- Cette Coupe EHF justement, vous a-t-elle été utile ? (Besançon a été éliminé au 3e tour de la compétition par les Russes de Lada)
- Bien sûr ! Au niveau de l’expérience, ça a été un vrai plus. On a payé le prix en championnat parce qu’on a lâché pas mal de points à ce moment-là mais c’est ce qu’on voulait. On a une équipe jeune, les deux tiers des filles n’avaient jamais joué de coupe d’Europe, donc la moindre expérience qu’on pouvait engranger était bonne à prendre. On savait que ça compliquerait le championnat, c’était prévu et c’est le passage obligé.

- En France, on se rend compte que vous arrivez à embêter ou battre les gros. Comment vous l’expliquez mis à part le fait que vous n’êtes peut-être pas si loin d’eux ?
- Il n’y a pas de secret. On veut essayer de battre tout le monde mais quand on joue un gros, on n’a rien à perdre et tout à gagner. On arrive donc à se lâcher complètement et à faire de belles performances. C’est toujours motivant de jouer ces rencontres.


- On remarque également que vous faites beaucoup de nuls (4). Comment les avez-vous jugés ?
- Contre Brest et Issy, c’étaient forcément de très bons matches nuls. Contre Dijon, en revanche, ce n’était pas le cas. On ne regarde pas trop les scénarios de ces rencontres, surtout l’adversaire qu’on affronte, c’est cela qui détermine la force du résultat.

- Besançon dégage une notion assez nette d’équipe stable. En voyez-vous les progrès au quotidien ?
- Oui, on voit que ça avance sur certaines petites choses et c’est plutôt intéressant. On a toujours envie d’aller plus loin dans différents secteurs, de gratter tout ce qu’on peut dans chaque domaine. Le fait de pousser à chaque fois un peu plus loin est important et on ne pourrait pas le faire si on changeait beaucoup de monde chaque année. On essaie bien sûr toujours de se renforcer un peu chaque saison mais l’idée de garder une grande majorité de notre collectif est toujours présente et on a aussi envie de donner leur chance à nos jeunes.

- Vous attendez quoi de ce match mercredi à Brest ?
- On voudrait une belle performance en terme de qualité de jeu face à une équipe de Brest en pleine bourre, y compris en coupe d’Europe où elle parvient à faire de bons résultats. Là, on est dans un enchaînement Metz – Brest – Metz (en Coupe de France), cela fait pour nous trois matches de Ligue des Champions. On essaye de se mettre à ce niveau et de stabiliser le plus possible la performance. C’est en tout cas une belle série à jouer pour nous ».