BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

04.09.19 | Jean-Paul Martinet : « Dans l’équipe, 1 + 1 = 3 »

Nouvelle tête dans le staff cette saison, Jean-Paul Martinet a rejoint le BBH en tant qu’accompagnateur de la performance (il peut également exercer la fonction de préparateur mental). Ancien joueur, international, il a été entraîneur au plus haut niveau pendant plus de 35 ans et s’est donc aujourd’hui lancé le défi de contribuer à remettre le Brest Bretagne Handball sur les bons rails après une saison compliquée.

« Jean-Paul, dans quels cas sollicite-t-on tes services ?
- En France, l’éducation fait qu’on n’appelle les gens que quand ça va mal. C’est différent chez les Anglo-Saxons qui viennent plutôt enrichir ce qui marche déjà. Ici, on vient réparer et donc on m’appelle quand il y a des problèmes à régler, c’est le cas de Brest par rapport à la saison passée. Mais de plus en plus, avec l’INSEP notamment, on me demande de venir optimiser des performances avec des gens qui sont déjà champions olympiques et qui veulent le rester. Aujourd’hui, on a encore du mal à répondre à la dimension mentale dans la performance, c’était la même chose avec la préparation physique il y a quelques années. Mais je pense que ma spécialité ne peut que se développer dans les années qui viennent. Je n’ai le temps de répondre qu’à une petite partie des sollicitations que je reçois.

- Dans le cas du BBH, quelles sont tes prérogatives ?
- Déjà, ce qui m’a convaincu de venir, c’est la demande des présidents et le contact que j’ai eu avec eux. J’aime les défis et c’en est un. Ma mission est une approche de l’ensemble du système de performance du club. Le BBH a grandi très vite et eu rapidement de bons résultats. Il y a beaucoup de personnes au club et des dysfonctionnements à tous les niveaux, ce qui est tout à fait normal. Il y a donc d’un côté le coaching d’organisation et de l’autre l’accompagnement des joueuses, que ce soit en équipe ou individuellement. Ce que je vois au BBH, c’est un problème majeur de communication. Je ne rencontre que des gens compétents mais il y a des choses qui ne fonctionnent pas et il faut absolument régler ça sinon ce sont des investissements humains et financiers qui ne verront pas à terme les résultats escomptés. Il faut que tout le monde comprenne qu’on est sur le même bateau et tout doit concourir à faire avancer ce navire le plus vite possible. Dans l’équipe, 1+1=3, c’est l’optimisation de la performance. Il n’y a qu’une star, c’est le club.

- Tout est basé sur le volontariat de la part des personnes qui te sollicitent ?
- Oui, c’est un principe de base. On vient me voir parce qu’on a une demande et de l’énergie. On commence alors à parler et je dois le transformer en construction positive. Quand je suis en entretien individuel avec les joueuses, on est dans la bienveillance, on peut poser sur la table tout ce qu’on veut, ça reste confidentiel, complètement étanche.

- Y a-t-il cependant des domaines que tu t’interdis ?
- Même si j’ai un Master de psychologie, je n’agirai jamais dans le sens de la thérapie. Si je vois qu’il y a des choses qui se sont construites dans le passé, j’envoie alors vers un psychologue, je ne veux pas traiter ça. Mais sinon, je peux dire que tout m’intéresse parce que j’ai une approche systémique. Il y a deux grands axes de travail dans le coaching individuel : le « mieux se connaître » et le « mieux connaître le système dans lequel on est ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)